Emilie et Céline Troillet, le duo de Mnémosyne dont le deuxième CD va sortir en fin d’année.

Émilie et Céline Troillet: c’est la scène qu’elles préfèrent

Musique Elles sont sœurs et juristes, mais aussi chanteuses, compositrices, interprètes et vont sortir leur second CD. Rencontre d’un sacré duo.

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On a toujours fonctionné à deux. Mais rassurez-vous, on a chacune nos vies! »

Céline et Emilie Troillet: deux sœurs aux ressemblances troublantes. Deux musiciennes accomplies tant au piano que dans le duo de leurs voix. Au début de l’année, elles ont enregistré au studio ICP de Bruxelles, qui a vu défiler de grands noms tels que Jean-Jacques Goldman, Mylène Farmer ou Maurane. Encadrées par Michael Jones. Elles ont finalisé leur album la semaine dernière à Londres, album qui est attendu pour la fin de l’année.


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Votre duo s’appelle Mnémosyne, comme la déesse grecque de la mémoire. Ce n’est pourtant pas le nom le plus évident pour qu’on se souvienne de vous!
Emilie. C’est bien la déesse de la mémoire, mais nous avons choisi ce nom car c’est avant tout la mère des neuf muses de la mythologie grecque. La danse, la comédie, la poésie, le chant… cela rassemble des domaines d’activité auxquels nous avons toutes les deux touché depuis notre enfance.

Et c’est dans la musique que vous avez percé. Pourquoi cet art-là en particulier?
Céline. Nous avons toutes deux commencé le piano très tôt, aux alentours de 5 ans. J’avoue que dans un premier temps je suivais l’exemple de ma grande sœur modèle (rires). Ensuite nous avons été solistes dans un chœur durant notre adolescence. Et dès lors, nous nous sommes produites en concert pour la famille, des galas, etc. Et de fil en aiguille, nous avons créé nos propres morceaux.
Emilie. Il faut dire aussi que nous avons été baignées dans la musique depuis petites. Nos grands-parents, côté maternel, étaient solistes dans un chœur. À la maison, dans la voiture, lors des fêtes familiales, il y avait toujours une musique de fond.
 
Vous vous ressemblez énormément, vous partagez la même passion pour la musique, exercez dans le même domaine du droit. Comment vous distinguez-vous l’une de l’autre?
Emilie. Nous sommes très proches mais n’avons pas le même caractère. Céline est peut-être plus altruiste. Elle noue plus facilement contact au premier abord, avec spontanéité et confiance.
Céline. Emilie est plus perfectionniste. C’est un avantage pour la création et la composition car elle va dans les détails et dans la profondeur des choses. Là où je n’irais peut-être pas toujours creuser.



Sur le plan musical, même si vos voix s’entremêlent, elles restent bien distinctes…
Emilie. Céline a une voix plus grave et comme teintée de velours. Elle chante avec plus de puissance, ce qui amène de la force au duo et maintient le tout.
Céline. Emilie est plutôt alto, elle chante avec beaucoup de sensibilité. Sa voix donne un côté aérien au duo. 

Quels artistes vous inspirent?
Céline. En ce moment, je réécoute du Sade, pour son côté soul. Rebecca Ferguson est une artiste que j’admire également beaucoup, tout comme Nina Simone et Adele… ce sont de vraies divas.
Emilie. L’album qui m’a donné envie de chanter est l’album D’eux de Céline Dion. Maintenant, celui qui tourne en boucle est If you wait de London Grammar et j’adore le nouveau CD du groupe islandais Of Monsters and Men.

Le billet pour Bruxelles, pour leur 2e CD

Vous êtes toutes les deux juristes. Comment passez-vous des articles de loi au clavier?
Céline. Ça nous apporte un bon équilibre. On aime le droit, son côté technique, mais nous avons besoin de la musique comme échappatoire, pour évacuer notre stress et tout simplement pour rêver (rires). Aujourd’hui cette passion a pris une place très importante, de manière presque inattendue. On essaie donc de jongler au mieux entre ces deux univers très prenants.
Emilie. Par ailleurs, le droit apporte une structure à notre passion. Cette discipline nous a appris la rigueur. Nous nous obligeons à rester très concrètes, avec les pieds sur terre.

Une scène qui vous fait rêver?
Céline. En Suisse romande, le Théâtre de Beausobre à Morges est magnifique. C’est une grande salle avec une ambiance chaleureuse.
Emilie. Pour moi, ça serait la scène des Francofolies de Montréal. J’ai vécu six mois là-bas et je trouve que les gens au Québec sont très réceptifs à l’art.  

Le micro, symbole de leur parcours musical.

Et finalement, êtes-vous plutôt studio ou scène?
Emilie. La scène est un lieu de partage d’émotions. On peut vraiment se lâcher et ça me plaît énormément.
Céline. Bien qu’une expérience telle que celle à l’ICP Studio reste incroyable, je préfère aussi la scène. Présenter nos créations au public reste les moments les plus forts en émotions!

4 dates dans la vie des sœurs musiciennes

1984 Naissance d’Emilie (l’aînée) à Sion. Et en 1988 de la cadette Céline.

2008 Elles fondent leur groupe Mnémosyne, aux airs pop, rock, soul. www.mnemosynepop.com

2012 Les deux sœurs aux voix limpides sortent leur premier CD, «Mnémosyne».

2015 Septembre. Elles partent à Londres, à Abbey Road Studio (le studio des Beatles), finaliser leur album.

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Sophie Dorsaz

Rédactrice

Photo:
Olivier Maire
Publication:
lundi 21.09.2015, 15:30 heure



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