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Les marcheurs profitent d’un moment hors du temps avec une délicieuse fondue moitié-moitié.







Caquelon en balade

Outdoor Partir en randonnée, un caquelon dans le sac? Notre journaliste a testé la fondue en plein air. Il en est tout… remué. Une expérience savoureuse et quasiment inoubliable!

L’idée est belle. Simple. Authentique. Façon osmose. Communion avec la nature.
Ô Sarine, ô pont de Grandfey, ô plateau forestier de Balliswil! Merci de nous accueillir pour partager une fondue préparée sur un réchaud à gaz! La table de roche ressemble à un lieu sanctifié par quelques druides des âges anciens. Entouré de joyeux convives, Marie-Anne et Gilles, le touillage du gruyère et du vacherin va bon train. Un verre de blanc à la main, de la viande séchée en guise d’amuse-bouche, des cornichons pour faire illusion, oui, la chose est entendue.  «N’oublie pas de remuer en huit», lance Gilles, en plaisantant. Des coccinelles virevoltantes semblent apprécier ce fumet inhabituel. Oui, une fondue en pleine nature prend vite des airs d’aventure. Par chance, le vent ne s’est pas invité à la fête et le soleil transperce les nuages et illumine les visages. Les premières fourchettes plongent dans le mets onctueux aux vertus joviales. Le remueur a des qualités de rameur et le résultat n’en est que plus enchanteur. C’est beau. Au poil. «Une fondue dans ce cadre-là, c’est absolument magnifique, sourit Marie-Anne. Je reviendrai!» Le pont de la Poya en toile de fond, il allait de soi que le «Santé!» célèbre la Sarine, serpentant en dessous de notre monticule. Et Gilles de s’exclamer: «C’est bon de prolonger la saison des pique-niques!»

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Randonneurs à fondue

Flash-back. Il m’était venu à l’idée lors de virées en canoë qu’il serait bien agréable de croiser un ami rameur sur le lac de Schiffenen et d’accoster la plage de Guin (FR/Düdingen)… pour faire mitonner une fondue, pardi! J’ai donc acquis un réchaud à gaz et l’aventure s’est accomplie pour la première fois au printemps 2014. Une sérénité formidable s’était dégagée des effluves de fromage alliés à l’air marin.

J’ai ensuite remis le couvert au mois d’octobre 2014 au bord du lac de Sils en Haute-Engadine, à quelque 1800 m d’altitude. Avec un ami philosophe, nous avions fait le tour de la presqu’île de Chastè, où s’érige un monument en hommage à Friedrich Nietzsche. J’avais dans mon sac à dos le caquelon, le réchaud et tout l’attirail du randonneur à fondue.

Dès que nous avons aperçu une table trônant sur un bras de terre, les manœuvres ont débuté. On se permit même une petite 6e symphonie de Beethoven, la Pastorale, au son d’un smartphone. Je ne vous dis pas comme ça inspire le remuage.

Il y a quelque chose hors du temps dans ces excursions «fonduesques». On ne repasse plus jamais à l’endroit du forfait sans avoir une émotion gustative. De la poésie. On a en quelque sorte marqué l’endroit et les protagonistes sont les seuls à partager cette fortune. Si on y pense, c’est aussi ça la force de la fondue, on peut la faire à peu près n’importe où!

Fromage

Consommation par habitant en 2013

Source Fédération internationale de laiterie 2014

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Alain Wey

Rédacteur

Photo:
Charly Rappo
Publication:
lundi 19.10.2015, 14:30 heure



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