Vue extérieure de la vieille ville

Bienne, un certain cachet médiéval

Découverte La cité de l’avenir seelandaise cache bien son passé prestigieux. Pourtant, quelques pas suffisent pour entrer dans une vieille ville riche en surprises.

En arrivant à Bienne, le visiteur passe presque obligatoirement par sa vaste place de la gare, porte ouverte sur la ville moderne et industrielle.
De l’autre côté, son flambant moderne accès au lac en jette. Il est doublé d’une jolie promenade, qui conduit, c’est selon, à la piscine, à l’embarcadère ou, tout simplement, à la suite de la balade, qui peut durer longtemps et changer régulièrement de décor.

Abonnez-vous ici à la newsletter pour suivre l'actualité de Coopération

Mais ce que le voyageur de passage ne soupçonne pas forcément, c’est que, à une bonne dizaine de minutes à pied de cet important nœud ferroviaire, se tapit une vieille ville médiévale au cachet éblouissant. Fondée vers 1225-1230 par l’évêque de Bâle, elle respire le calme et la discrétion «précisément parce que les touristes ne savent pas forcément où elle se trouve, voire qu’elle existe. C’est aussi la raison pour laquelle elle est pareillement préservée d’éventuelles nuisances», explique la guide Annik Wyss-Stuck. Désavantage: les commerces ne sont pas toujours suffisamment fréquentés pour survivre.

Les armoiries de Bienne

La cité bernoise a presque entièrement perdu ses origines. En effet, un incendie l’a totalement dévastée en novembre 1367. À partir de là et durant cinq ou six ans, Bienne est par conséquent restée ville morte. C’est durant les XVe, XVIe et XVIIe siècles qu’elle a été patiemment reconstruite jusqu’à arborer le visage qu’elle présente aujourd’hui encore.
«Si l’on a bâti Bienne à cet endroit, c’est en raison d’une importante source d’eau – appelée romaine –, qui existe toujours», ajoute Annik Wyss-Stuck.
L’on peut effectivement en apercevoir le clapotis sous verre dans un bureau de design et communication auquel les visiteurs ont accès.
La vieille ville compte trois places, chacune agrémentée d’une fontaine. La plus emblématique est sans doute celle du Ring (la plus ancienne) où se déroulent le marché des artisans (en été) et le marché aux puces (mai–octobre). Le marché aux légumes a lieu, lui, trois fois par semaine sur la place du Bourg.
Cette sorte de mini-sanctuaire s’anime d’événements réguliers, tels la fameuse kermesse, la fête des enfants, le passage de Saint-Nicolas courant décembre, etc.

La rue Basse

Rousseau et les poux!

Érigée sur un promontoire, l’église Saint-Benoît, passée protestante en 1528, séduit par son intérieur à dimension humaine et sans luxe ostentatoire.
Partagée entre rue Haute (cossue) et Basse (artisans), la vieille ville de Bienne a hébergé des célébrités. Par exemple le poète allemand Goethe, qui passa deux nuits à l’ancienne Couronne, une auberge il y a fort longtemps. Elle donne sur la large place du même nom qui, c’est dommage, n’est pas interdite à la circulation. La fontaine de l’Ange trône en son centre.
L’écrivain Jean-Jacques Rousseau trouva refuge au numéro 12 de la rue Basse. Un séjour désagréable puisqu’il fut aux prises avec des poux!
Pour l’anecdote, un salon de coiffure occupe le rez-de-chaussée de cet immeuble...

Le poète Goethe passa deux nuits dans la vieille ville.

«

La rue Haute est plutôt cossue, alors que la rue Basse est celle des artisans »

Une population romande à 40%

Bonnes adresses
La tour de la Rochette juste devant l’ancienne douane de la vieille ville héberge un restaurant réputé, La Tour. De l’autre côté de la rue, Les Caves offrent un décor original.

Culture
Le St. Gervais est une institution. La bâtisse de 400 ans fonctionne comme bistrot et lieu culturel.

Venelle
En effectuant une visite guidée (toute l’année sur réservation ou à dates fixes sans réservation pour les visites publiques), il est possible d’entrer dans une venelle (rue transversale médiévale très étroite). Étonnant.

Bilinguisme
Bienne (55 000 habitants) compte 60% d’Alémaniques et 40% de Romands.

Accès
De n’importe où en Suisse, la ville est extrêmement bien desservie par la route et le train. Très bon réseau de transports publics sur place.

Infos
Tourisme Bienne Seeland, Bahnhofplatz 12, 2502 Bienne, tél. 032 329 84 84; info@biel-seeland.ch

Le St. Gervais (plus de 400 ans d’âge) est une institution. Entrepôt viticole à la base, il est aujourd’hui un lieu culturel et un restaurant.

www.biel-seeland.ch

.

Photo:
Charly Rappo, Giotopoulos/Redux/Laif
Publication:
lundi 23.11.2015, 13:20 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?