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Dans le parc La Grange, à Genève, Lena (6 ans et demi) et ses camarades sont concentrés sur leurs croquis de nuages.

Chaque élève prend un crayon gris avant de quitter l’atelier genevois Crayons de soleil pour faire des esquisses en plein air.

C’est parti: en route pour dessiner dehors.

Les enfants arrivent au parc La Grange.

Des nuages surplombent le Jura: il faut apprendre à les dessiner.

La concentration est de rigueur pour hachurer au mieux.

Nathalie Roulet, qui donne ce cours, en pleine observation avec Isabel (9 ans).

Face au lac, il est utile de placer ses mains ainsi pour mieux voir les contrastes de l’eau.

Mathias (8 ans) opte pour le dessin à plat ventre, peut-être pour mieux voir l’horizon!

Des peintres en herbe sont de sortie

Ils ont entre 6 et 11 ans et suivent des cours de peinture à Genève. Quand la météo le permet, leur enseignante les emmène volontiers en plein air. Leur mission du jour: esquisser le ciel et l’eau. Reportage.

Un crayon, une gomme et une feuille de papier pincée sur une planche en bois. Ainsi équipés, onze enfants quittent l’atelier genevois Crayons de soleil. Ils suivent Nathalie Roulet, qui leur donne chaque semaine un cours de peinture d’un peu plus d’une heure et demie. Cette fin de jeudi après-midi ensoleillé, elle les emmène prendre l’air: «Avant de découvrir le travail d’autres peintres, on va voir ce qu’on sait faire, en observant le ciel et le lac, en dessinant des nuages – si on en trouve – et de l’eau.»

Dessiner le ciel et l’eau d’accord, mais un avion c’est tentant aussi!

Quelques centaines de mètres plus loin, ils rejoignent le parc La Grange, ravis. Assis dans l’herbe, face au lac, ils se concentrent sur l’horizon et aperçoivent des nuages sur le Jura. «Est-ce qu’on est obligé de dessiner seulement le ciel et l’eau ou on peut aussi choisir un bateau à moteur super cool?» Eliott (10 ans), est fan de bateaux en tous genres. L’envie de dessiner une gondole le prend soudain… Nathalie replace habilement le groupe la tête dans les hauteurs, en mots et en hachures: «Les nuages sont blancs en ce moment. De quelle couleur seraient-ils si c’était le soir et que le ciel était orange?» «Rose!» Elle confirme qu’étant donné que les nuages sont faits avec de l’eau, ils changent de couleur selon la lumière, comme l’eau.

Du blanc et du bleu à volonté… Pas facile d’esquisser ce point de vue au crayon gris!

Créativité développée

Attentifs, les peintres en herbe élaborent leurs croquis, sous le regard attendri de deux mamies en promenade et l’air intrigué d’un jeune homme interrompu dans sa lecture. «Ils font appel à ce qu’ils ont en eux pour développer leur créativité. Avec un même modèle, il n’y a pas deux enfants qui proposeront le même dessin», se réjouit Nathalie Roulet, qui enseigne le dessin et la peinture depuis dix ans.
Libre dans ses élans artistiques, chacun se fait plaisir. «Je demande à mes élèves de se respecter, de respecter les autres et le matériel», précise la Genevoise. Elle guide ses élèves au bord du lac. Assis sur un muret, ils ferment un œil et regardent l’eau à travers leurs doigts reliés formant un carré, distinguant ainsi mieux ses contrastes. «Nous faisons des esquisses. Ce n’est pas grave si nous ne les terminons pas. L’important, c’est que notre œil ait enregistré les informations. Nous pourrons alors peindre les nuages et l’eau à l’atelier», leur explique la formatrice.
En retraversant le parc sur le chemin du retour, Lena (6 ans et demi) et Charlotte (7 ans et demi) gardent les yeux fixés dans le ciel, suivant le vol d’une nuée d’oiseaux. Elles les dessineraient bien! Mais l’heure tourne. Il faut rejoindre l’atelier. La prochaine fois, ces enfants feront des aquarelles de leurs croquis. Et découvriront des peintures célèbres représentant le ciel et l’eau. Quand un enfant et une œuvre se rencontrent, les médiateurs culturels regorgent d’idées pour diffuser le savoir de manière légère. Une expérience à vivre en famille les après-midi du 21 au 26 octobre au Musée d’art et d’histoire de Genève!

«Un musée pas du tout austère»

Isabelle Burkhalter, médiatrice culturelle au Musée d’art et d’histoire de Genève

Isabelle Burkhalter, médiatrice culturelle au Musée d’art et d’histoire de Genève
Isabelle Burkhalter, médiatrice culturelle au Musée d’art et d’histoire de Genève

Qu’est-ce que l’éveil aux beaux-arts peut apporter aux enfants?
Qu’il s’agisse d’éveil aux beaux-arts ou à d’autres domaines culturels, on évoque les sujets fondamentaux qui ont inspiré les artistes de tout temps, comme la représentation de l’être humain ou de la nature. Ces sujets font écho chez chacun, enfants ou adultes.

Quand la médiation culturelle est-elle apparue en Suisse?
Les premières tentatives remontent aux années 1950: des enseignants concevaient des séquences pédagogiques dans les musées. Petit à petit, on est sorti de ce modèle scolaire, qui a longtemps fait office de référence. Les médiateurs culturels sont porteurs de la mission de diffusion des savoirs qu’ont les musées. Ils créent des situations d’interaction avec le public le plus large qui soit.

Est-il possible d’aborder toute œuvre avec des enfants ou y a-t-il des limites?
Il y a des œuvres plus ou moins faciles à aborder, mais je pense qu’il n’y a pas de limites. On est dans un principe de rencontres avec la médiation. Nous cherchons des points d’ancrage, un langage commun entre les œuvres de nos collections et le public. Entre les références qu’on transmet et l’imaginaire des enfants, on entre dans des réflexions très intéressantes.

Les cours de dessin ou de peinture en plein air sont-ils une forme de médiation culturelle?
Pas à mon sens, car il n’y a pas de rencontre entre une œuvre et un enfant. Mais on y évoque des artistes, des techniques. La pratique artistique est complémentaire à la découverte des œuvres telle qu’on la propose dans les secteurs de médiation.

L’image d’austérité des musées a-t-elle changé avec la médiation culturelle?
Certainement. Les musées conservent leurs collections à des fins d’étude, d’éducation et de délectation. On a le droit d’y prendre du plaisir! Depuis l’an dernier, on invite les familles au Musée d’art et d’histoire durant les vacances d’automne, qu’on appelle les vacances de pommes de terre à Genève. Ce sera du 21 au 26 octobre. On leur fait passer des informations sérieuses sur le fond, mais de manière légère et amusante. Quand 6000 personnes s’emparent du musée en six après-midi, il a l’air très joyeux et pas du tout austère!

Du matériel chez coop

Au nom des beaux-arts

Crayons
aquarellables Caran d’Ache Fancolor, en bois FSC.
34 fr. 95/30 pièces, chez Coop City et dans les grandes Coop

Châssis
entoilé Coop Oecoplan, en bois FSC (60 × 80 × 2 cm).
39 fr. 95 la pièce, chez Coop brico + loisirs

Set de peinture
acrylique Amsterdam
29 fr. 95 les 24 tubes de 20 ml chez Coop brico + loisirs

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Joëlle Challandes

Rédactrice

Photo:
Patrick Gilliéron Lopreno
Publication:
lundi 22.09.2014, 14:20 heure



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