Craquante, cette paire-là

Wienerli Il suffit parfois d’un rien pour rendre petits et grands enfants heureux: ces délicieuses saucisses sont la solution pour les parents stressés.

Bien en chair

Traditionnellement, l’enveloppe des saucisses de Vienne est constituée de la partie la plus fine des intestins ou boyaux de mouton. De nos jours, ce sont néanmoins le plus souvent des boyaux synthétiques qui sont utilisés.

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Que de noms

Appelée «wienerli» en Suisse, la saucisse de Vienne ou viennoise est connue sous de nombreux noms (saucisse de Francfort, «Thurner-Würstl» ou encore «Krenwürstchen»), qui varient en fonction des régions.

Bonne à tout faire

Préparée en goulasch, en hot-dog, en friand ou ajoutée à une soupe, la saucisse de Vienne constitue l’arme absolue de la cuisine familiale, qui saura satisfaire au quotidien les gourmands de tous âges.

À Vienne

À Vienne, le stand de saucisses «Bitzinger» (Albertinaplatz et Grande Roue) est réputé le meilleur de la ville. Il propose des «Bosna», des hot-dogs, des «Käsekrainer», de nombreux accompagnements typiques ainsi que de la bière, du vin et du champagne.

Festin de rois

Le compositeur Johann Strauss et l’empereur autrichien François Ier auraient également été de grands amateurs de saucisses de Vienne.

Le chien chaud

L’experte

Sylvia Gabet, auteure et journaliste

Sylvia Gabet, auteure et journaliste
Sylvia Gabet, auteure et journaliste

À l’origine, la saucisse de Vienne est une saucisse de Francfort, qu’un boucher allemand établi à Vienne eut l’idée de fabriquer avec de la viande de bœuf, et pas de porc, pour sa clientèle juive. Le «wiener» a traversé l’Atlantique et a conquis les palais américains sous la forme du hot-dog, avec bœuf et porc, lorsqu’un boucher du quartier allemand de New York en eut marre de prêter un gant à ses clients pour qu’ils dégustent ses saucisses sans se brûler… et qu’ils ne lui rendent pas le précieux accessoire. Son beau-frère, boulanger de son état, lui proposa de lui fabriquer des petits pains ronds pour remplacer ses gants si tentants. Et le «chien chaud» était né. Si ces deux-là avaient breveté leur invention, nul doute qu’on les appellerait encore aujourd’hui Rockefeller. Notre «wienerli» est leur descendant: une saucisse fumée à chaud, composée de viande de bœuf, de veau et de porc, et assaisonnée notamment d’oignon, de paprika, de muscade et de cumin. Très facile à préparer, il suffit de le réchauffer dans de l’eau frémissante, un trait de moutarde par-dessus, ou bien de ketchup et… un morceau de pain pour se protéger les mains.

Anne-Marie Cuttat

Rédactrice

Photo:
Heiner H. Schmitt
Publication:
lundi 28.09.2015, 12:30 heure

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