«Diamonds are a girl’s best friend» («les diamants sont les meilleurs amis d’une fille»), disait déjà Marilyn Monroe.

Fiançailles baguées

Pierres précieuses Impensable, aujourd’hui, de faire sa demande en mariage sans un bijou diamanté. Mais il n’en a pas toujours été ainsi.

Quand j’ai été certain de demander à Dorota de m’épouser, la première chose à faire était de me procurer une bague». Dominique, de Comano (TI), a posé la question fatidique à sa compagne lors d’un séjour à Paris, il y a trois mois. Pour le futur mari, «la bague fait partie intégrante du rite de demande en mariage».
Le geste de ce trentenaire est à la mode. Depuis quelques années, plusieurs sondages soulignent en effet une augmentation des ventes des bagues de fiançailles en Suisse. La demande de solitaires surtout a augmenté au cours des trois à cinq dernières années. «Put a Ring On It» (Passe-lui la bague au doigt»), chante Beyoncé: un conseil que semblent suivre les dernières générations d’amoureux. En effet, le show-business et Hollywood, surtout, ne cessent d’influencer le choix des consommateurs.

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Les diamants ont toujours la cote

Ainsi, les diamants se trouvent à la première place des pierres offertes pour demander la main de sa bien-aimée. Et ce malgré le marché controversé du matériau précieux, avec le monopole du conglomérat diamantaire sud-africain De Beers et les guerres financées par la vente de pierres précieuses.
Aujourd’hui, des certificats, tels que celui de l’institut américain de gemmologie (GIA), le Kimberley Process Certification Scheme (KPCS) ou encore le Code éthique officiel de la branche suisse de l’horlogerie et des bijoux (Ethik Codex), visent à garantir la qualité et l’éthique de la vente des pierres.
Le tabloïd anglais Daily Mail affirme qu’une femme sur trois participe au choix de sa bague. Les bijoutiers suisses interrogés observent plutôt que les futurs maris helvétiques préfèrent surprendre leur partenaire, et que leur goût serait apprécié par leur fiancée: «La plupart des bagues que nous vendons sont retournées en magasin, déclare Beat Stierlin, manager de la bijouterie Sutter à Winterthour, mais pour ajuster la taille au doigt de l’heureuse élue.»

Comme dans un film

Si le romantisme n’est pas mort, il est toutefois devenu plus cher: «Actuellement, on dépense davantage pour un mariage. Les gens tiennent à en faire un grand événement», affirme Mario Galli, propriétaire de la bijouterie Galli, à Zurich. Tout est plus pompeux, y compris la demande en mariage. Une nouvelle mode arrive d’ailleurs des États-Unis: «Le wedding proposal, un véritable show où la demande en mariage est mise en scène. On trouve déjà un très grand nombre de vidéos sur Internet», affirme l’organisatrice de mariages de Tenero (TI), Mascia Brughelli.
Cette nouvelle mode veut qu’en plus du diamant, le prétendant offre une véritable flashmob à sa dulcinée: on est bien loin de la simple invitation à dîner d’autrefois. Une autre tendance débarque (lancée par les acteurs Johnny Depp et Charlie Sheen): la bague de fiançailles pour lui. Mais par ici, les diamants restent encore et toujours les meilleurs amis des femmes.

De Rome à De Beers

Anneau romain (IIe siècle ap. J.-C.) avec les deux mains serrées.

Anneau romain (IIe siècle ap. J.-C.) avec les deux mains serrées.
Anneau romain (IIe siècle ap. J.-C.) avec les deux mains serrées.

Dans la Rome antique, la bague de fiançailles («annulus pronubus»), portée à l’annulaire gauche, était particulièrement importante. Les nœuds d’Héraclès et le «dextrarum iunctio» (deux mains droites serrées) sont des allégories classiques qui soulignent un lien entre l’homme et la femme.
La technique de taille des pierres précieuses naît durant la Renaissance: des rubis et des diamants apparaissent sur les bagues les plus élaborées. Les tourterelles, les cœurs, les chiens (symboles de fidélité) et les roses (symboles de Vénus) sont aussi des emblèmes répandus. La période romantique voit apparaître la coutume de porter sur soi une mèche de cheveux de la personne aimée. Les bagues servent alors à les conserver. Dès les années 1940, la société sud-africaine De Beers met sur pied l’une des campagnes marketing les plus réussies de l’histoire, et le diamant devient, jusqu’à aujourd’hui, le must des demandes en mariage.

À la fin du siècle dernier, l’art et le design sont les témoins de l’air du temps: le diamant sera éternel, le mariage, plus forcément…

Les montures préférées

Le diamant sur la bague de fianÇailles

En 80 ans, le diamant est devenu incontournable sur les anneaux (chiffres pour les pays occidentaux).

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Texte: Giorgia von Niederhäusern

Photo: Musée national (DIG-28941 DIG-29126), Alamy

Infographie: Niki von Almen; source Bain&Comapny et Atwerp Diamond Centre, «The Global Diamond Industry»; Andrew Francis e Hugo M. Mialon, Emory University, Atlanta, «A Diamond is Forever» and Other Fairy Tales: The Relationship between Wedding Expenses and Marriage Duration»

Publication:
lundi 08.02.2016, 14:00 heure



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