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La Vierge a été noircie par les flammes des bougies au fil des siècles. Ses mains et son visage furent peints en noir au XIXe siècle.

Scène du quotidien devant l'abbaye

La fameuse Vierge noire


Le joyau baroque


La majestueuse bibliothèque



Les écuries


Un passage au Goldapfel est un MUST

Einsiedeln: la perle baroque

L’église abbatiale attire chaque année de nombreux pèlerins et voyageurs, venus prier et admirer la magnifique Vierge noire.

Une forêt sombre, deux corbeaux et une Vierge noire. Ces trois éléments d’apparence morbide sont les protagonistes de l’histoire d’Einsiedeln, l’une des destinations de pèlerinage les plus importantes d’Europe et la première en Suisse, avec un million de visiteurs par an. Tout commence dans le bois où l’anachorète Meinrad a choisi de vivre en 828. Puis, le 21 janvier 861, l’ermite est tué par deux malfrats. La légende veut que les deux corbeaux qui vivaient avec le saint homme aient poursuivi ses assassins jusqu’à Zurich et y aient attiré l’attention des autorités à force de croassements. C’est ainsi que ces oiseaux sont devenus le symbole de la bourgade du canton de Schwyz.

La tradition monacale prend vie au début du Xe siècle et, toujours selon la légende, dans la nuit du 14 septembre 948, Jésus en personne inaugura la chapelle d’Einsiedeln pour la consacrer à sa mère. C’est par la suite que débutèrent les pèlerinages.

La garde-robe de la Vierge

La magnifique statue de la Vierge, située dans la chapelle à l’entrée de l’église, initialement noircie par la fumée des cierges et des lampes à huile, puis peinte en noir, est parée depuis le VIIe siècle de somptueux habits à la mode de la Cour d’Espagne de l’époque.

Sa «garde-robe» se compose de 30 tenues. «Certaines de ces précieuses pièces datent même de 300 ans», nous explique notre guide d’Einsiedeln Tourismus.

La bibliothèque est un autre motif de fierté du complexe abbatial. Non seulement parce qu’elle constitue un véritable joyau de l’art baroque, mais aussi parce qu’elle réunit des trésors uniques, comme d’anciens manuscrits enluminés du Moyen Age ou encore une Bible de 1967, illustrée par Salvador Dalí.

Après la visite de ces lieux, le contraste avec l’environnement alpin des alentours est des plus frappants. Au fond ducomplexe se trouvent les anciennes écuries ainsi que les stalles actuelles «des chevaux de la Vierge». Des cloches de vaches résonnent au loin et l’air est empli de l’odeur du foin: autant d’éléments qui font également partie de la vie bénédictine. Après les prières à l’église et la lecture dans la bibliothèque, vient le moment du travail. Outre les moines, près de 200 personnes de la région travaillent à l’abbaye.

A quelques pas de là, une visite de la minuscule pâtisserie et de son musée du pain d’épice adjacent s’impose. Franchir le seuil du «Goldapfel» nous transporte immédiatement dans le passé, mais renvoie également à de doux souvenirs d’enfance. Le mobilier rétro et les vitrines regorgeant de friandises ne font pas saliver que les plus petits.

La pâtisserie locale la plus réputée est le «Shafbock», un petit biscuit extrêmement nutritif. Destiné à revigorer les pèlerins sur le chemin de Compostelle, il ravit aussi les papilles de ceux qui, comme nous, reprennent tout simplement la route pour rentrer chez eux.
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Infos pratiques

Visite du monastère

Sur les pas des bénédictins
Einsiedeln Tourismus organise tous les jours (sauf le dimanche et les jours fériés) des visites guidées du célèbre monastère et de sa bibliothèque.

Pour une visite en français, il est conseillé de réserver au préalable. Durée: 60, 90 ou 120 minutes.

Réservation en ligne via le lien ci-dessous.
Infos: 055 418 44 88  

Visiter Einsiedeln
texte:
Raffaela Brignoni
Photo:
Pino Covino
Publication:
lundi 19.03.2018, 14:02 heure