Hérissons: ces boules de piquants sont fragiles

Réveil printanier Sylvie Benoit est un puits de science en matière de hérissons. Elle les soigne depuis vingt ans et se réjouit de constater que leur fragilité est de plus en plus respectée.

Sylvie Benoit.

Sylvie Benoit.
Sylvie Benoit.

Sylvie Benoit vit avec ses protégés dans un coin de paradis, à Neuchâtel. Grandes baies vitrées, vue sur le lac et un jardin où s’égaient des oiseaux qui chantent à tue-tête. Dans les trois enclos, les hérissons somnolent encore. À l’intérieur de la maison, où trône une flore impressionnante, des cages impeccablement propres abritent des petites maisons où, dans les bras de Morphée, ça roupille en attendant des jours plus doux. Surprise, Madame Hérisson qui connaît bien sa grande famille, dépose dans une cage une friandise au poisson… et voilà qu’une gourmande vient manger.

Un animal sauvage

Sylvie Benoit a toujours aimé les animaux. Impliquée pour leur cause, elle travaille pour un refuge neuchâtelois et à force de voir des érinacéidés arriver blessés, elle finit par les prendre en charge.

Depuis vingt ans, elle les dorlote, les soigne, les sauve et les replace sur le terrain d’où ils
sont originaires. Elle est devenue une référence en la matière, elle en a aidé des centaines, dont des portées tardives, trop jeunes pour survivre. «J’aime apprendre aux enfants à s’occuper des animaux, dit l’ancienne enseignante. Dans le cadre extrascolaire des passeports vacances, je leur fais découvrir les secrets de ce meilleur ami des jardiniers.»

Sa cave, sèche, abrite également ses protégés. «Personne ne peut décider comme ça d’abriter chez lui des hérissons, rappelle-t-elle. C’est un animal sauvage et comme tel, j’ai l’autorisation du vétérinaire cantonal.» Sylvie Benoit répond aux questions de ceux qui s’intéressent à cette boule de piquants. «Je vois une évolution, bien des citoyens sont conscients de leur fragilité et tentent de les aider par des constructions simples destinées à les accueillir, notamment l’hiver.»

Vidéos

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Plum-Plum et les Hérissons

Sylvie Benoit et sa chienne Plum-Plum ont vécu durant des années une complicité si rare qu’on peut
parler d’une magnifique histoire d’amour entre humain et animal, et notamment au service des hérissons.
«Quand je promenais Plum-Plum, tout à coup, elle s’asseyait par terre et me regardait. C’est qu’elle avait détecté des hérissons. Grâce à elle, j’ai pu en sauver beaucoup qui étaient abandonnés de leur mère, ou alors blessés.» La chienne avait une autre qualité, pour le moins surprenante. Communiquait-elle avec les hérissons d’une manière incompréhensible pour nous autres humains? Toujours est-il qu’à l’arrivée d’un hérisson blessé ou en mauvaise santé, elle le reniflait. Puis, elle posait son diagnostic: «Si elle agitait la queue, c’est que l’animal allait vivre, si elle se posait par terre, il n’avait aucune chance. Elle ne s’est jamais trompée.»

Vidéo animaux

Quentin et sa chienne Nuria

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Alamy, SP
Publication:
dimanche 29.03.2015, 22:20 heure



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