Ewan McGregor

Cinéma L’acteur écossais Ewan McGregor est le héros du thriller hitchcockien «Un traître idéal». Il nous en parle. Et nous dit sa passion pour la moto.

Il a été le poète amoureux fou de Nicole Kidman dans Moulin Rouge ou encore le Jedi Obi-Wan Kenobi dans Star Wars. Ewan McGregor brille devant la caméra tout en élevant quatre enfants avec son épouse française, en cultivant sa passion de la moto et en jouant les ambassadeurs pour l’Unicef. À présent, l’Écossais de 45 ans est à l’affiche du palpitant thriller Un traître idéal, adapté d’un roman de John le Carré. Il incarne Perry, un Britannique en vacances avec sa femme (Naomie Harris) à Marrakech.
Il sympathise alors avec Dima (Stellan Skarsgard), un mafieux russe charismatique qui va entraîner le couple dans l’univers dangereux de l’espionnage. Rencontre dans un palace londonien.

Vous êtes un lecteur assidu de John le Carré ?
Je n’avais lu aucun de ses romans avant de tourner cette adaptation. Généralement, je ne lis pas de thrillers. J’ai été surpris en découvrant le scénario parce que je m’attendais à ce que l’intrigue prenne le dessus sur tout le reste. En fait, la caractérisation des personnages est très détaillée. C’est ce qui m’a beaucoup plu et aussi aidé à jouer mon personnage.

Votre personnage, Perry, est un homme ordinaire qui devient un héros, non?
Héros, je ne sais pas, mais en tout cas il parvient à réparer quelque chose qui était brisé en lui. Sa relation avec Dima est intéressante mais n’existe qu’à cause des problèmes qu’il traverse avec sa femme. J’ai été avant tout séduit par l’idée d’incarner un homme qui a mis à mal son mariage. J’ai trouvé cool qu’un film démarre avec un couple dans cette situation.

Comment analysez-vous ce couple?
Dans le roman, il est clair que Perry a été un prof de haut niveau à Oxford mais les choses ont mal tourné pour lui. Il a fini par enseigner dans une université à Londres et sa femme gagne plus que lui. Il se sent émasculé et finit au lit avec une de ses étudiantes. Il a fait du mal à son épouse et abîmé son couple. En aidant Dima et sa famille, il redonne un sens à sa vie. Même si cela est compliqué d’aider quelqu’un qui a fait des choses terribles.

Comment réagiriez-vous si vous étiez confronté à une telle situation?
En fait, j’ai rencontré un homme semblable à Dima lors de mon premier grand voyage en moto avec mon pote Charlie, en 2004. En traversant l’Ukraine, nous avons été arrêtés pour excès de vitesse par un flic. Il ne nous a pas collé d’amende et nous a même invités à loger chez lui au lieu de nous laisser passer la nuit à l’hôtel. Quand on est arrivés chez lui, on a découvert qu’il était à la tête d’une bande de malabars armés, des mafieux assurément. Cela dit, il était très hospitalier et nous a raconté sa vie dans la marine durant la guerre froide.

Vous a-t-il reconnu?
Aucune idée. On a passé la nuit chez lui et puis on est repartis le lendemain. On sentait que ce type était dangereux et qu’il était mêlé à des histoires louches. Mais si, comme Dima, il m’avait demandé de livrer pour lui une clé USB à Londres, je l’aurais probablement fait. Il y avait quelque chose chez lui que j’aimais bien. Et pourtant j’avais peur de lui et j’étais plutôt content de partir!

Une compil’ d’Oasis, un de ses groupes préférés

Êtes-vous encore souvent sur votre moto?
Tout le temps. Je n’ai pas de motos ici, à Londres, parce que je n’y vis plus. J’en garde une chez mes parents, en Écosse. J’en possède un bataillon chez moi, à Los Angeles. C’est carrément un problème!

Votre famille ne se fait pas de souci pour vous?
Je ne peux pas m’arrêter sous prétexte que c’est dangereux. Je prends trop mon pied. J’ai sillonné la planète à moto mais je l’enfourche aussi pour aller au boulot quand je peux. Los Angeles est une ville dangereuse pour les motards. Les automobilistes ne mettent jamais leurs clignotants et font souvent des choses idiotes mais cela ne m’arrête pas. Mon pote Charlie s’est cassé les jambes en roulant au Portugal. Quand j’ai appris la nouvelle, je me suis forcé à remonter sur mon engin. Je ne voulais pas que cela m’inquiète trop.

Vous allez bientôt tourner la suite de «Trainspotting», le film qui vous a révélé il y a vingt ans. Avez-vous l’impression d’avoir beaucoup changé depuis?
Je me sens le même qu’il y a vingt ans. Mais certains aspects de ma vie sont très différents. J’ai quatre enfants, pour commencer. À l’époque, j’étais sur le point de devenir père pour la première fois. J’ai vieilli mais je fais le même métier et j’adore toujours jouer. L’an dernier, j’ai réalisé mon premier film American Pastoral. C’était un grand défi pour moi. Il m’a fallu beaucoup de temps pour trouver le courage de me jeter à l’eau mais je suis fier de l’avoir fait.

Une de ses motos favorites

3 dates dans la vie de l’acteur

1971 Naît à Crieff, en Écosse. Parents profs. Son oncle a joué dans les premiers «Star Wars».

1996 «Trainspotting», où il incarne un héroïnomane, fait de lui une star. Naissance de sa première fille, Clara.

2016 Joue dans «Un traître idéal», une adaptation du roman de John le Carré. En salle le 15 juin.

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Photo:
Getty Images,DR
Publication:
lundi 06.06.2016, 14:10 heure



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