Le chef de Coop Joos Sutter a présenté aux délégués de la coopérative, réunis à Pratteln (BL),
les nombreuses réalisations du groupe.

Coop investit et mise sur l’innovation

Assemblée des délégués Coop est sur la bonne voie et multiplie les projets. Avec ses produits et ses collaborateurs.

Quand les délégués de la coopé­rative du groupe Coop se rencontrent en automne, il y a toujours des attentes dans l’air: quid des choses entreprises cette année? Et lors de la 35e Assemblée des délégués, vendredi dernier, il flottait aussi un peu de senteur de chocolat dans l’air: nous nous étions retrouvés dans la nouvelle centrale de production et de distribution à Pratteln (BL) inaugurée la veille (lire l'article). Un lieu qui revêt une importance particulière pour Coop, tel que l’a expliqué le président du Conseil d’administration Hansueli Loosli dans son allocution de bienvenue: c’est ici qu’il y a 110 ans a été construit le premier entrepôt. Depuis lors, Coop a toujours investi dans l’agrandissement du site.

Projets couronnés de succès en 2017

Aujourd’hui, Coop est active bien au-delà des frontières nationales, ce qui a permis à Hansueli Loosli d’informer l’assemblée de la bonne marche des affaires et de l’expansion en cours des groupes Bell Food et Transgourmet.
Manifestement réjoui, le chef de Coop Joos Sutter a parlé des domaines dans lesquels l’entreprise progresse sur le marché suisse. Elle a gagné des parts de marché dans le secteur des produits frais, surtout des «convenience» qui satisfont le désir des clients en termes d’alimentation plus rapide et néanmoins équilibrée et de qualité. À cela s’ajoutent des innovations telles que la ligne végétalienne Karma ou l’alimentation à base d’insectes; deux thèmes qui ont été largement repris dans les médias. Grison, Joos Sutter a présenté avec fierté le succès de la ligne Pro Montagna qui soutient les régions de montagne et fête cette année déjà ses 10 ans.

Nouvelles idées

Le commerce en ligne a été fortement étoffé cette année. Chez Coop@home les clients ont désormais la possibilité de commander du fromage, de la viande ou du poisson – débités selon leur désir – sur leur propre comptoir en ligne, comme au magasin. Dans le domaine de l’électronique domestique, c’est surtout Microspot qui a donné une forte impulsion à la croissance constante des shops en ligne. Les délégués peuvent aussi attendre des impulsions innovantes de la nouvelle CCT, comme l’a montré Nadine Gembler, cheffe du personnel. Afin de promouvoir davantage la vie de famille, les conditions d’engagement en matière de congé parental ainsi que le soutien à la garde d’enfant à l’extérieur ont été sensiblement améliorés au 1er janvier 2018.

«Nous devons être meilleurs que les autres»

Hansueli Loosli, président du Conseil d’administration de Coop, est optimiste pour l’avenir – ce qu’il exprime lors de son entretien avec Silvan Grütter, rédacteur en chef de «Coopzeitung» (photo plus bas).

Nous vous rencontrons à l’aéroport, en route vers l’Europe de l’Est – quel rôle l’étranger joue-t-il pour Coop?
Un rôle important. Le groupe Coop réalise 30% de son chiffre d’affaires à l’étranger. À cela s’ajoutent nos propres exportations, par exemple celles des chocolats Halba qui rencontrent un joli succès aux États-Unis. Le marché suisse se rétrécit depuis deux ou trois ans; la décision de développer d’autres secteurs clés avec le commerce en gros et la production en plus du commerce de détail était donc la bonne.

Sur les six premiers mois de l’année, quelles ont été les étapes importantes pour Coop?
L’important est de continuer à nous développer sainement, et c’est ce que nous faisons. En Suisse nous gagnons des parts de marché; à l’étranger nous croissons et, aujourd’hui, le cours de nouveau plus élevé de l’euro nous aide aussi. De plus, je ne crois pas que le tourisme d’achat continuera de croître dans la même proportion que jusqu’ici. Car, en fin de compte, traverser la frontière pour aller faire des achats implique aussi un certain nombre de contraintes.

Comment Coop veut-elle encore croître?
Nous devons être meilleurs que tous les autres; nos clients seront alors satisfaits de nous. Quand j’examine nos chiffres et les enquêtes effectuées auprès de nos clients, je constate que ce que nous faisons est apparemment assez juste.

Où voyez-vous encore du potentiel?
Dans le développement durable. C’est notre capital le plus important. Dans ce domaine, il n’en va pas que des prix. Les clients veulent savoir d’où provient un produit.

Quelle est l’importance de la notion de coopérative de nos jours?
Énorme! Nous avons plus de 2,5 millions de membres et enregistrons plus de 1,3 million de clients par jour qui nous évaluent quotidiennement sous cette perspective. C’est chouette. Les coopérateurs ont une autre approche de l’entreprise que des actionnaires anonymes. Nous devons, certes, gagner de l’argent mais nous ne subissons pas la même pression qu’une société anonyme. Les actionnaires veulent avant tout toucher des dividendes – nos membres veulent de bons produits à des prix avantageux.

Que représente le commerce en ligne pour Coop?
Une grande opportunité! Nous jouissons d’une grande crédibilité dans notre pays, c’est notre capital. À cela s’ajoute le fait que du point de vue logistique, personne n’est plus proche des clients que nous. Nous sommes quotidiennement actifs dans toute la Suisse. Par rapport aux concurrents globaux, nous avons là un énorme avantage dont nous devons tirer profit.

Craignez-vous la numérisation?
Absolument pas. L’important est que nous croissions sainement et raisonnablement sans prendre des décisions à la hâte. Nous devons être courageux mais pas téméraires.

Comment va-t-on ressentir la numérisation dans les succursales?
Vous pouvez le constater au système de passage en caisse automatisé: les clients l’apprécient et l’utilisent de plus en plus.
Je me souviens du temps où il y avait encore des pompistes aux stations d’essence – aujourd’hui, les clients font cela eux-mêmes et économisent du temps. C’est devenu quelque chose de naturel. Le temps revêt désormais une autre importance qu’il y a encore quelques années.

Dans quelle direction le comportement d’achat va-t-il évoluer?
Il existe une très nette tendance en direction de la santé et de la durabilité. Les clients veulent savoir d’où et si possible
de qui proviennent leurs produits. S’ils peuvent en plus acheter des produits de la région, aussi en ligne, c’est un grand plus.

Qu’est-ce qui vous importe personnellement le plus chez Coop?
Les collaborateurs. Ils font toute la différence. Un robot ne pourra jamais remplacer un être humain. Le boucher qui perçoit en quelques secondes ce que ses clients veulent: cela, une machine ne le pourra jamais. Une croissance saine est également quelque chose d’important. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons maintenir et même accroître le nombre de places de travail. Il s’agit de saisir les opportunités.

Les premiers produits aux insectes ont été introduits dans l’assortiment de Coop – les avez-vous déjà essayés?
Tout était malheureusement déjà vendu! Mais je vais assurément le faire.

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texte:
Martin Winkel, Silvan Grütter
Photo:
Heiner H. Schmitt, Christoph Kaminski
Publication:
lundi 30.10.2017, 13:18 heure



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