Quand Godzilla s’éclate comme une bête…

Le monstre de l’apocalypse

Né au Japon il y a soixante ans, Godzilla rugit dans un nouveau blockbuster. Le réalisateur du film nous parle de sa symbolique.

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Icône de la culture japonaise, Godzilla est apparu dans 28 films depuis son premier rugissement au cinéma il y a soixante ans. S’il est moins connu du public occidental que son cousin américain King Kong, le monstre possède tout de même son étoile sur Hollywood Boulevard! Après s’être cassé les  crocs dans l’adaptation ratée de Roland Emmerich il y a seize ans, il s’apprête à prendre sa revanche dans une nouvelle version dirigée par un jeune et enthousiaste réalisateur anglais, Gareth Edwards.

Avec son budget colossal, sa bête gigantesque et ses effets spéciaux hallucinants, ainsi qu’une distribution exceptionnelle, le film est à l’image de sa star XXL et en met plein la vue. «La silhouette de Godzilla est aussi célèbre que celle de Mickey Mouse, s’emballe Gareth Edwards. Le secret de sa longévité réside dans notre peur ancestrale de la bête. Il y a des milliers d’années, on vivait dans la crainte de voir un animal pénétrer dans notre caverne et nous dévorer. Aujourd’hui, ce sont des gratte-ciel, mais dans nos cauchemars, cette créature a grandi et risque de revenir à tout instant.»
Créé en 1954 par les légendaires studios japonais Toho, le grand reptile représentait le danger nucléaire.

Le réalisateur Gareth Edwards et l’acteur principal Bryan Cranston.

Le premier film a été tourné moins de dix ans après le bombardement d’Hiroshima. «A l’époque, le Japon n’avait pas le droit de faire des films sur la souffrance des victimes. Mais il pouvait réaliser un film sur un monstre géant qui anéantit une ville et laisse des traces de radiation sur son passage. Ce premier long métrage était une forme de thérapie pour la nation japonaise», observe  le cinéaste de 38 ans.  

Ce nouveau film a été réalisé avec la bénédiction de Toho, qui a imposé deux conditions: le monstre devait être le produit d’un accident nucléaire et il fallait que l’intrigue se déroule principalement au Japon. L’histoire nous plonge au cœur d’un mystérieux incident dans une centrale nucléaire japonaise, en 1999. Un désastre qui provoque l’évacuation d’un quartier de Tokyo et chamboule la vie d’un physicien américain (Bryan Cranston), qui travaille dans la centrale avec sa femme (Juliette Binoche).
Quinze ans plus tard, il cherche toujours à comprendre ce qui s’est passé et se rapproche de son fils (Aaron Taylor-Johnson), lieutenant dans la Navy.  

Bientôt, tremblements de terre et tsunamis annoncent l’arrivée de Godzilla, mais aussi d’autres Kaijus (monstres, en japonais). «Le danger nucléaire est un thème du film, confirme Gareth Edwards. L’homme abuse de la nature. On finit par en payer le prix. Godzilla est la manifestation physique fantasmée de ce problème.»

Monstrueux!

Les raisons d’y aller

Pour le spectacle. Godzilla mesure ici plus de 100 mètres de haut, soit deux fois plus que dans les premiers films des studios Toho. Le colosse est flanqué d’inquiétants monstres ailés qui semblent débarquer de la préhistoire. Tremblements de terre et tsunamis spectaculaires justifient aussi le budget de 150 millions de dollars du film.

Pour les acteurs. Star de la série «Breaking Bad», Bryan Cranston joue avec une intensité rare dans ce type de superproduction. Idem pour Juliette Binoche, qu’on n’attendait pas forcément dans un film de monstres. «Son fils est un fan de Godzilla. C’est lui qui l’a convaincue d’accepter le rôle», confie Gareth Edwards.

Pour le réalisateur. Jusqu’à présent, Gareth Edwards n’avait réalisé qu’un film indépendant au budget d’un demi-million de dollars. La Warner a suffisamment cru en lui pour lui confier un budget vertigineux. Elle a vu juste puisque l’enthousiasme du Britannique pour son sujet est contagieux. «Godzilla est un original. Ce sont les autres monstres qui ont besoin de justifier leur existence, pas lui!»

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«Godzilla», en salle le 14 mai.

www.godzillamovie.ch

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Miguel Cid

Rédacteur

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Publication:
lundi 12.05.2014, 16:00 heure

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