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Vintage, de 2014. Une ombrelle avec une poignée vintage en 
bakélite issue de l’atelier
 du maître d’art parisien Michel Heurtault.

Taillé, de 1915/1920. Les poignées, ici en forme de
tête d’oiseau de proie,
révèlent également toute la
maîtrise des artisans.

Vétéran, de 1750. Le parapluie le plus ancien conservé jusqu’à ce jour
date de l’époque de Louis XIV, le Roi-Soleil.

Asiatique, environ 1930. La conception des ombrelles s’inspirait souvent des
formes et couleurs des autres
régions du monde, comme le Japon.

Des objets d’art si familiers 

Ombrelles et parapluies Dans le temps, pour garder un teint de porcelaine, les dames de la bonne société paradaient avec une ombrelle. Son pendant, le parapluie, s’est démocratisé avec l’asphaltage. Exposition à Bâle.

«

L’ombrelle était 
un objet de luxe de la classe supérieure»

Laura Sinanovitch, curatrice de l’exposition 
sur les parapluies

Celui de Mary Poppins a une poignée en forme de tête de perroquet. Un lord anglais ne sort jamais sans. Des artistes, comme Claude Monet, les ont insérés dans leurs tableaux: parapluies et ombrelles se jouent du temps et des époques. On en trouve aujourd’hui dans toutes les maisons. 

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Le premier parapluie a vu le jour en 1750 grâce au Français Jean Marius. «Il a fallu quelques décennies avant que le parapluie ne s’impose», précise Laura Sinanovitch, conservatrice du Spielzeug Welten Museum, à Bâle, où se tient l’exposition temporaire Ombrelles et parapluies – du quotidien à l’art. Ce n’est que vers 1900, lorsque le revêtement des rues permet à la population urbaine de sortir même par mauvais temps, que l’usage régulier du parapluie se répand. 

En cloche, environ 1915. Divers matériaux ont été combinés pourdécorer cette ombrelle, artistiquementbrodée de perles.

Surtout pas de visage bronzé

L’histoire des ombrelles est beaucoup plus longue. Jusqu’en 1930, elles constituaient un accessoire de mode très prisé des dames. C’était un accessoire de luxe réservé aux classes supérieures. Pour la femme du monde, chaque jolie robe se devait d’être accompagnée de l’ombrelle assortie. «Chaque femme devait en avoir environ cinq, estime la conservatrice. À l’époque, on n’avait pas une garde-robe d’apparat étendue.»
Les quelques exemplaires n’en étaient que plus fastueux: poignées artistiquement ciselées en ivoire, étoffes nobles et dentelles, plumes et perles combinées avec soin. «Les promenades permettaient ainsi d’afficher son statut. L’ombrelle était aux élégantes ce quele sac à main est aujourd’hui aux fashionistas», poursuit la conservatrice. Ouverte ou fermée, l’ombrelle devait avoir belle allure.

Coudée et pliante de 2013. Une ombrelle marquise pliante dans 
le style du Premier Empire (fin du 
XVIIIe siècle), reproduction de Michel Heurtault. 

La taille n’avait pas d’importance. L’ombrelle devait avant tout protéger le visage du soleil. Des modèles pliants ou des marquises inclinables selon l’ensoleillement sont apparus. «Les femmes de la classe supérieure ne sortaient que par beau temps et veillaient à la blancheur de leur teint», poursuit Laura Sinanovitch. Seuls ceux qui travaillaient dehors, comme les fermiers, avaient le teint hâlé. Et la haute société tenait à s’en distancer.  

Vermeil, de 2013. La poignée vermeille (argent doré) est l’atout de cette reproduction d’une ombrelle de style Louis XVI, par Michel Heurtault. 

Une beauté qui se perd

De nos jours, des exemplaires d’une telle splendeur ne sont quasi plus fabriqués. Les gens achètent des modèles bon marché. Mais à Paris, Michel Heurtault fait vivre la tradition en se consacrant entièrement à la fabrication de parapluies de haute qualité. Les pièces exposées proviennent ainsi de son atelier et de sa collection privée. Son rêve serait que le parapluie redevienne un symbole de prestige, à l’instar du sac à main. «Je pense qu’il s’agit d’un souhait un peu irréaliste, tempère la curatrice. À travers cette exposition, nous voulions, cependant, rendre le public attentif au parapluie comme objet d’art et l’inciter à remettre en question le rapport qu’on entretient avec cet objet.»
Une chose est sûre: les visiteurs seront impressionnés par la beauté des ombrelles et des parapluies exposés.

Féminin, environ 1930. L’imagination n’a pas de limite: 
la pointe s’habille d’un
buste de femme dont la «robe» constitue l’étoffe du parapluie.

Parapluies
: exposition à Bâle

L’exposition «Ombrelles et parapluies – du quotidien à l’art» se poursuit jusqu’au 3 avril prochain au Spielzeug Welten Museum de Bâle, situé au centre-ville. Près de 300 pièces y sont exposées. Le musée est ouvert tous les jours de 10 h à 18 h. Des ateliers sont organisés certains week-ends. Le «Maître des parapluies», Michel Heurtault, sera également présent à diverses occasions.
Le passeport Musées Suissesest valable dans ce musée consacré aux jouets; il contient notamment 2500 ours en peluche.

http://www.swmb.museum

Articulé, 
de 1845. Les dentelles étaient volontiers utilisées pour parfaire l’ornementation. 

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Noëmi Kern
Photo:
Greg Gonzales, Christoph Markwalder
Publication:
lundi 02.11.2015, 14:00 heure



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