Dominique Gubser (ici chez elle à Paris) joue au théâtre, fait du cinéma (avec Tanner, Rodde) et de la photographie.

Dominique Gubser, saltimbanque et très famille

Théâtre La Genevoise Dominique Gubser est à l’affiche d’une pièce qui vient de conquérir le public parisien et qui s’apprête à tourner en Suisse.

Dans la pièce Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir, adaptée librement par le metteur en scène suisse Dorian Rossel du film-culte des années 1970, La Maman et la Putain de Jean Eustache, Dominique Gubser joue la maman. Autrement dit, la femme «refuge» qui accepte de ne pas être l’unique partenaire amoureux et sexuel de son compagnon. Dans la vie, Dominique est aussi volubile et enthousiaste qu’elle paraît froide et mesurée sur scène. Preuve qu’elle est une bonne comédienne! Si elle vit dans une maison de la banlieue parisienne avec son mari, assistant-réalisateur, et ses trois enfants, Dominique Gubser est une vraie saltimbanque. Prête à emprunter toutes les routes qui sentent l’aventure et la framboise, et qui passent aussi bien par la France que par la Suisse.

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Pensez-vous que le thème de la pièce – l’amour libre – soit toujours d’actualité?
La pièce met en évidence la difficulté qu’ont les femmes à séparer l’amour de la sexualité. Cette problématique me paraît encore vraie aujourd’hui. La plupart des femmes que je connais qui fréquentent des sites de rencontre, soi-disant «juste pour coucher», recherchent en réalité le grand amour. Je les ai entendues dire exactement ce qu’affirme le personnage de Véronika dans la pièce, à savoir que la sexualité n’a de sens que dans le cadre de relations amoureuses.

Comment est née votre vocation de comédienne?
Ma mère m’a raconté qu’elle est apparue très tôt. Je ne savais pas encore lire que je racontais déjà des histoires à mes camarades en tournant les pages des livres. J’ai commencé à faire du théâtre au cycle d’orientation puis j’ai continué au collège avant d’entrer au Conservatoire. Un jour, une professeure a laissé entendre que ce serait bien que je persévère dans cette voie.

Et comment occupez-vous votre temps quand vous ne faites pas la comédienne?
J’ai toujours plein de projets personnels. Que ce soit autour de la photographie, mon autre savoir-faire quasi professionnel, ou du documentaire. Il y a des sujets qui me passionnent et que j’ai envie d’explorer. Le dernier en date concerne le don du sperme qui est anonyme en France et donc contraire aux droits de l’enfant à connaître ses origines. Je trouve terrible de ne pas savoir d’où l’on vient.

Vous, vous savez?
Je connais bien mon histoire familiale. Je suis d’origine saint-galloise bien que j’aie été élevée à Genève et que je me sente complètement genevoise. Je sais par exemple que ma mère, enseignante à Genève, est une réfugiée politique espagnole. Elle a franchi la frontière française à l’âge de 6 ans, en passant par les montagnes. Après avoir vécu quelques années en France, elle est venue en Suisse et y est restée.

Le paysage suisse que vous avez en tête?
J’adore Lavaux! C’est l’un des plus beaux paysages du monde, non? J’ai travaillé à Fribourg avec la metteuse en scène Gisèle Sallin et je me souviens du plaisir que j’éprouvais lorsque le train sortait du tunnel et plongeait dans Lavaux. Une petite maison perchée sur une colline me faisait particulièrement fantasmer…

Ça ressemble à quoi, pour vous, une bonne journée?
Une journée me paraît bonne quand elle me laisse l’impression d’avoir avancé dans mes projets, d’y avoir pris du plaisir et surtout de n’avoir pas perdu mon temps. J’ai beau m’organiser, compartimenter mes activités professionnelles, personnelles, familiales, il finit toujours pas me filer entre les doigts.

«Passer derrière la scène et observer»

Vous aimez cuisiner?
J’adore. Ça me détend. J’ai plein d’idées surtout avec du gingembre comme ingrédient. J’adore le gingembre. Mais parfois, je fatigue car tout le monde se repose sur moi. Heureusement que j’ai un fidèle allié que j’emmène même en vacances, le robot de cuisine. Des amis se sont cotisés pour me l’offrir et c’est génial. Je l’utilise pour les soupes, les purées, les sorbets. Je ne pourrais plus me passer de lui.

C’est quoi une mère acceptable, selon vous?
C’est qui je suis! (rires) J’essaie d’être à l’écoute de mes enfants, de favoriser les moments de discussions et d’échange. Je suis fière quand je les vois bien se conduire chez des gens: s’exprimer correctement, se montrer polis. Mais bon…je reconnais que parfois mon métier m’oblige à faire des péripéties. Je me souviens d’un jour de première au théâtre, où j’ai dû expliquer au médecin qui s’occupait de la blessure à la tête de l’un de mes fils, que je n’avais pas le temps d’aller aux urgences. Que je jouais le soir-même et qu’il fallait qu’il trouve une solution. Ouh, la mère indigne!

«La framboise est la preuve que Dieu existe»

3 dates dans la vie de la comédienne

1994 Pour la première fois dans un grand théâtre: à l’Orangerie (Genève) dans «Le Mariage de Figaro».

2003 L’année de la naissance de sa fille. Deux garçons suivront. Le dernier a 5 ans.

2011 Joue Lili dans «Bob et les Sex Pistaches», la comédie déjantée du suisse Yves Matthey.

2016 Tournée suisse de «Je me mets au milieu»: 23–24.2 à Neuchâtel, 25–27.2 à Bienne, 9–20.8 à Genève.

www.supertroptop.com
archives.theatreosses.ch

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Photo:
Francine Bajande
Publication:
lundi 22.02.2016, 13:30 heure



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