Breel Embolo tout sourire à Lugano. L’attaquant est heureux de représenter la Suisse à l’Euro.

Des juniors à la nati

Ambition Il ne suffit pas d’avoir du talent et de la volonté pour atteindre les sommets. Le jeune footballeur de 19 ans doit également son ascension fulgurante à la promotion du sport d’élite en Suisse.

Je revois encore parfaitement la scène», raconte Sandro Penta, chef du sport d’élite de Bâle-Ville. Il connaît Breel Embolo depuis son plus jeune âge et l’a accompagné tout au long de sa carrière jusqu’au zénith du football suisse. «J’ai repéré Breel lorsqu’il était en 7e année. Son club formateur, le BSC Old Boys, a attiré mon attention sur ce jeune joueur. Peu après, nous avons discuté de sa participation au programme de promotion du sport d’élite du canton de Bâle-Ville.» À cet entretien, il y avait également Massimo Ceccaroni, le chef de la relève du FC Bâle. Et la mère de Breel. «On pouvait sentir une certaine réticence de sa part. Normal, les parents sont comme ça. Elle disait: <Qu’est-ce que ça va donner avec ce football et cette classe de sport?> Il fallait des arguments forts pour qu’il saisisse sa chance.»
Le jeu en a valu la chandelle, car aujourd’hui, à tout juste 19 ans, Breel Embolo est titulaire incontesté du champion de Suisse et de l’équipe nationale. Et si les espoirs du pays reposent sur ses épaules à l’Euro, sa valeur de transfert frise les 20 millions de francs, ce qui en fait l’un des joueurs de moins de 20 ans les plus chers au monde…

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Une ascension fulgurante

Le Bâlois d’origine camerounaise s’est hissé au sommet à une vitesse fulgurante. Il y a le talent, certes. Mais pas seulement. «Il possède évidemment des capacités footballistiques exceptionnelles, mais Breel est aussi unique de par son caractère», affirme Basil Gygax, un pionnier de la promotion du sport d’élite de Bâle-Campagne. Et il n’est pas le seul à le penser. Actuellement, Breel Embolo, montagne de muscles arborant la croix blanche sur sa poitrine, remporte tous les suffrages en termes de popularité.
Si tout est allé si vite, c’est que le fougueux footballeur a pris des raccourcis, pendant que ses collègues bataillaient dans les tournois de sélection juniors.
Le 13 mars 2014, âgé de seulement 17 ans, le jeune homme fait ses débuts au FC Bâle, la meilleure équipe du pays, lors du match d’Europa League contre le Red Bull Salzbourg. L’entraîneur d’alors, Murat Yakin, doit en effet se passer de ses deux meilleurs attaquants, Marco Streller et Alex Frei, blessés. Breel ne se laisse pas impressionner et relève le défi avec brio. Trois jours plus tard, il dispute son premier match en Championnat suisse lors d’une rencontre à domicile contre le FC Aarau; il y inscrit son premier but en tant que joueur professionnel.

Remis de sa blessure au genou, Breel Embolo se prépare à l’Euro, ici en camp  d’entraînement à Lugano avec la Nati.

Détection des jeunes talents

Ainsi débute une brillante carrière, que très peu de sportifs d’exception peuvent se vanter d’avoir. Il n’y a pas si longtemps, il pouvait arriver qu’un talent de ce format passe entre les gouttes des sélectionneurs. Mais aujourd’hui, ce n’est «quasi plus possible», affirme Basil Gygax. «La promotion du sport d’élite suisse combinée aux classes de sport dans l’ensemble des filières d’études nous assurent une base idéale.» La seule chose qui pourrait représenter un frein, c’est le jeune lui-même. «Il s’agit alors soit d’un manque de talent, soit d’un manque de volonté et d’engagement.»
Breel Embolo avait les deux, «et en grande quantité!», commente Sandro Penta. «Tout gosse déjà, Breel était incroyablement calme et posé. Nul doute qu’il rêvait depuis toujours de devenir footballeur professionnel. Mais il avait une autre idée en tête.»
Intéressé par un apprentissage d’employé de bureau, il demande à son mentor de l’époque, Sandro Penta, s’il peut l’aider à trouver une place d’apprentissage. «Cher Breel», lui aurait répondu Penta, «je t’aiderai volontiers, mais seulement si tu peux m’expliquer en quoi consiste cet apprentissage». Le jeune homme se rend alors directement chez le conseiller en orientation pour se renseigner. «Lors de la rencontre suivante, Breel m’a alors expliqué en détail le contenu du cursus et quelle branche l’intéressait!»

À 9 ans, Breel est entré au FC Nordstern, un club du Petit-Bâle.

Apprentissage et titularisation

Mais tout ceci appartient au passé. En juillet dernier, Breel Embolo a achevé son apprentissage à l’Association suisse de football (ASF) région Nord-Ouest. Il est devenu titulaire au sein de la première équipe du FC Bâle. La meilleure formation du pays.
En Suisse, il a marqué les esprits et à l’occasion des qualifications pour l’Euro, il est déjà considéré comme le messie. Le 31 mars 2015, à 18 ans à peine, Breel Embolo fêtait ses débuts en équipe nationale, en donnant le tournis aux défenseurs américains lors d’un match amical à Zurich (1-1).

Breel a eu du mal à quitter ses copains de là-bas pour rejoindre les juniors du FC Bâle.

Convoité par de grands clubs

Le jeune footballeur a toujours été très classe et pas seulement sur un terrain de foot – c’est un talent d’exception. De l’ado de 13 ans qui jouait au foot dans la rue au joueur de l’équipe nationale, la façon dont il a géré son parcours force l’admiration. Mais jusqu’où ira le chouchou du public? Il fait forte impression hors de nos frontières. Le FC Bâle a déjà reçu diverses offres de grands clubs à l’étranger.
«Je lui permettrais simplement d’atteindre les sommets. Pour lui, l’idéal serait qu’il devienne tellement bon qu’il puisse choisir son futur club», nous confie Basil Gygax, alors que Sandro Penta estime qu’«il semble bien parti pour y arriver». Puis il ajoute en souriant: «Nous avons bien fait, à l’époque, de pousser Breel à saisir sa chance!»

Témoignages

Sandro Penta

Responsable du sport d’élite, Bâle-Ville.
«Il a fallu expliquer à Breel qu’il est vraiment bon et qu’il a des perspectives d’avenir. Ce garçon a toujours été d’une très grande politesse et continue de l’être. Je lui ai dit une bonne centaine de fois qu’il pouvait me tutoyer! Tout récemment, je lui ai envoyé un SMS afin de le féliciter pour son titre de champion suisse avec le FC Bâle. Savez-vous ce qu’il m’a alors répondu? «Merci beaucoup, Monsieur Penta.» Je n’avais encore jamais vu une telle loyauté chez un joueur de cet âge. Breel retient parfaitement qui a fait du bien à sa vie et il essaie de toujours rendre cela, d’une manière ou d’une autre.»

Basil Gygax

Promotion du sport d’élite, Bâle-Campagne.
«Breel a commencé son apprentissage d’employé de bureau à 16 ans et l’a terminé en tant que buteur en Ligue des champions! On peut parler de performance exceptionnelle liée à son développement physique. L’engagement de Breel est tel qu’après avoir qualifié le FC Bâle pour la Ligue des champions grâce à son but, et malgré l’heure tardive, il était de retour sur les bancs de l’école le lendemain matin à 7 h 30. Mieux encore, juste avant le début du cours, il a demandé à son professeur s’il pouvait rattraper le cours qu’il avait manqué la veille. Parmi 50 jeunes espoirs, ils sont peut-être deux à faire preuve d’un tel engagement...»

Werner Mogg

Entraîneur des moins de 16 ans au FC Bâle.
«Il ne m’a fallu que quelques semaines pour voir que Breel était spécial. Mais il était encore difficile de prédire si c’était le début d’une grande carrière. Sa manière imprévisible de jouer le distinguait des autres. Il faisait des choses incroyables! Enfant déjà, Breel était doté d’une force physique impressionnante. Il était très rapide. Une fois, il m’a appelé depuis le camp d’entraînement où il était avec la première équipe et m’a demandé s’il pouvait participer au prochain match des moins de 18 ans. Il est toujours de bonne humeur et arbore constamment un sourire. Il aime simplement jouer au foot. Breel, on ne peut que l’aimer!»

Interview Rencontre avec Breel Embolo, à Lugano, où l’équipe nationale prépare l’Euro 2016.

«L’important, c’est de jouer!»

Breel Embolo, comment va votre genou? (Ndlr: l’attaquant du FC Bâle s’est blessé au tendon rotulien le lundi de Pentecôte)
Bien. J’ai repris l’entraînement avec l’équipe et je ne ressens aucune douleur.

Rien ne s’oppose donc à ce que vous jouiez à l’Euro.
Non, je suis en pleine forme!

Comment avez-vous géré cette première blessure importante?
Lorsque j’ai appris le diagnostic, j’étais inquiet, mais le médecin de l’équipe m’a vite rassuré. Ce n’était pas mon premier problème au genou, mais je n’avais encore jamais été contraint à un temps mort. Avec le recul, cet arrêt obligatoire a cependant eu du bon. Après 40 matches de compétition avec le FC Bâle, j’ai pu me reposer un peu.

Vous êtes arrivé comme une comète dans le foot pro. Quelle sensation cela fait-il?
C’est super, évidemment. Je suis arrivé en Suisse avec ma mère et mon frère à l’âge de 6 ans. À l’époque, le football ne m’intéressait pas vraiment, même si je jouais tout le temps au ballon dans la rue avec mes copains. Je suis entré dans un club (ndlr: le FC Nordstern, club du Petit-Bâle) relativement tard, à 9 ans.

Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre un club?
Nous en avions discuté avec un copain. Je suis donc rentré à la maison pour demander à ma mère si elle était d’accord.

Quelle a été sa réaction?
Elle était aux anges (il rit). J’étais un enfant qui avait un immense besoin de se dépenser et qui ne voulait jamais aller se coucher le soir. Du coup, elle m’a dit: «Vas-y, n’hésite pas. Si tu es fatigué après et que cela te permet de bien t’endormir, je te donne tout de suite mon accord.»

Vous souvenez-vous de votre premier entraînement? Avez-vous marqué un but?
Je m’en souviens très bien. Je n’ai pas marqué de but, car je jouais comme gardien!

Pourquoi?
Parce que je suis plutôt de nature réservée et un peu timide. Je me disais qu’un gardien n’a pas trop de risque de se tromper. J’ai donc fait mes premiers matches dans les buts. Comme on change souvent de position chez les juniors, l’entraîneur m’a placé une fois en attaque. Après, il n’était plus question que je sois gardien et depuis, je joue devant.

À quel âge avez-vous pris conscience de votre potentiel?
À 10 ou 11 ans, j’ai rejoint l’équipe junior du FC Bâle, mais je ne m’y plaisais pas. Ils n’y étaient pour rien, c’était à cause de moi. Tout ce que je voulais, c’était jouer au foot pour être avec mes copains et eux, ils restaient ensemble dans mon ancien club. Je suis donc revenu vers eux, mais en gardant le contact avec le FC Bâle, qui a continué d’essayer de m’attirer. À 13 ans, j’ai réessayé et depuis, je suis fidèle au FCB. J’avais  15 ou 16 ans lorsque j’ai commencé à envisager une carrière professionnelle.

