Dirty Sound Magnet devant le camping-car de leur tournée européenne: Maxime, Didier, Stavros et Marco.

Héritiers de Led Zeppelin

Rock’n’roll et sexy, le combo fribourgeois Dirty Sound Magnet vient de clore une tournée européenne. Son énergie sauvage vibrera le 26 octobre au Nyon’s On Fire Festival. Rencontre sur les planches.

«Par la musique, on arrive à être libre, lance le guitariste Stavros. Et, ça, on a envie de le transmettre!» En ce samedi soir d’automne, sur la scène du Bad Bonn (FR), Dirty Sound Magnet décoche un rock organique, chaud, qui semble sortir d’une autre époque. Riffs et solos de guitare fiévreux, batteur né sur la planète du rythme, bassiste métronomique et chanteur capable de prouesses vocales aériennes: pas de doute, ici, le rock est roi. De retour d’une tournée européenne de 4000 km en camping-car, le combo fribourgeois s’apprête à enflammer la scène du Nyon’s On Fire Festival le 26 octobre.

«A 15 ans, Led Zeppelin a été un déclic», se rappelle Stavros (27 ans). Ses premières notes sur la six-cordes sont ensorcelées par les dieux du rock. A l’écoute de l’album What Lies Behind, la messe est dite. Tout comme les Australiens de Wolfmother, Dirty Sound Magnet sont les dignes héritiers des pères du hard-rock et mettent la barre de l’envolée musicale à une hauteur olympique.

Formé en 2006, le combo évolue d’abord en trio avec Stavros, Maxime «le batteur-né» et Marco à la basse. La recherche d’un chanteur à la hauteur de leurs ambitions prendra du temps. Enfin, en 2010, la meute rock est au complet avec l’arrivée de Didier, «artiste à tout faire» qui officie aussi dans le théâtre et les comédies musicales. Fort de l’opus What Lies Behind, masterisé à New York, le groupe débute en 2012 une tournée fleuve  qu’il termine actuellement. Après des festivals  comme le Montreux Jazz et le Gurten, il arpente les routes européennes au volant de leur bus griffé Dirty Sound Magnet. «On l’a baptisé Camping-Karl, sourit Didier. Il doit avoir une âme, car je n’ai pas de très bonnes ondes avec lui. Avec moi, il ne démarre qu’à son bon vouloir!»

Les rockeurs rallient l’Allemagne, la Hongrie, la Tchéquie, puis la Hollande en seulement deux semaines. Leurs souvenirs coïncident étrangement avec les paroles de Long Way To The Top (If You Wanna Rock’n’Roll) d’AC/DC (1975). «A la longue, le stress a eu raison de notre condition physique, se souvient Stavros. Mais le côté extrêmement cool dans tout cela, c’est qu’on était tous ensemble. On a vraiment pu répandre notre musique et lier des contacts prometteurs!»

Dans l’énergie de la scène du Bad Bonn à Guin (FR).

Ces bêtes de scène peuvent se targuer d’être aussi rodés que leur Camping-Karl. Ils ont fait le plein d’inspiration pour peindre les histoires qui habilleront les chansons de leur 2e album prévu pour 2014. Pour l’heure, le concert bat son plein au Bad Bonn. Un pont instrumental vertigineux par-ci, un interlude de batterie extatique par-là.  On comprend mieux la liberté qu’éprouve Stavros sur scène. Et le guitariste de confier: «Notre message? Sortons l’humanité qu’il y a en nous par la musique, par quoi que ce soit!» Au nom du rock!

En concert: 26 octobre, Nyon’s On Fire Festival, Usine à Gaz de Nyon, www.nyonsonfire.com

www.dirtysoundmagnet.ch




Coup d’œil: dans le jardin des délices

L’album. «La pochette est presque à l’origine du disque What Lies Behind, raconte le chanteur Didier Coenegracht. Notre batteur et graphiste est très vite arrivé avec cette idée de serrure. Dans la chanson éponyme What Lies Behind, je mets en scène un personnage qui traverse le triptyque du Jardin des délices du peintre Jérôme Bosch — intégré dans la serrure de la pochette. Le héros évolue d’abord dans la partie joyeuse du triptyque, puis s’enfonce peu à peu dans la partie de droite pour terminer dans les enfers. C’est une métaphore de l’album, qui est construit un peu de cette manière-là. Les trois premiers morceaux sont joyeux et festifs. Puis, suivent trois pièces intermédiaires, où on ne sait pas trop de quel côté ça balance. Enfin, les titres finaux penchent du côté obscur. Derrière cette serrure, il y a notre musique.»

Concours. Gagnez 10 CD de l’album «What Lies Behind» sur: www.cooperation-online.ch/concours

   



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Alain Wey

Rédacteur

Photo:
Charly Rappo/Arkive.ch
videos:
www.youtube.com / La Télé
Publication:
lundi 21.10.2013, 17:30 heure

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