En tanzanie sur la piste du coton bio

Sécheresse Pour les cultivateurs de coton bio tanzaniens, la vie n’est pas facile. Cela n’entame pas leur confiance en l’avenir. Melanie Winiger, ambassadrice et styliste de la marque Naturaline, en est restée bouleversée.

La Tanzanie en juillet. Le pays, dans lequel il n’a pas plu depuis le mois de février semble disparaître dans un nuage de poussière. Dans le parc national du Serengeti, les touristes affluent dans l’espoir de voir des lions au cours d’un safari. Ils ne se rendent pas compte de la misère qui sévit dans la région de Shinyanga, 200 km plus à l’ouest. Là-bas, les cultivateurs de coton bio se battent pour essayer de garder la tête hors de l’eau. Ce n’est là qu’une image puisque à cause de la sécheresse, seuls 37% des quelque 10 000 tonnes de récoltes attendues ont pu être cueillis.

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Melanie Winiger (36 ans) s’est rendue sur place avec des responsables de Naturaline, Philipp Wyss, le vice-président de Coop, et quelques journalistes dans le but de mieux connaître la culture du coton bio utilisé pour Naturaline. Elle n’a pu que constater les dégâts. Malgré cette situation difficile, les paysans gardent une attitude positive. Ils s’intéressent à leurs visiteurs suisses et leur hospitalité est plus que chaleureuse. Melanie est impressionnée: «Les gens n’ont rien et pourtant, ils conservent leur humour.» Heureusement, tout n’est pas aussi sombre. En dépit de leur infortune, les paysans sont partenaires de la fondation bioRe. Ils profitent ainsi d’un vaste programme qui les aide à améliorer leurs conditions de vie de manière tangible.

Livraison de coton. Pour les cultivateurs, c’est comme de l’or blanc.

Un prix équitable

La fondation, créée en 1997 par la société de négoce de textiles Remei et Coop, les soutient dans leur transition vers la production de coton bio. Elle les forme à l’agriculture biologique, met à disposition les semences appropriées, donne des conseils et, surtout, leur paie un prix équitable. Celui-ci est en outre assorti d’une garantie de prise en charge et d’une prime bio. Pour le cultivateur de coton Masalu Majasa, c’est une aubaine. Dans son malheur, il a de la chance: sur les 19 tonnes de récolte attendues, il lui en reste 7. Il peut malgré tout s’estimer heureux, car la bonne récolte de l’année dernière lui a permis de constituer des réserves. Sa famille – qui compte 25 membres – pourra ainsi joindre les deux bouts.

Philipp Wyss en train de peser du coton bio.

Quelques villages plus loin, la situation est en revanche plus grave pour Elias Ngusa. Le maïs, principal aliment de base des paysans, est en grande partie desséché. Pour que ses dix enfants puissent survivre, il a vendu un de ses bœufs. Une décision difficile à prendre car c’est de la main-d’œuvre en moins. Pour éviter le pire, la fondation bioRe a décidé de constituer des réserves de maïs destinées aux paysans.
Mais cela reste une solution d’urgence. Les paysans doivent s’impliquer et respecter des directives strictes. Ils s’engagent à travailler sans pesticides et en utilisant uniquement de l’engrais naturel. Du fumier de vache par exemple. Pour préserver la fertilité des sols à plus long terme, ils doivent pratiquer une stricte rotation des cultures. Par exemple avec du coton, du maïs, du millet et des légumes.

L’ex-Miss Suisse envisage de financer elle-même l’un de ces puits.

Ce sont environ 2000 paysans issus de 21 villages qui sont impliqués dans le projet. Ils ne profitent pas seulement de l’aide en matière agricole, mais aussi de différentes autres initiatives. Comme l’approvisionnement en eau, ressource inestimable en Tanzanie. Mais là aussi, leur participation est exigée. La fondation prend en charge le coût de l’ouvrage, soit environ 5000 francs. Elle peut compter sur le soutien financier de Coop. Ce soutien se manifeste parfois spontanément comme, par exemple, lors de la visite d’un puits dans la petite localité d’Itaba. Philipp Wyss y a promis la construction de 50 puits supplémentaires sur les trois prochaines années en plus des 43 déjà financés. Natura-line représente beaucoup pour le vice-président de Coop. L’engagement de la fondation bioRe et des paysans l’impressionne particulièrement. 

«

Je vois ici le résultat de cette aide»

Melanie Winiger, ambassadrice de Naturaline

Chaque puits garantit l’accès à une eau potable à environ 250 personnes. Cet aspect a touché Melanie Winiger. L’ambassadrice de Naturaline a spontanément décidé d’en financer un: «5000 francs, ce n’est pas grand-chose si cela permet d’approvisionner en eau tout un village», a-t-elle déclaré, visiblement émue, avant d’ajouter: «En plus, je vois ici le résultat de cette aide. C’est quelque chose de concret, pas juste un reçu de versement!»

Naturaline ne serait rien sans les fleurs de coton bio.

Naturaline

Un succès durable

Depuis 1995, Coop Naturaline s’engage pour la mode en utilisant du coton bio issu du commerce équitable. Le franc succès de cette marque fait de Coop le plus grand distributeur au monde de textiles en coton bio et équitable. Celui utilisé pour Naturaline est issu de projets bioRe réalisés en Inde et en Tanzanie, développés dans le cadre d’une coopération de plusieurs dizaines d’années entre Coop et la société de négoce de textiles Remei AG. Dans les zones de projet, les paysans sont formés aux méthodes de culture biologique. Ensuite, bioRe leur garantit différentes prestations dont l’écoulement des récoltes de coton et des prix du marché plus élevés. Tout au long de la chaîne de production, des directives strictes sont respectées. Elles garantissent des conditions de travail justes et dignes. De plus, Coop pose des exigences écologiques élevées concernant le traitement des textiles utilisés pour les produits Naturaline: blanchiment sans chlore et teintures sans métaux lourds toxiques en font partie.
La fondation bioRe soutient d’autres projets dans le domaine de la gestion de l’eau, de la formation scolaire et des soins médicaux, avec des contributions essentielles du Fonds Coop pour le développement durable.

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Stefan Fehlmann

Rédacteur

Photo:
Remo Nägeli
Publication:
lundi 27.07.2015, 15:50 heure



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