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Maître tisserand, Oliver Petig procède aux dernières vérifications sur le linge de bain.

Rouleaux de fils bruts en préouvrage

Bobines de fils multicolores, dans le bureau du design

Olivier Petig, chef tisserand, devant une machine à tisser Jacquard

Environ 4000 fils sont utilisés, par machine

Les fils se croisent perpendiculairement

Une tisserane devant la machine

Contrôle de qualité. La machine date de 1905



Durant la confection, chaque tissu est contrôlé: couleur, tissage et erreur de couture

Chaque jour, quelque 5000 linges éponges sont fabriqués

A Engi, la dernière couture est faite à la main. En Asie, ce travail est automatisé.

Plus la couture est bien réalisée, plus la qualité augmente.

Leonhard Blumer, pionnier et fondateur de l’atelier de tissage du Sernftal, en 1890

Bâtiment de l’usine, à Engi, 1964

L’atelier de tissage, vers 1930

Des linges de bain 100% suisses

L’entreprise Weseta Textil SA, qui fabrique des linges de bains depuis 150 ans, est un haut lieu de l’histoire de l’industrie textile suisse. Reportage en pays glaronais.

Oliver Petig caresse de la main la bande d’étoffe qui sort du métier à tisser. Un sourire, le maître tisserand est satisfait: «Voilà un beau morceau d’éponge». On distingue à peine ses mots, tant le bruit des métiers à tisser modernes est assourdissant. Pour communiquer avec les sept spécialistes de l’atelier, Oliver Petig se limite la plupart du temps à quelques signes de tête. Les collaborateurs se connaissent si bien que quelques mots suffisent pour se comprendre.

«

Il arrive fréquemment que le fil se rompe»

Oliver Petig, maître tisserand

Inlassablement, les treize machines à tisser entrelacent des fils de chaîne longitudinaux avec des fils de trame verticaux. Chaque machine compte quelque 4000 fils à tisser. Au rythme de 520 à 550 trames par minute, la production s’élève à trois linges éponge toutes les quatre minutes. Le coton est un produit naturel qui réagit aux influences de l’extérieur. «L’humidité et la température influent sur les machines et le produit final», explique Oliver Petig. Il faut donc toujours garder une concentration maximale. Soudain, une machine s’arrête: un fil de chaîne s’est rompu. Le maître tisserand le prend avec philosophie: «Cela arrive, il faut faire avec.» Tout en discutant, il attache les extrémités du fil en réalisant un nœud de tisserand. La production peut continuer…
Une fois acheté, le fil de coton sélectionné est transformé en bobines. La technique de tissage, basée sur un faible degré de torsion du fil, est un secret bien gardé qui confère sa douceur et sa légèreté au linge éponge. Conrad Peyer, le propriétaire, en est particulièrement fier: «Nous  vendons des linges de bain de première qualité, mais aussi une merveilleuse sensation de confort.» Une douceur, confie-t-il, que Bill Gates, fondateur de Microsoft, apprécie tout particulièrement.

Les 5000 serviettes produites chaque jour sont contrôlées et pliées à la main.

Des linges de différentes qualités

Les réglages des machines permettent d’obtenir différents poids, densités et hauteurs de poil ainsi que de réaliser des trames et des bordures aussi diverses que variées. Confiant dans la place industrielle suisse, Conrad Peyer, qui a pris les commandes de l’entreprise en 1995, a investi dans l’infrastructure de production en 2011. Dans les années trente, son grand-père maternel travaillait au sein de l’atelier de tissage du Sernftal, devenu entre-temps la Weseta Textil SA. «L’entreprise a survécu à la crise grâce à son ancrage solide dans la tradition, à sa qualité et à ses collaborateurs expérimentés», explique le chef. Chaque année, Weseta produit près d’un million de linges de bain, disponibles dans le commerce spécialisé et chez Coop City.
Au terme du processus, les bandes de tissu éponge sont ourlées sur la longueur et sur la largeur. Weseta utilise un point de couture spécial, qui donne aux bordures une élasticité permettant d’éviter le rétrécissement au lavage.

Conrad Peyer, propriétaire de l’entreprise, vérifie les pièces.

Conseils d’entretien

  • En règle générale, lavez votre linge de bain à 60° C conformément aux indications de l’étiquette.
  • Pour les linges colorés, utilisez de préférence une lessive couleur.
  • Utilisez les adoucissants avec parcimonie: ceux-ci déposent une sorte de film à la surface des tissus, les empêchant ensuite d’absorber l’eau correctement.
  • Lavez votre linge éponge dans une machine remplie convenablement: une machine trop ou trop peu remplie risque de l’abîmer.
  • Ne jamais laver en mode économie d’eau, le linge éponge absorbant beaucoup d’eau durant le lavage.
  • Laver votre linge délicat à l’eau froide ou tiède risque d’en altérer la couleur. Les tissus pétants perdent souvent de leur éclat quand ils sont lavés à une température erronée, mais pas à 60° C.
  • Lavez deux à trois fois vos tissus en éponge avant de les utiliser.
  • Au sèche-linge, optez tout au plus pour un séchage «prêt à ranger», sans quoi la machine risque de former des «peluches» de coton sur votre linge.

A chaque pays son nom

Linge ou serviette de bain? Ne mélangez pas les torchons et les serviettes!

Si, tout au long de cet article, il a été question de linge éponge ou linge de bain, il s’agit bel et bien de l’équivalent suisse romand de la serviette de bain française. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir régionalisé le nom de ce bout de tissu.
Ainsi, les Belges parlent de l’essuie de bain, indépendamment de l’usage de celui-ci (linge pour le corps ou la tête). Les Canadiens parlent, eux, de débarbouillette pour désigner la lavette, la petite serviette avec laquelle on se nettoie le visage.
Enfin, sous nos latitudes, on lave son linge sale en famille (par opposition au lavoir où tout le monde se rencontre), et on préfère ne pas mélanger les torchons et les serviettes (mélanger des gens ou des choses de niveaux différents).
En Afrique, point de dispute, on préfère plutôt passer la nuit sur une corde à linge (faire nuit blanche) ensemble.

Linges de bain: des couleurs

Dans les collections bon marché, on retrouve des tons plus pétants et à la mode.

1 blanc
2 écru
3 vert clair
4 bordeaux
5 gris métallique
6 bleu clair
7 prune/violet foncé
8 sable
9 anthracite/gris foncé
10 bleu jeans
11 jaune vanille
12 mandarine

Le blanc domine dans toutes les collections et représente entre 20 et 40% des pièces vendues, selon la qualité.

Dans le segment du luxe, le blanc domine, avec l’écru, les palettes de gris et les couleurs sable.

Source: «Weseta Switzerland» pour le marché suisse.

150 ans de tradition

Les origines de la Weseta Textil AG, sise à Engi (GL), remontent à l’année 1864. Leonhard Blumer, du haut de ses 19 ans, construit grâce aux fonds mis à sa disposition par de riches Glaronnais un atelier de tissage mécanique comprenant 180 métiers à tisser, donnant ainsi naissance à l’atelier de tissage du Sernftal. A cette époque, l’atelier produit aussi bien du linge éponge que du damas, des toiles à chemise et du linge de table et de lit. En 1901, l’atelier occupe 320 collaborateurs et fait vivre toute la vallée. L’atelier est confronté à des périodes difficiles: la crise économique des années 30, les deux guerres mondiales, enfin l’augmentation de la concurrence issue des pays à bas salaires. A partir de 1972, l’entreprise décide de se spécialiser dans les produits en tissu éponge, produisant depuis lors aussi bien pour une clientèle suisse que pour des clients étrangers et fournissant également de grandes marques telles que Christian Fischbacher. L’année 2012 correspond à la date de lancement de la marque Weseta Switzerland «douceur», disponible dans différentes tailles et couleurs dans les magasins Coop City.

Le 20 septembre 2014, Weseta fêtera ses 150 ans dans le cadre d’une grande manifestation festive qui se tiendra dans la vallée idyllique du Sernftal.

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Yvonne Fertsch
Photo:
Christoph Kaminski / SP
Publication:
lundi 08.09.2014, 12:30 heure



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