Connaître et aider les animaux de Suisse

Les scientifiques affirment que la biodiversité continue à reculer. La grande inconnue demeure l’ampleur du phénomène.

Nos besoins en bâtiments et en routes ne cessent de croître. Au cours des 25 dernières années, un m2 au sol a été construit chaque 1,5 seconde. Qu’en est-il de la nature? Coop et le WWF se sont associés pour concevoir un album plein d’informations sur la faune et la flore de Suisse. Andy Wyss, biologiste au WWF, a participé à sa création.

Comment se portent la faune et la flore en Suisse?
La biodiversité n’a eu de cesse de décliner ces dernières années et cette tendance se poursuit. Des menaces pèsent sur de précieux habitats naturels. Des populations d’espèces rares continuent à baisser et certaines d’entre elles ne seront guère en mesure de survivre sur le long terme. Si l’on tente d’enrayer la situation, le succès n’est pour l’heure pas au rendez-vous. Environ un tiers des espèces connues en Suisse sont encore menacées. En 2012, la Suisse a élaboré à cette fin une stratégie relative à la biodiversité, laquelle définit les principales étapes à suivre d’ici à 2020.

Pourquoi ces difficultés?
Peu nombreuses sont les espèces dont la population a complètement disparu au cours des dernières années, mais les espèces rares se font désormais encore plus rares et lorsqu’elles n’en viennent pas à s’éteindre totalement, elles sont tributaires de notre aide. Le recul des espaces naturels dû à l’urbanisation croissante, à l’exploitation intensive du paysage et aux conséquences à venir du réchauffement climatique en est la principale cause. Et on n’observe pas le même recul des espèces partout, les plus fortes baisses sont aujourd’hui constatées dans les zones humides, les prairies sèches et les cours d’eau. À l’inverse, certaines espèces telles que la loutre ou le loup font leur retour.

Le recul des espèces rares a-t-il pu être enrayé?
Ce phénomène peut s’observer au niveau des espèces bien étudiées. Mais il faut l’endiguer complètement pour que des populations capables de survivre puissent se former de nouveau. Dans bon nombre de cas, on ne connaît ni l’étendue de la présence de ces espèces ni les menaces éventuelles qui pèsent sur elles. Le déterminer nécessiterait de mener des enquêtes longues et coûteuses. S’il est relativement aisé de recueillir des fonds pour les oiseaux ou les animaux pouvant être chassés, pour un grand nombre d’espèces, les ressources manquent. C’est par exemple difficile pour les insectes ou les petits mammifères comme les souris, les chauves-souris ou les loirs.

Quelle est la principale raison du recul de la diversité des espèces?
En tant que biologistes, nous parlons plutôt du recul de la biodiversité. Le phénomène ne concerne pas uniquement les différentes espèces mais également la diversité génétique et les différents types d’habitats. L’être humain est à l’origine de la plupart des causes de ce déclin, mais il peut aussi exercer une influence positive sur la biodiversité. Suite à l’aménagement du paysage et à son défrichement, des animaux et des plantes ont trouvé un milieu favorable et s’y sont installés. Depuis peu, l’urbanisation et l’agriculture intensive font régresser la biodiversité: des routes divisent des habitats et l’exploitation forestière a changé. Nous marquons quotidiennement la nature de notre empreinte.

Les médias parlent beaucoup des ours et des loups. Sont-ils si importants?
Oui. Les grands prédateurs assument une fonction importante au sein de l’écosystème global. Les populations de gibier profitent de leur influence positive sur leur santé puisqu’ils s’attaquent principalement aux animaux malades ou vieillissants. En outre, plus craintif, le gibier se déplace davantage et dégrade moins la jeune forêt.

Quelles sont les espèces menacées?
La Suisse a établi des listes rouges qui répertorient les espèces animales et végétales menacées. Le milan royal est un exemple singulier, la Suisse étant le seul pays dans lequel on le rencontre assez fréquemment. Peu présent hors des frontières helvétiques, on considère qu’il faut le protéger en particulier. Pour certains insectes et arachnides, l’interrogation règne quant à l’étendue de leur présence. L’extinction d’une espèce d’acariens se produit dans l’indifférence générale. Même nous, spécialistes, pourrions ne pas le remarquer, ne disposant pas d’informations suffisantes.

Que peut faire chacun de nous?
Il est important de se pencher sur la manière dont nous intégrons la faune et la flore dans notre espace et notre quotidien. Celui qui laisse pousser des orties dans son jardin en vue de permettre à certaines espèces de papillons d’y déposer leurs œufs ou qui laisse pousser des plantes sauvages utiles aux oiseaux ou aux insectes favorise la biodiversité.

Plus on laisse son jardin à l’état sauvage, meilleur est l’impact sur les petits êtres vivants?
Disons que oui. La valeur d’une pelouse parsemée de fleurs est assurément plus élevée que celle d’un gazon vert bien tondu, lequel offre tout au plus un refuge à un ver de terre. On peut également suspendre un nichoir pour les espèces qui privilégient les cavités d’arbres lors de l’incubation. Il s’agit simplement de proposer un habitat aux animaux. Avec la création de surfaces de promotion de la biodiversité, l’agriculture aménage aujourd’hui, pour certaines espèces, des espaces privilégiés à plus grande échelle.

Grâce à la collection de cartes proposée par Coop, petits et grands découvrent la nature et font connaissance avec des animaux et de la végétation de Suisse. L’idée est de s’intéresser à des espaces de vie situés tout près de chez soi. Il y a 128 cartes à collectionner et à échanger. Informatives et enrichies de jeux, on peut les classer dans un album. C’est le dernier moment d’en profiter! 

Comment obtenir des cartes à collectionner?

Un paquet de trois cartes est distribué par tranche d’achat de 20 francs dans les supermarchés Coop, sur Coop@home, dans les restaurants Coop, chez Coop brico + loisirs et Coop City. On peut aussi en acheter dans les grands supermarchés Coop et chez Coop City: 50 ct. le paquet de trois cartes. L’album est disponible dans tous les points de vente au prix de 3 fr. 90; 1 franc est reversé au WWF.


Une ultime bourse d’échange officielle aura lieu le mercredi 
27 mai. Lien et infos sur le site indiqué ci-dessous. Plus d’infos ici!

Echanger des cartes et jouer

Le succès phénoménal de cette campagne nous réjouit, mais les demandes dépassent largement nos possibilités et nous sommes, malheureusement au regret de vous annoncer qu'il n'y a plus aucun album à disposition.
 
Nous sommes désolés de ne pouvoir honorer votre demande et vous remercions pour votre compréhension.

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Texte: Thomas Compagno
Photo:
Raja Läubli
Publication:
vendredi 10.04.2015, 13:44 heure



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