En Tanzanie, comme dans d’autres pays d’Afrique, les femmes doivent parcourir des kilomètres pour trouver de l’eau potable.

Eau vitale au pays de la grande soif

Afrique de l’Est En Tanzanie, l’eau est un bien aussi précieux que rare. La construction de puits permet d’améliorer durablement les conditions de vie de la population locale.

La recommandation de faire 10 000 pas par jour pour rester en bonne santé est totalement superflue pour les femmes de Shinyanga, région du nord de la Tanzanie (Afrique de l’Est). Elles doivent, en effet, faire bien plus que 10 000 pas pour aller chercher de l’eau. Comme dans la plupart des pays africains, cette corvée incombe aux femmes.

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Une période de sécheresse comme celle de cette année rend ce bien précieux encore plus rare. Les femmes, généralement accompagnées de leurs enfants, doivent chercher l’eau dans le lit des fleuves asséchés. Elles sont parfois obligées de creuser des trous de plusieurs mètres de profondeur pour en trouver. Cette eau est rarement salubre. Ce qui explique que le typhus et le choléra font partie du quotidien. Comme le relève l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 88% de toutes les maladies sont dues à l’eau souillée.

Du conventionnel au bio

Pour résoudre ce problème, on construit des puits. Cela permet d’améliorer l’approvisionnement en eau des agriculteurs et de leurs familles, et, partant, de leurs conditions de vie. Ce projet a été lancé par bioRe. Créée il y a bientôt vingt ans avec la participation de Coop, cette fondation aide avant tout les producteurs de coton de Tanzanie et d’Inde. Elle les forme pour passer de la production conventionnelle à la culture bio. Elle leur met des semences bio à disposition et leur garantit des prix équitables pour leurs récoltes.

Participation aux travaux

Les consommateurs d’ici peuvent soutenir cet effort en achetant le coton bio provenant de ces pays. Un geste concret qui a des répercussions directes auprès de milliers de cultivateurs et de leur famille.
Mais revenons à nos puits. Les paysans sont impliqués dans leur construction. Si une communauté villageoise souhaite en creuser un, elle constitue un groupe d’utilisateurs d’eau prêt à prendre la responsabilité du chantier.
Ce collectif s’engage à verser une petite contribution pour l’entretien ultérieur du puits. Il doit par ailleurs fournir les matériaux de construction disponibles sur place, tels que le sable et le gravier, et participer aux travaux.

Le vice-président de Coop sur place

Depuis 2001, 45 puits ont été creusés avec le soutien de Coop. Un seul puits garantit à 250 personnes d’accéder à suffisamment d’eau. Et surtout à de l’eau potable. Par ailleurs, 26 réservoirs ont été construits près des écoles pour les enfants des cultivateurs de coton. Ils permet-tent d’approvisionner 10 000 élèves et enseignants en eau potable.
Cet été, le vice-président de Coop, Philipp Wyss, est venu constater l’utilité des projets d’approvisionnement en eau. Il a fait un don spontané de 50 puits supplémentaires. Ceux-ci seront réalisés au cours de ces trois prochaines années.

Afrique subsaharienne

Quatre personnes sur dix n’ont pas accès à de l’eau potable

Source: ONU

Des actes pour le bien-être de tous

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Stefan Fehlmann

Rédacteur

Photo: Remo Naegeli

Infographie: Nik Emch

Remo Naegeli, infographie: Nik Emch.Remo Naegeli, infographie: Nik Emch

Publication:
lundi 12.10.2015, 14:50 heure

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