Comment vos parents ont-ils réagi lorsque vous leur avez fait part de votre intention de devenir professionnel?
À vrai dire, je ne leur en ai jamais parlé en ces termes. Un jour, j’ai simplement dit à ma mère que je ne pouvais plus continuer comme ça et que je souhaitais me concentrer à fond sur le foot. J’étais plutôt bon élève et mes notes me permettaient d’entrer au gymnase, mais je
n’arrivais plus à mener les deux de front. Ma mère était un peu étonnée, mais elle a accepté ma décision et elle a insisté pour que mes
bulletins de notes restent corrects.

Vous avez tourné le dos au gymnase et fréquenté une classe de sport, puis fait un apprentissage. Content d’avoir cette corde à votre arc?
Oui, bien sûr. J’ai trouvé une place d’apprentissage à l’association de football du nord-ouest de la Suisse. Quand je n’étais pas sur le terrain, je m’occupais aussi de ce qui me plaisait le plus. Tous mes camarades de classe n’ont pas eu cette chance.

Même à vos débuts en première équipe du FC Bâle à 17 ans, vous avez poursuivi votre apprentissage. Pourquoi?
Je tenais à aller au bout. Il ne me restait plus qu’une année et cela me plaisait. J’ai terminé mon apprentissage avec 4,7 de moyenne. Ce n’est pas mal, non? Même si mon professeur pensait que j’aurais pu faire mieux...

Votre mère a quitté Bâle et vous avez intégré le foyer du FCB. C’était difficile?
Quand j’avais 15 ans, ma mère a trouvé un nouveau travail à Porrentruy (JU). Depuis Bâle, il faut presque une heure et demie en train. À la maison, nous avons discuté de savoir si je devais la suivre. C’est alors que le FC Bâle a proposé de me loger dans son foyer, et j’ai accepté avec joie.

Vous y avez vécu près de trois ans. La maison ne vous a jamais manqué?
Au début si, un petit peu. Mais avec le temps, c’est devenu une grande famille. Je n’étais jamais seul. Plusieurs de mes anciens camarades du même âge habitaient là. On s’occupait bien de nous, on nous faisait la cuisine et on nous accompagnait aux tournois. L’ambiance était semblable à un camp d’école.

Tout le monde encense votre caractère. Comment le décririez-vous?
Je suis plutôt décontracté, c’est vrai, et j’aime bien être avec du monde. Un vrai «team player»! Pour moi, quand quelqu’un fait quelque chose de bien, il est forcément payé en retour un jour ou l’autre. Cette idée me guide dans la vie. Je suis aussi très reconnaissant d’avoir pu me former dans le meilleur club de foot de Suisse et d’y continuer mon parcours.

Le FC Bâle reçoit des offres pour vous. Quel club ou quelle ligue vous font rêver?
Longtemps, le club de mes rêves était le FC Barcelone. Notamment parce que c’était le club où jouait mon idole, le Camerounais Samuel Eto’o. Aujourd’hui, je suis plutôt attiré par la Premier League anglaise et par la Bundesliga, en Allemagne. Mais l’important pour moi reste de pouvoir jouer. Je n’ai pas envie de changer de club pour me retrouver sur le banc des remplaçants. Même en gagnant beaucoup d’argent, je ne serais pas heureux comme cela. Pour cette raison, je me donne encore du temps avant de prendre une décision. Après tout, je n’ai que 19 ans.

L’Euro démarre vendredi. Votre pronostic pour la Suisse?
L’objectif est bien sûr de franchir la phase de groupes. Envisager autre chose serait signe de faiblesse. Ensuite, tout est possible!

Breel Embolo a remporté le Championnat de Suisse avec le FC Bâle.

Sélection Heinz Moser a entraîné plusieurs équipes de jeunes de l’ASF et assisté au Mondial 2014 comme détecteur de talents. L’entraîneur de l’équipe suisse Espoirs connaît la voie menant au foot professionnel.

