De quoi fondre de bonheur

Produit de l’été Alors qu’hommes et troupeaux redescendent des alpages, voici venu le temps de goûter aux fromages fabriqués durant la belle saison. Vite, sortons la raclonette!

Succès

La raclette a connu au cours des cinquante dernières années un tel succès dans notre pays, qu’elle appartient désormais au patrimoine culinaire national.

Religieuses

Grillées et croustillantes, elles sont appréciées de la plupart des amateurs de raclette. L’origine de leur nom reste toutefois difficile à définir.

Raclonette

Alors que la raclette consiste à présenter une demi-meule de fromage à une source de chaleur, la raclonette ne nécessite pas de racleur attitré. À chacun de préparer ses poêlons.

Au masculin

En Valais, la coutume est que le raclage soit une affaire d’hommes. Elle est encore très respectée dans les vallées latérales.

Garnitures

Pour accompagner son morceau de fromage fondu, chaque convive a ses préférences. Cornichons, oignons et champignons au vinaigre pour les uns, viande séchée ou tomates cerises pour les autres. Et pommes de terre pour tout le monde.

Exposition

En 1909, la raclette est présentée comme «mets national valaisan» à l’Exposition cantonale de Sion. Elle franchit alors les frontières cantonales.

Un brin d’audace

L’experte

Sylvia Gabet, auteure et journaliste

Sylvia Gabet, auteure et journaliste
Sylvia Gabet, auteure et journaliste

On ne fait pas si souvent ce geste de racler la surface de l’aliment pour se servir! Mais en Suisse, c’est un geste ancestral que nous reproduisons de génération en génération depuis… Guillaume Tell! Si si, des écrits conservés dans les couvents d’Obwald et de Nidwald l’attestent: depuis 1291, nous raclons!
Pour alléger la traditionnelle raclette aux pommes de terre, je préconise de racler le fromage fondu sur… de la pomme! Guillaume Tell, la pomme, jusque-là, vous conviendrez que ça va bien ensemble! Alors poussons le bouchon un peu plus loin: raclette sur tranches de poire, sur grains de raisin, sur quarts de figue, ça va bien aussi; et pour peu que l’on ait à l’avance décortiqué quelques noix, on reste dans le beau mariage de produits de saison simples et ancestraux. Une belle salade – pommée, pour continuer à rendre hommage à l’archer émérite – et, puisqu’on parle de bouchon, un joli flacon de vin blanc sec pour faire couler le tout, avec modération bien sûr! Quelques cornichons – mais non, je ne parle pas des convives – et du thé pour les «sans alcool» : voilà les ingrédients d’une bonne soirée en perspective!

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Anne-Marie Cuttat

Rédactrice

Photo:
Heiner H. Schmitt
Publication:
lundi 29.09.2014, 11:20 heure

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