Rires, danse, drague, nostalgie… 
Tous en piste,
 Disco Bollo renaît pour un soir!

Disco forever

Près de 600 fêtards de toutes les générations sont attendus le 19 octobre à Yverdon-les-Bains pour un spectacle musical disco. Quels sont vos souvenirs liés aux discos mobiles? Racontez en laissant un commentaire en bas de l'article!

Le disco est un genre immortel. A Paris, aux Folies Bergère, le spectacle «D.I.S.C.O.» commence cette semaine. Il met en lumière les tubes des années 1970. A Yverdon-les-Bains (VD), un spectacle musical original se prépare. Des jeunes de 20 ans en sont à l’origine. Ils ont motivé leurs parents à se remettre aux platines. La discothèque mobile Disco Bollo – une des premières dans le canton de Vaud – se reforme ainsi pour une soirée dédiée aux années 1980, qui aura lieu le 19 octobre à la salle de La Marive. «On souhaite amuser le public avec plein de surprises et tirer sur la corde sensible de la nostalgie», indique Leandro Notarantonio, président du comité d’organisation. Disco Bollo a mis l’ambiance dans le Nord vaudois entre 1978 et 1987, du funk au disco. Chaque dimanche  après-midi, c’était la fête avec Disco Bollo au bar et salon de jeux Dynamic, à Yverdon. Souvenirs amusés, un brin mélancoliques, de Leandro, Pietro, Nando, Totor et Momo: «On avait feinté les autorités en parlant de thé dansant… Le commissaire de l’époque nous avait bien fait comprendre qu’au moindre problème, tout s’arrêterait. On n’a jamais eu aucune bagarre ni aucun autre souci.» 

Leandro 
(à g.) sera au micro, Mourad
(à dr.) aux choix 
musicaux.

Des boules à tango aux rampes de spots, la fabrication était artisanale. «On faisait même des araignées disco avec des faisceaux de lampes à vélo», se souvient Fernando. Pour ce qui est de la musique, lui et ses copains se rendaient chaque semaine dans un magasin de disques et en ressortaient avec cinq ou six vinyles. «On a repéré certains morceaux avant les radios, par exemple Precious Little Diamond.» Le samedi après-midi était consacré à la préparation des mixages. «Il fallait compter le nombre de battements à la minute et multiplier par deux», se rappelle Momo. Ensuite, il fallait marquer les disques et les mettre dans l’ordre.
De nombreux couples se sont formés durant l’histoire de Disco Bollo, y compris au sein du comité… «Le dimanche en fin de journée, après la danse, on voyait des couples se faire des bisous au moment de se séparer à la gare. Certaines personnes venaient de Moudon, d’autres de Sainte-Croix. Cette image me restera toujours», raconte Nando.
Concise. Hôtel du Lac et Gare. Soirée dansante animée par Disco Bollo. Ambiance, cotillons. Cette affiche sobre date de 1986. Elle annonçait la soirée du 31 décembre. Disco Bollo s’est arrêté quelque temps après. «On a arrêté parce qu’on a commencé à se marier et à avoir de la famille.»

Une ambiance disco pour réunir les générations, c’est le pari tenu par le comité de Disco Bollo à Yverdon.

Les slows étaient sacrés à l’époque de Disco Bollo. A minuit le 19 octobre, les DJ repasseront les dix meilleurs! Avant cela, ils espèrent avoir fait danser le public sur les titres qui les ont fait vibrer à l’époque, «pas forcément les plus connus». DJ Murray Mint, mandaté par Disco Bollo, passera des morceaux davantage orientés grand public. «Le but est que les anciens et les jeunes fassent la fête tous ensemble», insistent Lisa et Romain, du groupe des jeunes.
La soirée du 19 octobre a nécessité un an de travail d’organisation, dont de nombreuses démarches pour obtenir la salle de La Marive, dans laquelle aucune soirée dansante n’a eu lieu à ce jour. Le budget de la soirée se monte à plus de 50 000 francs. Le but est de l’équilibrer: «Nous faisons tout cela pour nous amuser et amuser le public, pas pour l’argent. ça a toujours été l’esprit de Disco Bollo», conclut Leandro Notarantonio.

