Theo Hutchcraft (à g.) et Adam Anderson. «La musique m’a fait croire qu’il existait une route pavée de briques jaunes qui mène à un monde magique.» (Theo)

«On aime ce qui est grandiose»

 Le duo électro-pop anglais Hurts – formé de Theo Hutchcraft 
et Adam Anderson – se produira à Lausanne sur la scène d’Art on Ice. Rencontre avec un groupe soudé 
qui voit les choses en grand. 

Clip

Interview

Coopération.  Qu’est-ce qui vous a convaincu de participer à la tournée Art on Ice?
Theo Hutchcraft.  Nous avons vu ça comme un défi parce que nous n’avions jamais rien fait de semblable auparavant. Il s’agit d’une production énorme et nous nous sommes dit que cette expérience nous apprendrait quelque chose. Nous avons collaboré étroitement avec toute l’équipe d’Art on Ice pour donner un angle unique au spectacle. Et puis cela nous donne l’occasion de nous produire accompagnés d’un orchestre tous les soirs, ce qui est géant!

Vous connaissez la Suisse?
Le tout premier festival dans lequel nous avons joué, c’était à Saint-Gall. Depuis, nous n’avons que de bons souvenirs de nos passages dans votre pays. On y est toujours très bien accueillis et notre musique rencontre un écho formidable auprès du public. Pendant la première semaine du spectacle, on a eu le temps de bien découvrir Zurich et puis on va explorer la Suisse romande qui nous est moins familière.

Vous venez de Manchester. Quels sont les points forts de cette ville?
La vie nocturne et les gens. On y a vécu des nuits de folie au fil du temps! Cela dit, on habite maintenant tous les deux à Londres parce que c’est une des villes les plus géniales de la planète.

En parlant de nuits de folie, c’est vrai que vous vous êtes rencontrés au milieu d’une bagarre, à la sortie d’une boîte?
Cela semble encore plus fou avec le recul mais oui, c’est vrai. Nous nous sommes rencontrés complètement par hasard, à 4 h du mat’, il y a environ huit ans. C’est bizarre de penser que si nous ne nous étions jamais adressé la parole cette nuit-là, nous ne serions pas ici aujourd’hui.
Adam Anderson. Je me souviens avoir remarqué Theo quelques heures plus tôt dans la boîte parce qu’il portait une jaquette en cuir bleu. Je me suis dit qu’un type qui osait porter un truc pareil méritait le respect. Alors plutôt que de nous joindre à la bagarre, nous avons engagé la conversation.

«

Se dépasser, tout tenter. C’est cela que nous admirons chez les artistes»

Vous soignez d’ailleurs votre look et avez une réputation de dandys. Pourquoi votre image est si importante?
Parce qu’elle va de pair avec notre musique. Elle fait partie de l’ADN du groupe, on s’habillait déjà comme ça quand on était fauchés. C’était une façon de retrouver un peu de fierté, d’exprimer notre individualité et de communiquer avec les gens sans avoir besoin de parler. C’est pour ça que les fringues auront toujours de l’importance pour nous.

Theo, vous avez grandi dans un tout petit village. Faire de la musique était une façon pour vous d’en sortir?
Oui, depuis tout petit, la musique a été un moyen d’évasion. J’ai grandi dans un endroit que les gens ne quittent jamais et la musique m’a ouvert l’esprit. Elle m’a fait croire qu’il existait une route pavée de briques jaunes qui mène à un monde magique, à une vie différente. Lorsque Adam et moi avons commencé à faire de la musique ensemble, c’était aussi pour nous enfuir de notre quotidien.
Musicalement, vous sentez-vous une affinité particulière avec les années 1980?
A. A. Dans notre premier album, le style d’écriture et l’arrangement ambitieux des chansons étaient inspirés par les années 1980. Plusieurs de nos groupes ou artistes favoris ont fleuri à cette époque: Depeche Mode, Tears For Fears, Prince ou Michael Jackson. Cette influence est moins perceptible dans notre dernier disque.
T. H. On aime ce qui est dramatique, grandiose et excitant. Tout ce que la musique des années 1980 représente.

C’est très ambitieux, non?
A. A. Oui, et nous en sommes fiers. Je ne comprends pas les gens qui ne le sont pas. Quand on fait de la musique, il faut voir les choses en grand, se dépasser, tout tenter. C’est cela que nous respectons par-dessus tout chez les artistes qu’on admire. Pour nous, c’est la seule façon possible d’être et de faire de la musique.

Votre amitié est-elle mise à l’épreuve à force de travailler et passer le plus clair de votre temps ensemble?
Bonne question! Non, je pense que nos deux personnalités s’accordent bien pour travailler ensemble. Et cela dans chaque aspect de notre boulot: écrire des chansons, vivre ensemble ou partir en tournée pendant des mois.

Vous vivez ensemble?
T. H. Juste le temps de réaliser notre dernier album. On a loué un appartement où on a installé un studio d’enregistrement. Comme ça, on a pu travailler du réveil au coucher sans distractions! C’est une façon dure et intense de travailler mais il fallait qu’on se pousse au maximum.
A. A. Lorsque nous avons enregistré notre premier album, nous avions des copines, ce qui a limité notre temps de travail. Cette fois, on s’est forcés à bosser sans interruptions.

Vous ne reculez devant aucun sacrifice…
C’est peu cher payé pour la vie incroyable que nous menons. C’est un sacré changement après avoir été au chômage. Le fait d’avoir tous les deux vécu dans la misère nous a soudés.

Theo et Adam

Les mondes des gars
 de Manchester 

Au top. Le chanteur Theo Hutchcraft (27 ans) et le claviériste Adam Anderson (29 ans) ont formé Hurts en 2009. Les albums du groupe, «Happiness» et le dernier, sorti l’an passé, «Exile», se sont classés à la deuxième place des charts suisses et vendus à plus de trois millions d’exemplaires dans le monde.

Globe-trotters. Le duo de Manchester a donné des concerts un peu partout, même dans des endroits inattendus. «Notre concert le plus bizarre s’est déroulé sur une plage à Bali, devant une foule de surfers et de filles en bikini. On faisait un peu tache en complets!» se souvient Theo.

Actualité Art on Ice. Hurts se produira les 4 et 5 mars à lapatinoire de Malley à Lausanne, et les 7 et 8 mars à Davos. Le duo sera rejoint sur scène par la troupe des Mummenschanz et Loreen, gagnante de l’Eurovision en 2012. Sur la glace, on retrouvera notamment Stéphane Lambiel.

Réservation: www.ticketcorner.ch

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Miguel Cid

Rédacteur

.

Publication:
lundi 03.03.2014, 12:00 heure

Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?