Insectivore, le hérisson a un très bon odorat et l’ouïe fine.

Il mérite toute notre attention

Le hérisson se défend grâce à ses piquants. Mais il 
ne peut pas lutter contre les produits toxiques 
ni contre la circulation. Conseils pour le protéger.

 Quoi de plus mignon qu’un hérisson? Qui est plus utile que lui dans un jardin? Et pourtant, il est menacé de disparition. Ce grand amateur de nuisibles, limaces, escargots, insectes, rongeurs doit absolument être protégé. Savez-vous que ce fin gourmet aime aussi les lézards, les oiseaux tombés à terre, les fruits et les baies?
Voici quelques trucs pour l’aider dans son parcours du combattant au milieu des humains. Déforestation, débroussaillage, routes assassines, pesticides, herbicides, anti-limaces ont décimé ce petit mammifère bruyant, qui grogne beaucoup, mange et renifle avec force sons.
Evitez les produits toxiques. Si vous avez une piscine, pensez à lui construire une petite rampe pour qu’il puisse en sortir. Avant de mettre le feu à un vieux tas de feuilles ou de branches mortes, vérifiez trois fois que sieur hérisson n’y séjourne pas, ou madame avec ses bébés. Gare aux grillages, il s’y prend et se débat jusqu’à l’épuisement. Choisissez des mailles très fines.

Un hérisson qui croise votre route en plein jour doit être récupéré, il est en danger, et sans doute blessé. Il faut l’attraper avec gants, pull, torchon, etc. pour éviter d’être piqué. Puis le placer à l’abri de la lumière et des mouches qui pondent sur sa peau. Les asticots le dévorent vivant. Première urgence: l’abreuver (jamais de lait qui provoque une diarrhée mortelle), puis retirer les œufs ou les asticots à la pince à épiler. Il se nourrira de pâtée ou croquettes pour chats avec bonheur. Le vermifuger est essentiel à sa survie. Non vermifugé, un hérisson vivra deux ans au lieu de dix. Le mieux pour lui est de consulter un vétérinaire, qui prodiguera soins et conseils, dès lors qu’il doit être dorloté durant quelque temps. Une caisse avec des journaux ou de la litière pour chats et un linge en guise de cachette conviendront bien à notre petit chasseur. Attention, si vous nourrissez un bébé (très fragile, on ne devrait jamais le porter) à la seringue, il faut absolument le tenir verticalement. