Nourrir les oiseaux oui, mais sans les rendre dépendants.

Coup de pouce aux oiseaux mais pas plus!

Les bons gestes en hiver Quand il neige, on peut nourrir les oiseaux, mais surtout les abreuver, les protéger des chats et leur construire des nichoirs.

Le Jurassien Sébastien Québatte, soigneur animalier, le dit sans ambages: «L’hiver, les oiseaux vivent très bien sans les hommes!» Un peu carré sans doute pour les âmes sensibles, auxquelles il faut rappeler que les ailés se régulaient grâce à Dame Nature, laquelle est juste et cruelle. Mais nous avons débarqué, empiété sur leur territoire et aujourd’hui nous pleurnichons sur leur sort. Essayons d’y voir clair: tant que la neige n’enrobe pas le décor, il est inutile de les nourrir. Ils risquent de devenir dépendants.
Quand la neige apporte son manteau et son silence, leur donner un coup de pouce est un acte d’humanité. Oui, mais… N’en faites pas trop. «Leur donner à manger, oui, mais à dose homéopathique», souligne le Jurassien. Et pas de pain: trop salé et mauvaise graisse pour eux. Veiller surtout à les protéger des chats. Ceux-ci ont vite compris que les maisonnettes aux ailés sont leur propre garde-manger!

De l’eau tiède

Le mieux est d’installer une mangeoire en hauteur, sur un piquet solide protégé par des bouteilles de PET qui empêchent les félins de grimper. «La mangeoire doit être propre, très propre. Car ils risquent très vite une gastro si l’hygiène laisse à désirer.»
Le grand problème de l’hiver avec neige, c’est l’eau. «Beaucoup d’oiseaux meurent de déshydratation. Il est conseillé de leur donner à boire de l’eau tiède, changée matin et soir.»
Les hommes ont tant sabré dans les forêts sous prétexte de santé de celle-ci que leur milieu naturel s’est appauvri en arbres creux qui leur servent d’abri.
«Il serait souhaitable que nous leur offrions des nichoirs, à construire soi-même ou avec les enfants, c’est un bricolage écolo qui leur plaît.» Ce qui exige ensuite que le nichoir soit nettoyé, sauf quand les petits sont éclos. À ce moment-là, on ne les dérange sous aucun prétexte. Une friandise pour nos chanteurs dans la nature? Des graines de tournesol mêlées à de la graisse de bœuf: les mésanges en sont folles!

La chance tourne

Viktor est mon nom d’artiste. Je joue de dix instruments, je jongle, j’amuse les foules sur le pavé des villes. Pour compléter mon maigre salaire, je suis un voleur de génie: si transparent que nul ne me repère, jusqu’à ce maudit jour, chez Louise, une originale qui garde son fric dans des vases dispersés dans le salon de son manoir. On m’avait dit vrai: pièces d’or, bijoux, grosses coupures soigneusement attachées. Je suis entré par la cave un jeudi soir, quand la vieille va au cinéma. Elle a une chienne adorable que j’ai séduite avec un morceau de viande. J’ai rempli mon sac à dos et m’apprêtais à partir, câlin à la bestiole, quand celle-ci m’a montré les crocs. Je vous passe les détails, elle m’a bien eu, la garce. Gentille certes, mais impossible de passer la porte. Quand j’ai insisté, elle a failli m’arracher un bras. Au retour de Louise, elle a poussé un gémissement, leur code secret: dix minutes plus tard, les flics débarquaient.

Une question animalière?

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Keystone
Publication:
lundi 12.01.2015, 10:00 heure



Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?