Gin & Tonic: deux boissons qui font la paire

Indissociables Alcool fort à base de genièvre, le gin forme un célèbre duo avec le tonic, qui contient de la quinine. Un mélange loué par Churchill, et qu’on peut diversifier selon ses goûts.

Aucun bar digne de ce nom n’omet d’en servir. Autrefois, il traversait le comptoir sans fioriture – accompagné de glaçons, et avec un peu de chance, d’une tranche de citron. Ces dernières années, le gin a connu une véritable renaissance. De nouvelles marques, de nouvelles sortes sont apparues sur le marché. Dans certains bars, commander un gin tonic est une affaire complexe: quel gin? Quel tonic pour l’accompagner? De quoi réjouir les amateurs toujours plus nombreux, même en Suisse. C’est ce que confirment les chiffres de la Régie fédérale des alcools (RFA): alors que le whisky, le rhum et la vodka reculent, les Suisses ont bu 4842 hectolitres de gin l’année passée.*
* En Suisse, il y a toujours plus de producteurs de gin. Il manque toutefois des chiffres exacts sur la production autochtone de gin.

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Originaire des Pays-Bas

Le gin a été créé à partir d’un alcool de genièvre en provenance des Pays-Bas. Le «Genever» est devenu gin en Angleterre, où il s’est propagé comme un feu de paille: il n’était ni taxé, ni soumis à une licence. On a alors vu les distilleries de gin pousser comme des champignons. De 1700 à 1760, les Londoniens étaient quasiment accros au gin. Cette passion fatale est entrée dans les annales sous le nom de Gin Craze (la folie du gin) et l’expression Mother’s Ruin (ruine des mères), encore synonyme de gin.
En effet, le gin n’était pas cher et s’achetait au coin de la rue dans plus de 7000 magasins de gin. La boisson était de qualité médiocre: chargée d’arômes et enrichie en térébenthine et en acide sulfurique, il n’était pas rare qu’elle provoque cécité et autres maux. Ce n’est que le Gin Act (Tippling Act) de 1751, qui a notamment interdit aux producteurs de vendre leur alcool à des acquéreurs non licenciés. Cela a permis de freiner la consommation et d’améliorer la qualité. Différents styles de gin se sont développés comme le London Dry Gin ou l’Old Tom Gin.
Il existe aujourd’hui une multitude de gins. Selon les critères de l’UE, ils se subdivisent en quatre catégories: les spiritueux au genièvre, le gin, le gin distillé et le London Gin. Dans ces catégories, les gins se distinguent principalement par les plantes (épices et arômes) employées. Le genièvre est souvent leur seul point commun.

L’hommage de Churchill

L’autre moitié du gin, l’eau tonique ou tonic, a été inventée vers 1825. Les médecins conseillaient aux soldats britanniques stationnés en Inde pendant la période coloniale de se prémunir contre la malaria en buvant des boissons à la quinine. Cette poudre cristalline, qui se dissout dans l’eau, était obtenue à partir de l’écorce de quinquina. Plus tard, on l’a utilisée avec du soda. Pour contrer son goût amer, elle a rapidement été accompagnée de sucre, puis de gin. C’est ainsi que le gin et le tonic se sont rencontrés. Même si le gin est la base de nombreux cocktails, le tonic reste son plus fidèle allié. Cette association a même reçu les hommages des plus hautes sphères. Churchill aurait dit: «The gin and tonic has saved more Englishmen’s lives, and minds, than all the doctors in the Empire.»
(Le gin tonic a sauvé plus de vies anglaises et d’esprits, que tous les docteurs de l’Empire).

Ingrédients naturels

Charles Rolls, cofondateur de Tonic Waters Fever-Tree

Charles Rolls, cofondateur de Tonic Waters Fever-Tree
Charles Rolls, cofondateur de Tonic Waters Fever-Tree

Trois questions à… Charles Rolls, associé de Tim Warrilow et cofondateur en 2005 de l’eau tonique Fever-Tree, leader du marché.

Qu’est-ce qui différencie Fever-Tree des autres eaux toniques?
Une eau tonique haut de gamme doit mettre en valeur l’arôme délicat de l’alcool et l’équilibrer. C’est pourquoi nous n’utilisons que des ingrédients naturels.

Un exemple?
… la quinine évidemment, l’huile d’orange amère de Tanzanie, l’acide citrique, le sucre de canne ou l’eau de source.

D’où vient le nom de Fever-Tree?
L’idée m’est venue au Congo. Fever-Tree (arbre de la fièvre) est le nom donné à un arbre, dont on tire la quinine de l’écorce.

Gin Tonic Berry

Ingrédients Pour 1 grand verre

  • 40 ml de gin
  • 100 ml de tonic
  • Roseʼs Lime Juice Cordial Mixer (ou jus de limette)
  • ½ grenade
  • myrtilles

Préparation
Verser le gin et le jus de limette (selon goût) dans un verre, ajouter des cubes de glace. Mélanger brièvement. Compléter avec le tonic. Ajouter ensuite les graines de la demi-grenade ainsi que les myrtilles.

Cucumber Lemonade Chiller

Ingrédients Pour 1 grand verre

  • 6 cl de gin
  • 1 ½ cc de romarin frais
  • 3/4 d’un concombre
  • 3 cl de Roseʼs Lime Juice Cordial Mixer (ou jus de limette)
  • 1 cc de sirop de sucre
  • soda
  • cubes de glace

Préparation
Peler le concombre, le couper en morceaux et le passer au mixer avec le romarin jusqu’à l’obtention d’une purée. Transvaser dans un shaker à travers une passoire. Ajouter le gin, le jus de limette, le sirop de sucre et la glace. Secouer vigoureusement.
Verser dans un verre avec de la glace et du soda.

Décorer avec une branche de romarin et deux rondelles de concombre.

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Michaela Schlegel
Photo:
Heiner H. Schmitt, SP
Publication:
lundi 04.04.2016, 14:00 heure



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