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Un des points de vue les plus impressionnants à Wengeralp/Girmschbiel, sur la droite, l’Eiger (3970 m), le Mönch (4107 m) et la Jungfrau (4158 m). Sur la gauche: le Lauberhorn.

Au portillon de départ à 2315 mètre d'altitude sur l'épaule du Lauberhorn.


A droite: le Lauberhorn et la fameuse "Tête de chien" (entre les deux barres rocheuses) avant le grand virage du Canadian Corner.

Le show de la Patrouille suisse, avant la descente du samedi.


Wengen, la nuit venue.

Courses de ski devant trois géants

Lauberhorn Nous avons descendu la plus longue piste de la Coupe du monde avec le directeur des courses. Impressions.

La descente du Lauberhorn (BE)? C’est tout simplement la plus ancienne (depuis 1930) et la plus longue (4455 m) du circuit de la Coupe du monde. Alors que le staff, les militaires et civilistes s’affairent à la préparation de la piste, me voici dans le portillon de départ sur l’épaule du Lauberhorn à 2315 m d’altitude (voir la webcam). En face, l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau peinent à se dévoiler par ce jour blanc et brumeux. Robert Lehmann, le directeur des courses, me rejoint tout sourire. «Alors prêt?» J’enfourche mon snowboard, lui me guide sur ses skis. C’est parti pour un tracé où l’adrénaline rencontre l’histoire.

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La neige fraîche tombée le week-end du Nouvel-An n’a pas encore été damée. Nous évoluons le plus souvent dans la poudre, jamais à l’abri d’une sympathique plaque de glace. Après le premier virage imposant, nous stoppons au Russisprung. «En fait, il n’y a pas de saut ici, mais Bernhard Russi en avait construit un pour une émission de télé dans les années 1980.»
Le nom est resté, le saut a disparu. Après la ligne droite du Traversenschuss, nous plongeons dans l’histoire du ski alpin au lieu-dit du AK-Start. Une référence aux premiers super-combinés. Un mélange étonnant entre la région d’Arlberg en Autriche et la ville de Kandahar en Afghanistan (occupée par les Britanniques au début du XXe siècle). Un intermède bienvenu avant le saut vertigineux de la «tête de chien». Nous contournons évidemment la chose pour mieux observer l’envolée que prendront les coureurs. «Ils ont une vitesse d’environ 70 km/h et sautent sur près de 45 m de longueur!»

Un petit coup de fendant

Des super-héros, oui. Nous nous engageons sur l’Alpweg et atteignons le S de Bruno Kernen, où le Bernois avait chuté spectaculairement en 1997. Vient l’étroit tunnel de la Wasserstation qui passe sous les voies du train à crémaillère du Wengeralp. «Aujourd’hui, un tel passage n’aurait jamais été autorisé sur les courses plus jeunes», lance le natif de Wengen. Nous glissons sur l’une des parties les plus agréables de la course. Le Langentrejen, qui précède le tronçon le plus rapide, le Hanneggschuss. Nous nous faufilons sous la barrière de sécurité de la piste barrée. «Ici les athlètes peuvent atteindre 160 km/h!» Un record sur une course de Coupe du monde. C’est ici que se terminera la descente de 2016. «Nous avons dû la raccourcir de 800 m en raison de la chaleur et du manque de neige.» La sécurité des coureurs reste une des priorités des organisateurs.
Dans l’aire d’arrivée d’Innerwengen, Robert Lehmann slalome dans ses souvenirs de course les plus marquants… Les victoires de Roland Collombin (1974), Peter Müller (1980), Bruno Kernen (2003) et Beat Feuz (2012). «Selon moi, la plus grande fête a eu lieu après la victoire  de Roland Collombin. Beaucoup de vin a été bu. À l’époque, la concurrence entre Bernhard Russi, Collombin et les Autrichiens était énorme. La légende raconte que Collombin aurait bu un coup de fendant avant d’entrer dans le portillon de départ!» Vous dites?

«

On se laisse porter par la grandeur du panorama»

Robert Lehmann, 55 ans, directeur des courses du Lauberhorn

Coup d’œil sur le programme

L’Oberland bernois en fête

Les 86es courses du Lauberhorn allient sport d’élite, spectacle et fête.

Jeudi 14 janvier. Ouverture officielle à 17 h 45.
Vendredi 15 janvier. Super-combiné: descente à 10 h 30, slalom à 14 h.
Samedi 16 janvier. Vol de la Patrouille suisse à 11 h 40. Descente à 12 h 30.
Dimanche 17 janvier. Slalom à 10 h 30 (1re manche) et 13 h 30 (2e manche).
Coop est l’un des sponsors principaux des courses du Lauberhorn depuis plus de dix ans. Elle s’occupe entre autres de distribuer des lunettes de soleil aux spectateurs et met à disposition des organisateurs la nourriture pour les quelque 1000 bénévoles.

www.lauberhorn.ch
Alain Wey

Rédacteur

Photo:
Prisma, Alain Wey
Publication:
lundi 11.01.2016, 14:05 heure