Talent: seul, il ne suffit pas

Ce sont de futurs héros. Âgés aujourd’hui de seulement 13 ou 14 ans, plusieurs de ces jeunes footballeurs devraient bientôt inscrire des buts pour la Suisse à l’Euro ou à la Coupe du monde. Début mai, l’un des deux tournois de sélection des futurs joueurs de l’équipe de Suisse des moins de 15 ans (U15) a eu lieu à Macolin (BE). Heinz Moser, entraîneur des Espoirs helvétiques, était présent pour repérer les cracks de demain. Il nous parle de sa méthode. La sélection des meilleurs talents est loin d’être une évidence... En effet. On ne peut pas repérer un talent en un instant, il s’agit d’un processus bien plus complexe. Il faut tenir compte de la performance actuelle, des aptitudes dans la discipline sportive, de la personnalité et, bien entendu, de l’environnement, qui influence sensiblement le développement du talent.

L’entraîneur Heinz Moser entouré de jeunes espoirs du football suisse.

Comment évaluez-vous la performance?
Nous analysons cinq facteurs distincts: le contrôle du ballon et la technique en général, l’intelligence de jeu, la condition physique – en particulier la rapidité –, la présence sur le terrain et le niveau de développement biologique.

Comment éviter que les joueurs au corps plus développé ne volent la vedette aux autres?
Jusqu’à présent, nous soutenions en priorité les meilleurs du classement ou les joueurs affichant les meilleures performances. En Suisse, nous nous écartons cependant de cette méthode depuis quelques années. Ce qui nous intéresse avant tout, ce n’est plus tant le talent
démontré par un joueur à un moment donné, mais plutôt la présence chez lui d’un potentiel susceptible de se réaliser si on lui apporte un soutien.

La priorité est donc de soutenir les athlètes présentant le plus grand potentiel et non les meilleurs du moment.
Exactement. Auparavant, nous sélectionnions surtout les enfants qui se montraient convaincants sur le terrain, généralement ceux qui étaient nés tôt dans l’année. Grâce à cette différence de quelques mois – dont les effets sont d’autant plus marqués quand les joueurs sont jeunes – les plus âgés obtiennent de meilleures performances, ce qui leur permettait jusqu’alors d’être identifiés comme des talents potentiels.

À partir de quel âge les jeunes joueurs peuvent-ils être repérés?
En Suisse, nous disposons d’une centaine de lieux de formation accueillant 1700 à 1800 joueurs dans le cadre du programme de promotion de la relève pour les jeunes filles et garçons de 12 ans. Nous travaillons sur la base de la pyramide des niveaux de promotion du programme «Footeco» (voir infographie ci-dessous). Une première sélection a lieu au niveau des clubs. La sélection nationale s’opère pour les joueurs qui entrent dans la catégorie U14 (moins de 14 ans).

Les entraîneurs des clubs vous donnent le nom des joueurs prometteurs?
Oui. Ensuite, nous les convoquons. Nous avons ainsi regroupé près de 180 joueurs nés en 2002 via les six points de soutien régionaux existants. Nous organisons des entraînements et des tournois de sélection. Les joueurs sont évalués à plusieurs reprises par des entraîneurs de l’ASF sur la base d’une série de critères: technique, intelligence de jeu, personnalité, rapidité et état de développement biologique.

En résumé, quelles qualités sont nécessaires aujourd’hui pour devenir footballeur professionnel?
Outre les compétences techniques et le critère de plus en plus important de la vitesse, un futur footballeur professionnel doit aussi posséder une forte personnalité. En l’absence d’une volonté sans faille, d’une ambition stratégique et d’une certaine faculté d’apprentissage, même le talent le plus brillant ne sera pas en mesure d’exploiter pleinement son potentiel.

Niveaux de promotion

Programme de formation de l’ASF

Source: Association suisse de football (ASF); infographie: Niki von Almen

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Photo:
Sandro Mahler, Heiner H. Schmitt, Keystone, DR
Publication:
lundi 06.06.2016, 14:30 heure



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