1 von 3


«J’aimerais bien avoir un éléphant et une vache. C’est un rêve un peu fou.»


Geraldine Maras: «Le chocolat, c’est réconfortant»

Championne Unique femme parmi les dix meilleurs chocolatiers du monde, la Gruérienne d’adoption, Geraldine Maras, cumule créativité et dextérité. Rencontre.

Vous terminez l’année dans la peau de meilleure chocolatière du monde.
C’est la cerise sur le gâteau, une magnifique expérience et un grand bonheur pour moi, d’autant plus que c’était ma première participation à un concours. C’est un défi que je voulais relever depuis quelque temps déjà, mais je ne pensais pas pouvoir représenter la Suisse à Paris. Je dédie mon résultat à mon pays.

«

Je dis que mon mari est mon petit souvenir australien »

Abonnez-vous ici à la newsletter pour suivre l'actualité de Coopération

Pourquoi?
Parce que je suis tellement contente d’avoir pu compter sur le soutien de ma famille, de mes collègues et de la Maison Cailler. Le jury a vu notre investissement pour ce projet. Comme représentante
de mon pays, j’ai voulu transmettre un maximum de «Swissness» et je pense avoir réussi.

Une telle victoire, ça se prépare.
Dans ma tête et dans mon cœur, cela faisait deux ans et demi que je me préparais pour ce concours. L’été dernier, j’ai profité de mes vacances pour m’entraîner à réaliser les travaux que je voulais présenter au jury.

D’où vient votre passion pour le chocolat?
D’abord de mon pays. J’ai passé mon enfance à Flims, dans les Grisons, où mes parents avaient un hôtel. Mon grand-père, qui était pâtissier, me regarde aujourd’hui de là-haut. J’ai l’impression qu’il m’a transmis ses inspirations et ses idées. Et il ne faut pas oublier qu’en Suisse nous avons tous un peu de chocolat qui coule dans nos veines. 

Vous n’échappez pas à la règle?
Le chocolat, c’est réconfortant. J’en mange chaque jour et j’ai toujours du plaisir à découvrir les nouveautés. La seule chose à laquelle je fais attention est de ne pas commencer trop tôt. Pour éviter d’en manger trop!

«Ce pendentif renferme ma pierre de naissance et celle de mon mari»

Un plaisir que vous aimez partager.
À la Maison Cailler à Broc, je suis responsable de l’atelier du chocolat où sont donnés au minimum deux cours par jour. Avec deux collègues, nous tentons de faire partager notre passion à une clientèle le plus souvent internationale. Moi, je ne parle que trois langues, mais j’ai découvert que le chocolat est aussi une langue qui ouvre bien des portes.

Comment devient-on chocolatière?
J’ai fait un apprentissage dans les Grisons. J’ai mis l’accent sur la pâtisserie et la confiserie qui incluent le travail du chocolat. Mon diplôme en poche, je suis partie à l’étranger pour seize ans.

De belles expériences?
Je suis tout d’abord partie à Londres où j’ai travaillé une année aux côtés d’Anton Mosimann. Après un crochet dans un grand établissement de Bagnols-sur-Cèze, j’ai rejoint l’équipe d’un bateau de croisière qui m’a emmenée dans les Caraïbes et en Antarctique. Enfin, j’ai mis le cap sur l’Australie où je suis restée huit ans.

Un continent qui a changé votre vie…
J’ai travaillé comme pâtissière au sein de la chaîne Hilton à Sydney avant de rejoindre deux grands noms de la cuisine australienne, Luke Mangan et Simmone Logue. En Australie, j’ai aussi enseigné trois ans dans une école culinaire française reconnue dans les milieux professionnels qui s’appelle Le Cordon Bleu. Ce qui m’a permis d’encore enseigner durant quatre ans au sein du même groupe, mais à Bangkok.

«En Gruyère, j’ai tout de suite craqué pour les vaches»

Et votre vie avait changé entre-temps.
Je n’étais plus seule en arrivant en Thaïlande puisque j’ai connu mon mari en Australie. J’ai l’habitude de dire qu’il est mon petit souvenir australien. On s’est mariés sur une plage de Thaïlande. Je me souviens que mon père a été très étonné de nous voir arriver à dos d’éléphant.

Un animal que vous appréciez puisque vous en portez un en médaillon.
Je l’ai rapporté d’un voyage au Sri Lanka. C’est un bijou symbolique qui renferme ma pierre de naissance et celle de mon mari.

Qui cuisine à la maison?
Nous aimons tous deux faire la cuisine. Mais, le plus souvent, c’est mon mari qui s’en charge. Il va jusqu’à me préparer des repas à l’avance lorsqu’il doit s’absenter pour son travail. Je réalise que j’ai beaucoup de chance.

Avez-vous des projets pour 2016?
Je fais partie de l’équipe qui représentera la Suisse à l’Olympiade des brigades culinaires qui se tiendra en octobre prochain en Allemagne. Je m’occuperai, avec un collègue, de la pièce montée.

Encore du travail en perspective…
Oui, mais des vacances avant. Comme je n’ai pas vraiment décroché cette année, nous partons passer la fin de l’année à Sydney, la ville de mon mari. Je veux profiter de la mer et du soleil pour recharger mes batteries. 

4 dates dans la vie de la reine du chocolat

1976 Naît le 3 mars dans les Grisons où elle restera jusqu’à ses 19 ans.
2010 Elle choisit une plage de Thaïlande pour unir sa destinée à celle de son compagnon australien.
2013 Rejoint la Maison Cailler où elle est nommée responsable de l’Atelier chocolat l’année suivante.
2015 Se distingue au World Chocolate Masters à Paris réunissant la crème de la crème des chocolatiers.

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Anne-Marie Cuttat

Rédactrice

Photo:
Charly Rappo
Publication:
dimanche 27.12.2015, 14:25 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?