Le bien-être des poules passe par un abri étanche et isolé.

Gare à la poule mouillée

Froid En hiver, les poules se tiennent au chaud. Il faut veiller à ce qu’elles soient bien au sec et qu’elles aient de quoi boire.

Quand on a des plumes, on affronte l’hiver sans problème. Pour autant qu’on respecte leur rythme de vie (quasi pas d’œufs en hiver), qu’elles baguenaudent loin des enfers nommés batteries, où leurs sœurs martyres perdent jusqu’à leur plumage avant d’être abattues, les poules heureuses (ça existe, j’en ai rencontré) batifolent en caquetant gaiement dans les verts pâturages ou les jardins privés.
Quand les températures descendent, les poules heureuses rentrent plus vite le soir au bercail, où elles trouvent un bon nid de foin épais, des graines plus grasses (avec du maïs par exemple). «Le froid ne pose aucun problème, explique le Jurassien Sébastien Québatte, gardien d’animaux. En cas de tempête de neige, pas folles les poules, elles restent à l’abri dans leur maison (minimum 2,50 m × 2 m pour trois gallinacés) et se tiennent chaud.

Pattes et plumes sèches

»Par contre, jamais de poule mouillée. Les pattes et les plumes, et plus encore celles du ventre doivent absolument être séchées en cas de pluie ou d’humidité. D’où l’importance, en hiver, de changer la paille tous les jours, afin qu’elles se retrouvent toujours au sec.»
D’ailleurs, aussi raffinée soit-elle, poupoule pose ses crottes n’importe où… L’hygiène est essentielle à sa santé. L’abri doit être étanche et isolé du sol, «le must étant aussi d’isoler les murs avec un bois compressé écologique, conseille Sébastien Québatte».
L’ouverture est disposée côté soleil. Et gare aux prédateurs, fouine et renard, en hiver: l’enclos grillagé doit être profondément enfoui et les emplumées n’ont pas la permission de minuit.
Attention: beaucoup d’animaux meurent de soif en hiver. L’eau est tempérée quand on la sert aux caqueteuses, jamais chaude ni salée. À l’intérieur de l’abri protégé, il y a peu de chance qu’elle gèle, mais il est nécessaire de surveiller deux fois par jour. «Enfin, le bon sens recommande d’accueillir en Suisse des poules adaptées au froid!»

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«Mes poules soie ont des poux rouges»

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Line Baumberger, médecin vétérinaire à Neuchâtel

Line Baumberger, médecin vétérinaire à Neuchâtel
Line Baumberger, médecin vétérinaire à Neuchâtel

Petit acarien, le pou rouge est aussi appelé Dermanyssus gallinae. On le retrouve fréquemment dans les élevages de poules et pigeons. Visible à l’œil nu, il mesure entre 0,5 et 2 mm. Il s’attaque aux oiseaux, principalement durant la nuit, les piquant pour sucer leur sang. Les animaux sont agités, se grattent, développent des croûtes et des zones déplumées et, dans les cas les plus graves, une anémie qui peut être fatale aux sujets jeunes et affaiblis. Les poux se logeant dans les interstices sombres, d’où ils ne sortent que pour se nourrir sur leurs hôtes, la lutte contre ce parasite très résistant passe par un nettoyage minutieux et une désinfection de tout le poulailler avec un produit à base de pyréthroïde. Les poules domestiques peuvent aussi être traitées avec un antiparasitaire adapté délivré par le vétérinaire.

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

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Publication:
lundi 08.12.2014, 11:00 heure



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