L’introduction du code-barres, il y a quarante ans, a simplifié la vie des caissières et des clients.

Le code-barre a 40 ans!

Figurant sur presque tous les produits, le code-barres fait désormais partie de notre quotidien. Et nous ne nous rendons même plus compte à quel point il a modifié le mode de gestion des flux de marchandises sur les marchés mondiaux. Ce petit pictogramme composé de 95 barres verticales fête cette année ses 40 ans d’existence.

En quelques décennies à peine, il s’est glissé partout. Le code-barres n’est rien d’autre qu’un alphabet univoque et universel, composé de lignes verticales et d’une série de numéros grâce auxquels on attribue un code à un produit ou à un objet. Il représente, en d’autres termes, une sorte de passeport pour les produits. On le trouve sur presque toutes les étiquettes et ce n’est pas pour faire joli… Son décryptage au moyen d’un lecteur spécifique (ou par la reproduction de la séquence de 8, 12 ou 13 chiffres qui figure sur la partie inférieure du code) permet de prendre connaissance d’informations définies au préalable et stockées dans les 95 barres qui le composent.

L’idée d’attribuer un numéro aux produits, dans le but de rendre plus aisée la gestion des marchandises, est née le 7 octobre 1948. Mais ce n’est qu’en 1972 que ses concepteurs ont pu effectuer les premiers tests à large échelle dans un supermarché de Cincinnati (Ohio). Malheureusement, en raison de bavures continuelles à l’impression du code, le test a été un échec. L’idée n’a cependant pas été abandonnée. Au contraire: l’impression du code a été perfectionnée afin de favoriser la lecture des données contenues dans les barrettes.

En 1973, un standard a été choisi pour l’identification du produit: le Universal Product Code, connu en Europe sous le nom de code EAN. Pour les petits produits, le numéro d’identification est composé de huit chiffres, de douze pour les produits provenant d’Amérique du Nord et de treize pour les marchandises issues du reste du monde.

Même en observant le code-barres de près, il est impossible d’apercevoir les 95 lignes, chacune d’une largeur de 0,33 mm. Il arrive qu’elles soient blanches, donc invisibles, ou groupées, si bien qu’on a l’impression qu’une barre est plus large que les autres. L’alternance entre lignes blanches et noires d’une épaisseur variable est décryptée par le lecteur optique binaire, capable de lire de droite à gauche et de gauche à droite.

Le succès de ce code réside dans le fait d’avoir développé un langage universel composé de séries de chiffres visibles et lisibles sous forme d’un code à barres. Le lecteur décode les données qui y sont inscrites. La série numérique de treize chiffres et le code-barres suivent, en effet, une structure clairement définie: les premières barres indiquent le pays auquel le code a été attribué, suivent le fabricant, le produit au sein de l’entreprise et le code de contrôle (résultat d’un algorithme multipliant les douze chiffres qui le précèdent). Les barres les plus longues séparent les différents codes. Ce numéro ainsi composé ne peut être utilisé que dans son intégralité – on ne peut pas le diviser.

Avec ce système, on peut non seulement enregistrer et analyser la totalité des mouvements des marchandises mais aussi simplifier les inventaires et la commande de produits, en rendant plus aisées et rapides toutes ces opérations. Le code-barres permet aussi d’identifier sans difficulté les produits défectueux, ceux dont la date de péremption est échue ou qui doivent être retirés du marché.
La traçabilité des articles (par exemple pour la Poste) est un autre avantage du système. Aujourd’hui, on peut suivre l’itinéraire d’un paquet sur l’ordinateur, à domicile. Grâce aux codes de la deuxième génération (codes QR, de forme carrée), il est même possible d’intégrer des adresses Internet liées directement à des pages de produits, qui peuvent contenir des informations supplémentaires.
Dans les magasins Coop, le code-barres simplifie le travail des caissières: parmi les informations contenues dans les lignes verticales, il y a aussi le prix. En outre, le système Passabene a été introduit dans certains magasins Coop; le client scanne le code-barres figurant sur les articles qu’il dépose dans son caddie au moyen d’un lecteur optique ou d’un smartphone (dans ce cas, il faut d’abord télécharger l’application). A la caisse, il ne lui reste qu’à payer ses achats. Autre avantage: le client connaît immédiatement le montant total de ses achats.

Il est aussi possible d’obtenir des informations supplémentaires sur les produits Coop, en introduisant le code dans le lecteur des superbox.

GS1 Suisse: attribution des identifications de codes-barres

GS1 Suisse est une association professionnelle pour la création de valeurs durables qui regroupe environ 5000 entreprises suisses et liechtensteinoises. Elle est chargée de l’attribution des identifications des codes-barres. La GS1 est l’organe international qui coordonne la diffusion ainsi que le développement d’un système pour l’élaboration automatique des données du standard GS1, c’est-à-dire des codes-barres. Ce dernier est le système d’identification des marchandises le plus répandu dans le monde; il permet en outre de garantir la traçabilité des produits, de simplifier et d’accélérer les processus opérationnels des entreprises membres. GS1 Suisse est l’une des 111 organisations nationales qui regroupent ensemble plus de 1,5 million d’entreprises de presque 150 pays.

www.gs1.ch

«On n’a presque plus besoin de papier»

Le code-barres a de nombreux avantages. Responsable de la Direction Logistique et membre de la Direction de Coop, Leo Ebneter nous en parle.

Coopération. Le code-barres a 40 ans. Quel a été le rôle de Coop?
Coop a été la cofondatrice de la EAN (European Article Number) Organisation en Suisse et en a aussi assumé la présidence durant plusieurs années.

Pourquoi Coop n’a-t-elle introduit le code-barres que plus tard?
Au début, il a d’abord fallu promouvoir le code EAN et s’assurer qu’il était apposé sur les produits. Or c’était là une opération nécessaire sur tous les plans pour pouvoir finalement scanner tous les articles à la caisse. Cela a aussi coïncidé avec la naissance d’un processus de gestion des marchandises très complet chez Coop.

Quels sont les avantages de ce système pour Coop?
Aujourd’hui, Coop travaille de A à Z sur le flux des marchandises, soit presque sans papier – de la commande auprès du fournisseur à la caisse du point de vente. Paradoxalement, le premier papier imprimé dans ce processus est le ticket de caisse.

Quels sont les avantages de ce système pour les consommateurs?
Notre travail a gagné en rapidité, sûreté et efficacité. Cela a eu notamment pour effet de diminuer les coûts généraux. Et ces économies ont pu être répercutées sur les consommateurs sous la forme de baisses de prix.

Quel sera le prochain développement du code-barres?
Il contiendra à l’avenir encore plus d’informations et créera ainsi plus de transparence pour les consommateurs.

«Passabene»: le système d'achat par scan des codes-barres

Explications concernant le système Passabene

Télécharger l'App Passabene sur iTunes
 

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Photo:
Heiner H. Schmitt /JONA PIXEL MANTOVAN/Coop passabene/GN/sp/GS1/WIKIPEDIA/United States Patent and Trademark Office / Texte: Mirko Stoppa
Publication:
lundi 03.06.2013, 15:20 heure

Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?