Pour Joos Sutter, la fraîcheur des 
produits est une des forces de Coop.

Coop est une partie du quotidien et de la culture suisses

Joos Sutter. Le patron de Coop fait le point, à la veille de 2015, sur son rôle de chef, les enjeux du commerce de détail, le défi de la formation, la famille 
et l’importance de la Suisse romande.

Coop place 2015 sous le signe de la famille. Concrètement, que cela signifie-t-il pour le client?
Nous voulons leur offrir encore plus de prestations. Aujourd’hui déjà, les familles représentent une part importante de notre clientèle. Notre club Hello Family compte ainsi plus de 400 000 familles. Grâce à Hello Family, nous pouvons adapter nos offres et notre assortiment en fonction de leurs besoins. Nous voulons qu’elles se sentent bien chez nous. La nouvelle formule de Coopération va également dans ce sens, avec une priorité sur les thématiques familiales du quotidien.

Et pour les clients sans famille, quelles sont les forces de Coop?
Notre concept a toujours été d’offrir à tous, des plus jeunes aux plus âgés, des célibataires aux familles nombreuses, la plus grande liberté de choix possible. Personne ne propose autant d’articles de marque que nous, nous avons également nos propres marques, le bio ou encore Prix Garantie. Le choix est tout simplement énorme. Rien que dans les supermarchés, nous proposons quelque 30 000 articles! Au niveau des prix, cela va du discount au standing, avec la ligne Fine Food. Et pour les personnes âgées, nous proposons par exemple les emballages «Easy to Open» (ndlr: facile à ouvrir).

Cette variété de choix est sans aucun doute un argument pour Coop, mais cela suffit-il?
Non, mais nous proposons davantage encore. Avec 837 supermarchés, nous avons le réseau le plus dense du pays et une proximité unique. Nous attachons donc beaucoup d’importance aux petits magasins dans les lieux reculés ou dans les quartiers. Nous sommes pionniers dans le développement durable; nous créons des standards de référence dans la branche; nous travaillons avec des partenaires crédibles comme Bio Suisse et surtout, nous sommes depuis 150 ans une coopérative de consommateurs. Cela signifie que le client est au centre de nos préoccupations. Nous sommes donc une partie de la culture suisse. Tout le monde nous connaît et a un avis sur nous.

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Tout le monde connaît Coop 
et a un avis 
sur nous»

Coop investit beaucoup en ce moment. Quels sont les plus gros projets?
Nous avons quatre très gros projets, tous synonymes de création de places de travail. Tout d’abord l’extension de notre silo à grain, chez Swissmill à Zurich, qui augmentera nos capacités de productions céréalières. Ensuite Pratteln (BL), qui accueillera notamment la production de nos chocolats Halba et la mise en bouteille de nos vins. Le laboratoire de contrôle qualité le plus moderne du pays s’y trouvera aussi. Il y a Schafisheim (AG), le plus gros chantier privé de Suisse, qui comprendra notre centre logistique et nos boulangeries. Enfin, nous construisons un centre logistique pour le commerce en ligne à Jegenstorf (BE).

Et plus spécifiquement pour la Suisse romande, quel projet marquant retenez-vous?
Sans aucun doute la nouvelle centrale de distribution Coop@home de Bussigny (VD). Grâce à elle, toute commande passée avant 13 h 30 est livrée à domicile le jour même. Nous y proposons 13 000 articles dont 500 produits régionaux romands. C’est un enrichissement considérable de notre offre en ligne pour la région.

Le commerce en ligne est-il le plus gros défi de la branche?
C’est un domaine passionnant et porteur. Dans le secteur non alimentaire, les ventes en ligne vont se développer fortement et créer de nouveaux modèles d’affaires. Nous développons nos activités en ligne dans tous les secteurs.

Parallèlement aux nouvelles technologies, quelle est l’importance du développement durable et du bio?
Le développement durable fait partie de l’ADN de Coop et de notre culture d’entreprise. Le potentiel dans ce domaine est énorme et nous avons pour 2015 des projets d’envergure.
L’année passée, nous avons réalisé plus d’un milliard de chiffre d’affaires avec le bio. Une première. Cette année, la demande pour nos produits Naturaplan a légèrement augmenté. C’est une performance remarquable. En 2013, lors du jubilé de Naturaplan, nous avons beaucoup investi dans la communication sur le bio et sur de nouveaux produits. Et malgré ce niveau déjà très élevé, nous sommes parvenus à croître encore en 2014 avec le bio. Cela montre à quel point notre ligne Naturaplan et les nouveaux produits bio sont appréciés. Parallèlement, les spécialités régionales ont également connu une forte hausse de la demande.

