Des flingues, des flics et des dollars qui volettent: un film d’action 100% américain.

«L’Amérique, le pays le plus violent»

Acteur immense, Denzel Washington excelle dans les rôles dramatiques. Il change de registre et s’essaie à la comédie avec «2 Guns». Rencontre.

Bande-annonce

Interview

Coopération.  Qu’est-ce qui vous a convaincu de jouer dans ce film?
Denzel Washington.  Après Flight, mon dernier film, j’ai eu envie de changer complètement de registre. J’ai lu le scénario pendant le tournage de Flight, où je jouais un pauvre type tout le temps bourré et qui, à force de faire des erreurs, finit en prison. J’avais besoin d’un peu de légèreté. Je ne me sentais pas d’attaque à porter tout seul une comédie. C’était parfait de partager l’affiche avec Mark (ndlr: Wahlberg) parce qu’il a de l’expérience dans le domaine.

C’est plus difficile de faire rire les gens que de les faire pleurer?
En grandissant, tout le monde me disait que j’avais de l’humour, mais jouer dans une comédie est une autre histoire. J’ai l’esprit vif, ce qui ne veut pas dire qu’on peut être drôle en répétant les mêmes gags devant une caméra. Je me suis produit à Broadway dans une pièce hilarante, Fences, qui a été très bien accueillie. Mais sur scène, je savais tout de suite ce qui faisait rire ou pleurer le public en écoutant sa réaction. Au cinéma, on n’a pas ce luxe.

Avez-vous une arme préférée, parmi celles que vous avez maniées devant la caméra?
Non. Je prends le thème des armes à feu très au sérieux avec toute la violence qu’il y a dans le monde. Alors je choisis de ne pas plaisanter sur le sujet. Je viens de faire un film où j’ai, certes,  usé d’armes mais c’était dans un esprit fun et à la fin d’une fusillade, tous les acteurs se sont relevés et sont rentrés chez eux.

On pointe pourtant du doigt les films violents produits par Hollywood pour expliquer la recrudescence de la violence au quotidien.
Nous sommes tous coupables. Il faut blâmer Hollywood, les jeux vidéo, la folie des gens ou encore le fait qu’aux Etats-Unis, on ne soit pas obligé de déclarer qu’on possède une arme, ce qui est dingue. L’Amérique est le pays le plus violent du monde, un pays fondé sur la violence et l’esclavage, qui était en lui-même violent. Je ne sais pas comment on va renverser la situation. Je crois que seuls les gens eux-mêmes peuvent y parvenir. Ce ne sont pas les armes qui tuent. Ce sont ceux qui appuient sur la gâchette.

Vous avez un jour reçu une prophétie selon laquelle vous deviendriez prêtre. Cela vous arrive d’y penser?
J’y pense tout le temps, tous les jours. Une femme m’a dit que j’allais voyager dans le monde et parler à des millions de gens. J’ai fini par sillonner la planète et, à travers mes films, à m’adresser à des millions de gens. Maintenant, j’ai envie de m’engager davantage à parler aux jeunes. J’ai accepté de participer à quelques cours d’art dramatique pour leur prodiguer des conseils.

Denzel et Mark

Un duo convaincant

Bio. Fils de pasteur, Denzel Washington a remporté deux Oscars, celui du meilleur second rôle pour «Glory» et du meilleur acteur pour «Training Day». L’Américain de 58 ans s’est aussi distingué dans la peau de l’activiste Malcolm X, du boxeur Hurricane Carter ou encore en pilote d’avion alcoolique dans «Flight».

L’histoire. Agent des stups, Bobby (Denzel Washington) traîne incognito avec Stig (Mark Wahlberg) dans l’espoir d’infiltrer un réseau de trafiquants de drogues, mais ignore que son acolyte est un agent de la Navy lui aussi en mission secrète. Après un casse auquel Bobby accepte de participer pour coincer un baron de la drogue, les deux hommes comprennent qu’ils ont été trahis par leur employeur respectif et font équipe.

Notre avis. Action et comédie font bon ménage dans ce film inspiré par une bande dessinée et qui s’inscrit dans la lignée de «Lethal Weapon» («L’Arme fatale»). Denzel Washington et Mark Wahlberg forment un duo sympa et convaincant.

«2 Guns», en salle le 25 septembre.

Mark Wahlberg

Muscles et humour

«Comment je rentre dans la peau de mes personnages? En prenant des anabolisants et en faisant de la musculation!», ironise Mark Wahlberg. Entre «No Pain No Gain», où il intègre un gang violent de «bodybuilders», le marine en mission en Afghanistan qu’il incarnera dans «Du sang et des larmes» et «Transformers 4», qu’il tourne actuellement, le comédien de 42 ans met ses muscles à rude épreuve. Poids lourd du cinéma d’action, le Bostonien est aussi doué pour la comédie.
Pour preuve, le succès aussi énorme qu’inattendu de «Ted», qui a rapporté l’an dernier plus d’un demi-milliard de dollars au box-office et qui aura bientôt une suite. «2 Guns» lui offre l’occasion de jouer sur plusieurs registres. «C’est un cocktail bien
dosé d’action, d’humour et de suspense avec des personnages aux contours bien définis», résume-t-il.

www.twoguns.ch

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Miguel Cid

Rédacteur

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Publication:
mardi 17.09.2013, 15:55 heure

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