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Avec les pinceaux, on commence un premier dessin sur la base de l’idée choisie.»


Les esquisses sont transformées en modèles de lapin en trois dimensions, qui permettent de visualiser l’apparence de la future figurine.

Marcel Baumann

Si le modèle en plâtre trouve grâce aux yeux des designers, les premiers prototypes de moule en plastique sont construits.








Fins lapins

Fabrication Le destin qui les attend n’est pas un secret. Mais qui sait comment naissent les lapins en chocolat? Une visite à la chocolaterie Halba permet de lever un coin du voile.

Pour colorier les premières esquisses, Marcel Baumann a recours à l’aquarelle.

Pour colorier les premières esquisses, Marcel Baumann a recours à l’aquarelle.
Pour colorier les premières esquisses, Marcel Baumann a recours à l’aquarelle.

Neuf mois. Le temps d’une grossesse. C’est le temps qu’il faut pour «accoucher» d’un lapin de Pâques, des premières esquisses à l’emballage final… Entre les deux, bien sûr, il y a toute une série d’étapes. L’une d’elles se trouve à Wallisellen (ZH), dans le bureau de Marcel Baumann, responsable innovation et développement chez Chocolats Halba. Le quinquagénaire joue le rôle d’intermédiaire entre les clients et la chocolaterie. Il connaît, d’un côté, les exigences du marché et, de l’autre, les difficultés techniques. «Quand on crée un lapin, on recueille d’abord les souhaits et les propositions de l’équipe d’approvisionnement de Coop. Notre équipe se base ensuite sur ces renseignements pour développer des concepts. On a déjà eu de drôles d’idées, comme un lapin composé exclusivement d’oreilles», se rappelle Marcel Baumann, le sourire aux lèvres. En effet, d’après les sondages, les Suisses se ruent systématiquement sur les oreilles…

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Les modes et les évolutions de la société influencent évidemment la conception des lapins: «Aujourd’hui, ils sont stylisés et arborent une expression caricaturale. Les petits sont de plus en plus recherchés.»

Le premier modèle en plâtre montre à quoi ressemblera le lapin.

D’abord des modèles en plâtre

De l’idée jaillit l’ébauche, pour laquelle il faut clarifier des points essentiels, selon Marcel Baumann: «Est-ce que le lapin est debout, assis ou couché? Quels chocolats utiliser pour le décorer?»
Dès cette étape, il faut tenir compte de ce qui est réalisable ou non. «Ce n’est que lorsqu’on a répondu à ce genre de questions qu’on peut se mettre au travail. Avec les pinceaux, on commence un premier dessin sur la base de l’idée choisie.»
Marcel Baumann est un chocolatier et un technologue en denrées alimentaires polyvalent; sa formation artistique lui est très utile dans son travail. Les dessins finalisés par le client sont ensuite soumis aux fabricants de moules professionnels. Les esquisses sont transformées en modèles de lapin en trois dimensions, qui permettent de visualiser l’apparence de la future figurine. Tout au long de la phase de conception, l’équipe de Coop et les designers se concertent en permanence. Lorsque tout le monde est satisfait, un premier modèle en plâtre est produit histoire de voir à quoi ressemble le nouveau lapin. S’il trouve grâce aux yeux des designers, les premiers prototypes de moule en plastique sont construits. Il s’agit ensuite de tester ces moules. C’est là que les chocolatiers de l’équipe de développement interviennent.
Sur une table en marbre, Daniel Hochuli tempère le chocolat au lait en le remuant et en le refroidissant, avant de le verser dans le prototype de moule. Le chocolat qu’il utilise est élaboré selon la même recette que les tablettes de chocolat fin de Chocolats Halba. «La seule différence réside dans sa teneur en beurre de cacao, plus élevée pour que le chocolat puisse être réparti de façon égale dans le corps du lapin.» À relever que Chocolats Halba n’utilise pour ses produits que du beurre de cacao.

Une fois les yeux et les pois en place, le chocolat pourra être coulé dans le moule.

Des détails choisis avec soin

Daniel Hochuli apprécie le côté créatif: «C’est chaque fois une belle expérience.» Ceux qui découvrent ce métier y verront cependant d’autres avantages, comme le fait que le chocolatier doive goûter. Cependant, avant cela, il faut vérifier si le modèle de lapin se détache du moule. «Pour s’assurer que la production se déroule sans accroc, nous devons choisir soigneusement les détails du lapin et leur emplacement», précise le chocolatier.
«Un point de couleur ne peut par exemple pas se trouver entre les deux moitiés, ni sur une surface trop raide, d’où le chocolat de décoration liquide pourrait couler.»
En outre, les bords ne doivent pas être trop saillants ni trop anguleux, afin de ne pas abîmer le lapin quand il est sorti du moule. La production démarre lorsque tout est parfait. La dernière étape consiste à fabriquer de grands moules en plastique et à les installer dans les machines pour produire les milliers de lapins à pois qui seront offerts à Pâques.

La pose du nœud papillon en massepain demande habileté et précision.

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Natalia Ferroni

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Photo:
Heiner H. Schmitt
Publication:
lundi 07.03.2016, 14:25 heure



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