«Je dois me réinventer et m’améliorer en permanence.»

Eros Ramazzotti: «J’ai pas mal appris au fil des années»

Rencontre Le fameux chanteur de charme à la pop romantique, Eros Ramazzotti, nous parle sans fard de l’Italie, son pays. De sa famille et des expériences de sa vie.

«

L’Italie est un beau pays, très beau même…»»

Qu’est-ce qui vous rend fier d’être Italien?
L’Italie est un beau pays, très beau même, mais je suis musicien et je veux laisser la politique aux gens qui en ont
la charge. Après, on ne peut pas dire qu’ils aient fait du bon boulot ces dernières années. Ou pour le dire autrement: l’Italie est comme une Ferrari mal conduite.

Que voulez-vous dire?
Avec une bonne politique et un État strict mais honnête et droit, le potentiel de ce pays pourrait être mieux exploité. Je constate cependant que des problèmes se posent aussi ailleurs dans le monde. Peut-être assiste-t-on à un effondrement général de la société.

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Comment pourrait-on l’arrêter?
Les mentalités doivent évoluer. Nous ne devrions pas nous soucier uniquement de notre propre personne, mais élargir notre horizon. Pour que la société se porte bien, nous devons tous nous sentir responsables de l’éducation et de la formation, ainsi que de la nature et de l’environnement. À l’époque où j’ai déménagé de Rome à Milan, il y a longtemps, on pouvait encore croire qu’on se trouvait déjà en Suisse. Beaucoup de choses ont changé.

À quoi est-ce dû?
Les adultes sont comme les enfants: ils reproduisent ce qu’ils voient. Les gens imitent malheureusement nombre de mauvais comportements dont ils sont témoins.

«Ma passion et mon outil de travail»

Les Italiens ont toujours été célèbres pour leur talent d’improvisation. Dans quels domaines vous sert le vôtre?
Je dois me réinventer et m’améliorer en permanence. Il ne suffit pas d’avoir vendu beaucoup de disques ou d’être connu depuis longtemps. Il y a vingt ou trente ans, on restait pendant des semaines ou des mois au hit-parade. Aujourd’hui tout est très rapide. Tu as vite fait de sortir du système si ton disque ne plaît pas au public sur-le-champ car, aujourd’hui, il y a une pléthore d’offres dans le secteur du divertissement – et pas seulement dans celui de la musique.

Qui a suscité votre engouement pour la musique?
Je suis né en 1963. J’ai donc été inspiré et porté par la musique puissante des grands artistes anglais et américains comme les Beatles, les Rolling Stones, Led Zeppelin, Santana et Genesis, mais aussi par des chanteurs-compositeurs comme Guccini, De Gregori, Baglioni, Pino Daniele et De André. Ma plus grande idole était Elvis Presley. J’avais à peine 17 ans lorsqu’il a disparu et sa mort m’a profondément touché.

«Pour me muscler les doigts»

Votre dernier album «Perfetto» ne comporte pas seulement des chansons d’amour. Votre 50e anniversaire vous a-t-il donné à réfléchir?
Le fait est que je me suis grandement amélioré comme compositeur au fil des années. J’ai pas mal appris en tant que producteur et je travaille avec des musiciens toujours plus talentueux. Comme les textes n’évoluaient pas au même rythme, j’ai fait appel à de nouveaux auteurs et j’ai essayé de trouver avec eux des thèmes sur lesquels un artiste de mon âge pouvait encore chanter. Ma nouvelle famille a également été une source d’inspiration.

En tant que père d’âge mûr, que souhaitez-vous faire différemment avec Gabrio et Raffaela?
Un père aime toujours ses enfants, qu’il ait 20, 30, 40 ou 50 ans. Je remarque néanmoins que je perçois les choses d’une autre façon et que j’interagis différemment avec les enfants parce que j’ai plus d’expérience.

Ce n’est pas parfois irritant d’avoir deux enfants en bas âge et une fille de 18 ans qui est déjà une jeune femme?
Non, absolument pas. Nous sommes en 2015. Les familles recomposées sont légion. Nous essayons de relever ce défi en adoptant une attitude positive et d’inculquer aux enfants ce qui est vraiment important dans la vie. Tout le reste, ce ne sont que des foutaises dictées par l’un ou l’autre, vous savez…

Dans le morceau «Tu gelosia», vous abordez le thème de la jalousie. C’est un sentiment qui vous est familier?
Je ne suis pas jaloux, mais je suis très attentif dans la mesure où la jalousie dépend de notre propre comportement. Lorsque tout va bien dans une relation, il n’y a pas de raison d’être jaloux. Si tu ne traites pas l’autre de la manière dont il le mérite, il risque fort de s’éloigner de toi. Mais dans ce cas, c’est à toi qu’en revient la faute et tu n’as pas de raison d’être jaloux. 

Vous vivez à Milan. Avez-vous visité l’exposition universelle?
J’ai entendu beaucoup de commentaires positifs et je m’y rendrais volontiers, mais il faudrait que j’y aille à minuit pour pouvoir me déplacer librement! (Rires)

Quatre dates dans la vie du chanteur

1963 Il naît à Rome le 28 octobre. Son père est ouvrier, sa mère, ménagère.

1996 Naissance de sa fille Aurora, dont la mère est Michelle Hunziker. Le couple se sépare en 2002.

2014 Il épouse en secondes noces Marica Pellegrinelli. De cette union naissent Raffaela et Gabrio.

2015 Il sort son 14e album, «Perfetto», et entame en septembre une tournée mondiale (à Zurich le 5.10).

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Texte: Reinhold Hönle

Photos: Stefania Rosini, SP

Publication:
lundi 03.08.2015, 11:30 heure



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