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Le développement durable est 
dans l’ADN de Coop»

Vous pensez au label «Ma région»?
Oui, avec «Ma région», nous avons créé une ligne de plus de 2200 articles de proximité qui valorise les spécialités régionales de toute la Suisse. Lorsqu’en magasin vous achetez l’une d’elles, vous avez la certitude qu’elle a été produite dans votre région.

Quel potentiel de croissance voyez-vous en Suisse romande?
En 2014, la Suisse romande est à nouveau la région qui a connu la plus forte croissance, y compris pour les produits bio. Les Romands se sont mis plus tard à la consommation bio mais maintenant elle croît plus fortement qu’ailleurs. Je pense que en ce qui concerne les produits régionaux, nous avons en Suisse romande encore une bonne marge de progression. Rien qu’en 2014, nous y avons introduit 120 nouveaux produits régionaux.

Quel trend vous paraît le plus important, la proximité, la régionalité ou le bio?
Il n’y en a pas qui est plus important que l’autre, les trois se complètent. Nous sommes un supermarché. Chacun doit trouver chez nous ce qu’il cherche et ce qui lui convient. Chaque client a des attentes et des besoins spécifiques. Le développement durable, la régionalité, mais aussi le «convenience» (ndlr: les plats précuisinés) et le commerce en ligne sont des tendances. Les prix vont également jouer un rôle toujours plus important. C’est une des raisons pour lesquelles nous investissons beaucoup dans la logistique et la distribution, afin de pouvoir maintenir des prix concurrentiels.

La réputation des plats préparés est nettement meilleure que dans le passé…
Oui, parce qu’ils sont de qualité nettement meilleure qu’avant! Les exigences des clients ont augmenté, y compris pour les sandwichs! La fraîcheur joue ici un rôle central.

Le marché du commerce de détail est difficile et très concurrentiel. Vous dirigez quelque 74 000 collaborateurs, est-ce une charge ou un défi?
Je suis bien entendu conscient des responsabilités qui sont les miennes vis-à-vis des collaborateurs. Mon but est de diriger Coop de manière à ce que le groupe représente une sécurité pour l’avenir de tout le monde. Mais je ne suis pas tout seul. Nous sommes un team, avec des collaborateurs motivés, qui m’aident à porter cette responsabilité. Ce travail d’équipe est fascinant et me procure une satisfaction immense. Diriger une entreprise aussi grande est possible uniquement si chacun prend ses responsabilités. Je dois donc déléguer, écouter, faire confiance, et ceci à tous les niveaux, jusqu’aux apprentis.

À propos d’apprentis, Coop en forme plus de 3300 par an. Quels sont les avantages d’un apprentissage chez Coop?
Nous proposons une excellente formation avec un encadrement performant. En outre, le commerce de détail est un domaine très varié. Nous formons des apprentis dans des professions allant des employés de commerce aux spécialistes des technologies viticoles. Un jeune peut apprendre chez nous plus de vingt professions. Enfin, plus des deux tiers des postes de cadres sont repourvus à l’interne, ce qui signifie qu’un apprenti a de réelles possibilités de prendre des responsabilités et de faire carrière chez nous.

De plus en plus d’universitaires s’intéressent au commerce de détail, une bonne nouvelle pour vous?
Oui, c’est une bonne nouvelle, bien sûr. Nous avons lancé cette année un «Trainee Programm» (ndlr: programme de recrutement de jeunes talents) et nous trouvons effectivement sans problème des universitaires ou des diplômés de hautes écoles. Le commerce de détail propose un environnement unique et dynamique, proche des clients et des produits, où les possibilités de prendre des initiatives sont nombreuses pour les jeunes.

Coop en Suisse romande: 
les chiffres-clés

– 440 points de vente, dont 182 supermarchés (parmi ceux-ci 112 de proximité à moins de 1000 m2) et 258 enseignes du groupe Coop (Interdiscount, Fust, Brico + Loisirs, etc.)
– Quatre nouvelles constructions de magasins, à Versoix (GE), Vésenaz (GE), Gland (VD) et Prilly (VD). Trois moder-nisations réalisées en 2014 et huit prévues pour l’année 2015
– 9945 collaborateurs
– 140 millions de francs d’investissements prévus en 2015

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Texte: Thierry Délèze, Christian Degen, Daniele Pini

Photo:
Heiner H. Schmitt
Publication:
dimanche 28.12.2014, 23:30 heure



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