Cerf ou chevreuil? Chacun a ses préférences.

Des envies de gibier

L’été tirant à sa fin, la perspective de la saison de la chasse titille déjà les fins becs.

Al’heure de ranger gril et tablier, à l’annonce des premiers frimas, l’idée des plaisirs de la chasse surgit subitement. Puis l’envie de partager un repas de gibier se fait de plus en plus pressante, même si le choix ne s’impose pas d’emblée entre terrine, viande marinée, puis mijotée, accompagnée de spätzlis et de choux rouges avec des marrons et peut-être aussi les premières poires de l’arrière-été ou les dernières pêches de cette année déjà en train de se faner. Viandes maigres et digestes, riches en protéines et fort goûteuses, les venaisons sont des plats festifs qui rappellent à l’humain son passé très lointain de chasseur et de cueilleur.

Dans notre pays, qui compte quelque 30 000 chasseurs, dont environ 1500 chasseresses, le gibier représente 4621 tonnes (chiffres de 2011), soit environ 1% de la consommation totale de viande ou encore 500 g par personne.
Les 80% de la viande de chasse consommée, gibier d’élevage inclus, sont importés, destinés pour moitié à des restaurateurs. Ces viandes proviennent surtout de Nouvelle-Zélande, d’Autriche et d’Europe de l’Est. Comme pour bien d’autres mets carnés, ceux de gibier sont souvent disponibles précuisinés. De quoi satisfaire les consommateurs pressés ou ceux peu sûrs de leurs talents culinaires.

Marie-Thérèse Page Pinto

Rédactrice

Photo:
Ferdinando Godenzi, Beatrice Thommen-Stöckli
Styling:
Marianne Ettlin
Publication:
lundi 26.08.2013, 00:00 heure