Raffaella Di Donna dans une vigne de raisin de table.

Des vignes pleines de vie

Biodiversité L’entreprise agricole Badessa, dans les Pouilles, au sud de l’Italie, participe au projet de Coop visant à limiter les engrais chimiques et les produits phytopharmaceutiques. Avec succès.

Dans le «talon de la botte italienne», s’étend le Salento. C’est dans cette région connue pour ses oliviers multicentenaires et ses vignes que se trouve l’entreprise agricole Badessa, à deux pas de Brindisi.
Dirigée par Raffaella Di Donna (43 ans), une avocate dotée d’un solide esprit d’entreprise, l’exploitation s’étire sur 200 hectares, dont 130 de vignobles, et applique une gestion intégrée et durable. Sa spécialité: le raisin de table sans pépins. Elle en produit une vingtaine de variétés, de juillet à décembre, et les exporte dans toute l’Europe. En ce moment, le succulent raisin blanc sans pépins Sophia, de la gamme Primagusto, garnit les rayons de Coop.
Depuis l’année passée, Badessa participe avec d’autres entreprises des Pouilles et de Sicile au projet de Coop axé sur le développement durable et la biodiversité. «Notre entreprise agissait déjà dans ce sens il y a vingt ans, souligne Raffaella Di Donna, en compostant les déchets des vignobles, que nous utilisons comme engrais naturel.» Une approche écologique qui a été élargie et renforcée avec le projet de Coop.

«

Nous avons adopté des méthodes alternatives à la chimie»

Raffaella Di Donna, directrice de l’exploitation Badessa

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Moins de chimie

«Nous avons réalisé des progrès considérables en matière de réduction des engrais chimiques. Grâce à la culture de légumineuses, riches en azote naturel, et au compostage, nous sommes passés de 10 à 3 tonnes d’engrais en l’espace de deux ans. Soit une baisse de 70%», explique la cheffe d’entreprise.
Autre domaine d’action de Badessa: les produits phytopharmaceutiques et la lutte contre les parasites. L’entreprise a adopté des méthodes alternatives à la chimie. «Nous combattons les insectes ravageurs avec des techniques comme la confusion sexuelle, en conservant les abeilles et en favorisant les insectes antagonistes. Résultat: avant, nous utilisions vingt litres d’insecticides par hectare et par an pour lutter contre la cochylis et aujourd’hui, zéro!»
Les bâches des vignes sont elles aussi une solution anti-phytopharmaceutique. Elles assurent une protection totale contre les parasites, notamment contre le champignon Peronospora, particulièrement dangereux.

Un couloir écologique

L’utilisation de l’eau, une ressource rare dans les Pouilles, s’inscrit également dans le cadre du développement durable. Badessa a mis au point un système innovant de canalisation qui permet de récupérer l’eau de pluie et garantit l’irrigation de cinq hectares de vignobles tout au long de l’année.
Enfin, Badessa a réalisé un «couloir» écologique entre les vignobles. «Nous avons, entre autres, rénové une ancienne ferme et installé un jardin botanique riche en plantes indigènes. De plus, nous avons restauré les murets de pierres sèches, planté des haies, des vergers et mis des champs en jachère. Autant de mesures qui augmentent le degré de biodiversité», conclut Raffaella Di Donna.

Badessa: diminution des engrais chimiques au profit d’engrais naturels

Procédé

L’entreprise a diminué de 70% l’utilisation d’engrais chimiques

Source: Entreprise Badessa/Raffaella Di Donna

Des actes pour le bien-être de tous

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Texte: Rocco Notarangelo

Photos: Basso Cannarsa, Eurogroup Italia

Publication:
lundi 03.08.2015, 10:50 heure

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