1 von 7








Élevage à l’air frais

Grisons À Vnà, en Basse-Engadine, Corsin Casura élève des vaches et des veaux à 1600 mètres. À l’heure où les jeunes quittent le village pour la ville, le trentenaire ne changerait de vie pour rien au monde.

L e chaleureux village de Vnà est très romantique. Il se situe à 1600 mètres d’altitude en Basse-Engadine (GR), sur une terrasse ensoleillée surplombant Ramosch, à moins de 20 kilomètres de Scuol. Les murs épais des vieilles fermes résistent au rude climat depuis des décennies, voire des siècles. Il y a également une petite église. Elle est classée et rappelle une époque où régnait encore une activité agricole intense à Vnà. Le village ne compte plus que 64 habitants, dont une bonne cinquantaine à l’année. La petite commune subit le sort de nombreux autres villages de montagne: en quête de nouvelles perspectives, les jeunes s’en vont dans la vallée, dans les villes, là où la vie bat son plein et où les opportunités sont nombreuses.
Corsin Casura démontre que ce n’est pas une fatalité. Cet agriculteur de 34 ans a grandi à Vnà et y exploite aujourd’hui un élevage bovin avec des vaches allaitantes. Dans une grande étable à stabulation libre, il soigne 49 vaches et 45 veaux, tandis que Muni Konrad veille à ce que les veaux ne sortent pas. La viande des animaux vendue chez Coop sous le label «Pro Montagna Natura-Beef» est très prisée.
Ce n’est pas facile pour le jeune agriculteur de se séparer de ses animaux, qu’il connaît tous par leur nom. «Je ne suis pas de marbre, j’ai une relation avec chacune de mes bêtes. Mais je suis heureux lorsque j’ai tout bien fait et que le consommateur est heureux. Ainsi, la boucle est bouclée.»

«

Mon travail et mes animaux me passionnent»

Corsin Casura (34 ans), agriculteur

Nourries avec ses cultures

Et c’est précisément ce cycle qui lui tient à cœur, comme il nous l’explique: «Je produis du bio. La nourriture des vaches provient de mes propres cultures, je n’achète rien. De plus, les vaches passent les mois d’été à l’alpage où elles se rassasient d’herbes de montagne. Et lorsque la récolte est mauvaise, je prends simplement trois vaches de moins à l’étable.»
Il dispose de quelque 70 hectares pour nourrir lui-même ses vaches. Des terres qu’il a progressivement achetées ou louées à des paysans ayant arrêté de les exploiter. Une chose qui ne viendrait pas à l’esprit de Corsin Casura, même en rêve: «J’aime ce style de vie. Mon travail et mes animaux sont une passion.»
L’homme est bien occupé. Outre déblayer la neige pour le compte de la commune et son activité au sein de plusieurs associations locales, sa journée à l’étable débute au plus tard à 6 heures et demie. L’été parfois même plus tôt, car lorsqu’il faut rentrer le fourrage, il y a naturellement davantage de travail qu’en hiver. Et cela sept jours sur sept, avec l’aide de deux apprentis.

Dans l’étable, ici avec son aîné Lino (3 ans), Corsin Casura prend soin des animaux.

Un rythme à respecter

«Les vaches sont habituées à un déroulement précis de la journée. Si on le modifie, elle sont inquiètes», explique ce paysan de montagne engagé, qui veut éviter à tout prix de les perturber.
La protection animale est pour lui la priorité numéro un. Il accorde une grande importance à la santé des vaches. C’est pourquoi il a choisi la race limousine, une race ancienne qui se distingue par la qualité de sa viande, sa robustesse et sa capacité d’adaptation. Un avantage qu’il ne faut pas négliger, car l’hiver peut être relativement froid dans une étable à stabulation libre.
Mais cela ne fait pas de mal aux vaches, comme l’explique Corsin Casura: «L’air frais permet d’avoir des animaux en bonne santé, avec peu de parasites. Je vois rarement le vétérinaire.»
Lorsque c’est le cas, il vient la plupart du temps pour les contrôles de routine et «il repart en général assez vite,
sans avoir de remarques à faire», se réjouit-il.

Exploitation familiale agrandie

Revenu à Vnà après sa formation d’agriculteur dans le canton de Zurich, il a repris l’exploitation de ses parents et l’a agrandie petit à petit. Un travail de taille. Mais son succès lui donne raison. Avec son épouse Tanja, ils ont récemment construit une maison. Grâce à leurs enfants Lino (3 ans) et Amelie (1 an), le village de Vnà compte de nouveaux habitants!
La famille n’est pas près de faire ses bagages pour s’installer sous d’autres latitudes. Non, abandonner n’est vraiment pas une option pour quelqu’un comme Corsin Casura. Au contraire: «J’ai 34 ans. Il doit y avoir encore beaucoup de choses passionnantes à faire.» Il a plein de projets en tête et vient de reprendre un élevage de moutons à Scuol. Mais ça, c’est une autre histoire…

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.










Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Stefan Fehlmann

Rédacteur

Photo:
Andy Mettler, DR
Publication:
lundi 06.03.2017, 12:40 heure



Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?