Grillades américano-suisses

Convivialité Comment un Américain, fan de grillades, établi en Suisse depuis trente ans, gère-t-il son barbecue? «Coopération» s’est invité en Lavaux, à la table de Woody Wade et de sa fille Claire.

«

Seul, avec mes enfants ou entre amis, j’adore le barbecue!»

Woody Wade (59 ans), Grandvaux (VD)

De l’Indiana, où il a grandi à Evansville «au milieu de rien», Woody Wade (59 ans) vit aujourd’hui à Grandvaux (VD), où il surplombe le Léman. Ce businessman est arrivé en Suisse il y a trente ans. Après avoir travaillé à Bâle et à Zurich, où il a rencontré la mère de ses deux enfants, une Lausannoise, il s’est installé dans l’Arc lémanique. Naturalisé suisse, il y est toujours resté.

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Indépendant, ce consultant en management aide les entreprises à anticiper leur avenir. En dehors du travail, ce passionné de politique américaine et européenne est un bon vivant, fan de grillades. Durant la belle saison, il allume volontiers son gril à charbon trois fois par semaine: «Que je sois seul, avec mes enfants ou entre amis, j’ai du plaisir à faire un barbecue.»

Il a pris cette habitude en Suisse: «Aux États-Unis, on organise des grillades de manière moins fréquente, lorsqu’on est en grand comité. Et souvent, c’est le prélude à un autre événement, comme un match de football américain.» Si Woody Wade aime les saucisses de veau helvétiques, il chérit le bœuf sous toutes ses formes, une inclination que lui a transmise son paternel en Amérique.

Filets de bœuf au sel de mer gros grains.

Steaks meilleurs au gril

Ce samedi, Claire est au rendez-vous des grillades de son père. Elle l’a aidé à assembler des brochettes végétariennes, composées de légumes, de champignons et d’ananas: «Je ne suis pas une grande cuisinière mais j’adore manger, surtout les mets salés. Et je trouve que les steaks sont meilleurs au gril qu’à la poêle», se réjouit-elle. La jeune femme, qui effectuera sa première année comme enseignante dès la rentrée à Lausanne, adore le filet de bœuf au sel de mer gros grains made in Grandvaux. Woody Wade commence par parsemer les steaks pris dans le filet avec du gros sel. Il les laisse reposer une heure, puis les rince à l’eau et les essuie. Et hop, sur le gril, avec du beurre. En jouant avec la braise et le couvercle de son barbecue, ce pro des grillades réussit à donner à la viande une tendreté et un goût fumé irrésistibles.

Brochettes de légumes-champignons-ananas au menu.

Sur sa terrasse, la convivialité est de mise autour de la table. Aussi bien pour le père que pour sa fille, les grillades sont avant tout synonymes de plaisir et de détente. Comme son frère Malcolm (25 ans), Claire est bilingue. Son père lui a toujours parlé en anglais, sa mère en français. Connaissant aussi bien les grillades en Suisse qu’aux États-Unis, elle observe la différence suivante: «Ici, avec mes amis, quand on fait des grillades au bord du lac, on partage tout et on se ressert à l’infini! À l’américaine, il s’agit d’un repas plus classique, servi à table sur assiette.» La binationale se régale des deux variantes… Amoureuse des deux continents, elle évoque l’espace comme différence principale: «C’est un peu cliché, mais tout est plus vaste et plus grand aux États-Unis qu’ici.» Woody Wade a pris le pli depuis le temps. Il évolue avec une grande aisance dans sa petite cuisine suisse…

De nombreux barbecues ainsi qu’un vaste choix d’accessoires sont disponibles chez Coop brico+loisirs.

Les grillades offrent des instants de complicité à Woody Wade et sa fille Claire (23 ans).

Penser à la sécurité

Les précautions s’imposent autour du barbecue. Le Centre d’information pour la prévention des incendies déplore chaque année de nombreux accidents «en raison de manipulations inadaptées des grils». Rappelons que les grillades sont des plaisirs d’extérieur uniquement. On installe donc son gril dehors, sur une surface plane, loin d’objets inflammables, et on le surveille constamment. Si l’on n’est pas chez soi, on utilise exclusivement les aires de grillades officielles. Et on se méfie du vent, qui peut faire voler des étincelles. Celles-ci sont à même d’enflammer de l’herbe ou des feuillages, même éloignés du foyer. Histoire d’être prêt à intervenir en cas d’urgence, on a toujours un seau d’eau ou un extincteur à disposition.

En cas d’incendie, le premier réflexe est de composer le N° 112 et de prévenir les personnes en danger.

Hamburgers à la sauce worcestershire

«Le barbecue, c’est comme un héritage, on se le transmet de père en fils», témoigne Woody Wade. Grand amateur de viande de bœuf, son père lui a appris l’art de la griller. Et lui a légué sa manière de préparer les hamburgers. «Il faut du bœuf haché qui ne se sépare pas», insiste l’habitant de Grandvaux. Il creuse un trou dans la viande et y verse de la sauce Worcestershire, ce condiment au vinaigre, à la mélasse, aux anchois ou à diverses épices. Il ajoute de l’aneth et la passe au barbecue. En parallèle, il fait griller des buns, les pains à hamburgers, beurrés et frottés à l’ail. Il n’y a plus qu’à assembler, en ajoutant si on le souhaite un fromage: «Idéalement du cheddar, ou alors un morceau de gruyère!»

Des grillades sans danger

Télécharger les conseils du Centre d'information pour la prévention des incendies

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Joëlle Challandes

Rédactrice

texte:
Nicolas Bollinger
Photo:
Getty Images, DR
Publication:
lundi 04.07.2016, 15:11 heure

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