Dans la culture du coton bio, en Tanzanie, on évite l’utilisation de produits chimiques.

Du coton propre

Souvent, des produits chimiques toxiques sont utilisés dans la production des textiles et des articles en cuir. En 2013, Coop a rejoint la campagne Detox de Greenpeace pour lutter avec succès contre ce fléau. 

De nos jours, bon nombre de vêtements sont confectionnés dans des pays en développement, généralement dans des conditions douteuses. «L’utilisation de substances chimiques tels des métaux lourds, du formaldéhyde ou des hydrocarbures aromatiques est courante dans le traitement des textiles», nous explique Daniela Walker de Greenpeace Suisse. Cette jeune femme de 25 ans est responsable de la campagne Detox lancée en 2011 par l’organisation environnementale, qui milite pour faire disparaître les substances toxiques de la production des textiles et des articles en cuir.
Coop a été la première entreprise suisse à s’engager, comme le confirme Anna Vetsch (34 ans), responsable de projets Développement durable chez Coop: «Depuis la signature de l’engagement Detox, nous avons déjà beaucoup accompli.» En effet, en collaboration avec Systain Consulting, une entreprise spécialisée dans le domaine, Coop a organisé des ateliers consacrés à la gestion des produits chimiques à l’intention d’un grand nombre de ses fournisseurs en Inde et en Chine. «Notre approche a ceci de particulier que nous envoyons des formateurs de Systain dans les usines directement après les ateliers. Sur place, de concert avec les responsables des usines, ils déterminent les possibilités d’amélioration et fournissent des conseils aux fabricants concernant leur utilisation des produits chimiques», ajoute Anna Vetsch. La «liste négative» pour les textiles et le cuir aide les experts dans leur tâche. Toutes les substances préoccupantes que Coop veut bannir progressivement d’ici à 2020 y figurent. Fin 2017, Coop avait déjà éliminé trois groupes de substances chimiques dangereuses de sa production textile et était sur la bonne voie pour faire disparaître les autres, comme l’atteste un rapport de contrôle interne récemment paru.

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Coop sur la bonne voie

Les risques pour l’environnement s’en trouvent minimisés tout au long de la chaîne de production. Les travailleurs dans les usines en bénéficient aussi, tout comme les consommateurs suisses, qui ont ainsi la certitude que leur nouvelle acquisition contient moins de substances nocives.
Par ailleurs, Greenpeace confirme aussi que Coop est sur la bonne voie dans son dernier rapport intitulé Destination Zero – Seven Years of Detoxing the Clothing Industry. «Grâce à ses pratiques commerciales responsables, Coop démontre qu’il est possible de réduire notablement l’utilisation de substances toxiques dans l’industrie des textiles et du cuir», déclare Daniela Walker.

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Toutes les paroles aux actes
Stefan Fehlmann

Rédacteur

Photo:
Remo Naegeli, DR
Publication:
lundi 06.08.2018, 12:30 heure

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