Hommage


«On va faire la fête avec… nos parents»

Lisa, Luca, Lisa, Romain et Marco ont la vingtaine. Ils portent Eva, 11 ans. Tous ont grandi en entendant les souvenirs passionnés de leurs parents liés à Disco Bollo. S’ils sont habitués à écouter de la musique house, électro, latino ou ragga funk, ces jeunes ne boudent pas le genre disco: «ça met l’ambiance et les chansons restent gravées dans la tête!» Lorsqu’ils ont envie de participer à une soirée disco, ils ne peuvent pas entrer car il faut avoir au moins 28 ans. Ils ont donc décidé d’en organiser une, en invitant leurs parents à mettre la main à la pâte. «On en a marre de payer nos consommations alors on sort avec nos parents», rigole Romain. Ils sont convaincus que la soirée attirera autant les jeunes que les quadras et les quinquas.

Emotion

«Nos enfants nous ont pris au piège…»

Fernando dit Nando, Salvatore dit Totor, Leandro et Pietro, quatre «anciens» de Disco Bollo. Les Yverdonnois posent autour de leur mascotte, sculptée par un artiste il y a trente ans. Le mot «discobole» vient du grec; il signifie lanceur de disque. Aujourd’hui quinquas ou presque, ils ont cartonné à Yverdon et sa région au début des années 1980, grâce à leurs choix musicaux et leur tchatche au micro: «Disco Bollo est devenue une grande famille, qu’on souhaite réunir le 19 octobre. On va jouer sur l’émotion.» Lorsque leurs enfants leur ont demandé de se remettre en piste le temps d’une soirée en été 2012, ils se sont sentis flattés, mais aussi piégés… «On a dit oui comme des grands, mais c’est une année de travail!»

Les discos mobiles ont traversé les époques

Des bals de sociétés de jeunesse aux soirées d’entreprise, plusieurs discothèques mobiles continuent à proposer leurs services en Suisse romande. Leurs membres animent des soirées par passion. On ne gagne pas sa vie avec une disco mobile. «On tient le coup depuis notre création en 1989. On anime une quinzaine de soirées par année», indique Cédric Stettler, manager de la disco mobile broyarde Pop Corn.
Du côté de Vallorbe (VD), Eddy Martignier œuvre pour la disco mobile Ice’s depuis sa création en 1999. Il explique que si certaines sociétés locales ne mandatent plus sa disco, les bals de jeunesse restent une institution: «On tient à continuer, notamment pour le Petit Nouvel-An, sinon comment s’amusera-t-on dans les villages?» Selon lui, l’augmentation des dispositifs de sécurité nécessaires pour une soirée et le passage du 0,8 au 0,5 pour mille du taux d’alcoolémie au volant ont découragé certains organisateurs. Autre son de cloche dans le Jura. «On est encore pas mal à animer des fêtes de village. On est mandaté par des jeunesses, des associations sportives, des fanfares», observe Guillaume Boinay pour Insomnia. Il précise que dans l’Ajoie, les fêtards apprécient la musique des années 1980.
Le public de Toxid Animations, basé à Grandson (VD), est amateur de musique house: «Le plus grand changement de ces dernières années, c’est que les fêtards sont de plus en plus jeunes, ce qui n’incite pas les anciens à revenir aux soirées», affirme Laurent Grieder, membre fondateur. Pour Benoît Vulliemin de Tiber Team, dans le Gros-de-Vaud, «s’adapter à son public est primordial pour durer». Même constat pour Alain Monnier, fondateur de Pink Spider en 1984, qui continue de temps à autre à animer des soirées. «Il ne faut pas s’enfermer dans des musiques de vieux», sourit-il.

discobolloclub33.blogspot.ch

Et vous, quels souvenirs liés aux discos mobiles?

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Joëlle Challandes

Rédactrice

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Photo:
Charly Rappo
Publication:
lundi 07.10.2013, 23:00 heure

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