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Mélange de saisons dans les environs du village grison de Pontresina.

L'Engadine, paradis des vététistes

L'hôtel Saratz fait la part belle à l'art (sculptures en bois au premier plan)

Le côté Belle Epoque de l'hôtel Saratz

Le village de Pontresina aux couleurs automnales

Rivière sauvage à proximité de Pontresina

Engadine: chef-d’œuvre de la nature

Escapade Partagée entre automne et hiver, la région grisonne dégage un charme fou. Visite guidée de Pontresina et de l’hôtel Saratz, l’un des bijoux de la station.

Le chemin ferroviaire qui mène à Pontresina, au départ de Coire (GR), est une aventure extraordinaire en soi, agrémentée de falaises à pic, de rivières sauvages et d’un mélange de couleurs magnifiques entre cimes enneigées et forêts d’un orange automnal en plaine. La ligne de l’Albula, des Chemins de fer rhétiques, et son parcours de 122 km entre Thusis et Tirano (Italie) via Saint-Moritz appartient au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle enjambe 196 ponts et traverse 55 tunnels sur l’ensemble de son trajet… Seuls trois convois au monde, dont celui qui nous mène au paradis, sont estampillés Unesco.

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L’animation à bord est assurée par un marchand ambulant et son chariot particulier orné d’un bouquetin (naturalisé, bien sûr!). Avec ses vêtements aux tons grisons, il fait la promotion, avec humour et dans la bonne humeur, des produits locaux. Les passagers sont ravis. À destination, soit à l’autre bout de la Suisse pour tout Romand, le village de Pontresina, à 1800 m.

Dix degrés qui font la différence

Lové entre les montagnes, enchanteur, décontracté, il accueille une clientèle helvétique (classe moyenne à supérieure) à 80 % – et 30 % d’Allemands l’été –, dont un grand nombre de familles.
En cela, il ne ressemble nullement à son grand voisin Saint-Moritz, pourtant seulement éloigné de 8 km, prisé, lui, de la jet-set internationale. L’atmosphère, par voie de conséquence, y est nettement plus guindée. «Mais nous avons un grand avantage par rapport à Saint-Moritz: lorsqu’il fait 25 °C ici durant la belle saison, le thermomètre affiche 10 °C de moins à Saint-Moritz à cause d’un vent qui souffle sans arrêt», explique Thierry Geiger, directeur parfaitement francophone de l’hôtel générationnel Saratz (93 chambres), l’un des bijoux de Pontresina, qui a fêté ses 150 ans samedi 24 octobre dernier.
Les touristes qui choisissent cette station, et l’Engadine en général, y pratiquent les sports d’hiver, mais profitent également d’une nature belle à couper le souffle pour effectuer des balades aussi diverses qu’inédites.
Jusque dans les années 1980, la fréquentation des touristes francophones – Romands et Français en tête – était nettement plus importante à Pontresina, car un Club Med, aujourd’hui disparu, y avait élu domicile.
Pour revenir à l’hôtel Saratz (★★★★s), l’essentiel de sa clientèle, soit les deux tiers, est composé de familles avec enfants. «Nous avons 70 à 80% de jeunes jusqu’à 12 ans parmi nos hôtes, souligne Thierry Geiger. Nous accueillons également des couples sans enfant et des retraités. Tous s’entendent bien. Souvent, les clients d’un certain âge relèvent le plaisir qu’ils ont à côtoyer des jeunes pour l’ambiance et le dynamisme qu’ils créent.»
Les plus petits, eux, sont aux anges avec deux piscines (intérieure et extérieure), mais aussi et surtout un parc de 3,5 hectares abritant notamment un tremplin et des tentes d’Indiens.
En cas de mauvais temps, une salle de jeu intérieure leur est dédiée. Deux jeunes femmes sont préposées à leur bien-être pendant que les parents peuvent vaquer à d’autres occupations. Elle est pas belle, la vie?

L’hôtel Saratz, qui vient de fêter ses 150 ans, joue à fond la carte écologique.

Géothermie profonde

L’hôtel Saratz pionnier

Depuis une année, l’hôtel Saratz a sa propre installation de géothermie profonde. Un forage dans le granit jusqu’à 1350 m a été effectué dans le jardin – une première en Suisse – afin de produire de l’énergie renouvelable.
À cette profondeur, la température de la roche atteint 40 °C et l’eau qui y circule est réchauffée à 25 °C. «Nous captons la chaleur au moyen de quatre pompes à chaleur. Elle alimente ensuite le circuit énergétique de l’hôtel», indique le directeur, Thierry Geiger.
Cette source d’énergie naturelle chauffe ainsi, à la température souhaitée, l’ensemble du complexe, la piscine intérieure, la grande piscine en plein air l’été, ainsi que la zone du wellness.
«L’installation géothermique couvre 60 à 65% des besoins en chaleur annuels», se réjouit le directeur.
Pour faire face aux pics de consommation, un chauffage à mazout continue d’être exploité en parallèle. Mais il est aussitôt devenu plus écologique grâce à l’approvisionnement géothermique. «Nous réduisons la consommation annuelle de mazout de 80 000 litres», souligne  Thierry Geiger. En résulte une diminution de rejet de CO2 de 200 tonnes par an.

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Photo:
www.remysteiner.ch; carte Rich Weber
Publication:
lundi 02.11.2015, 13:20 heure



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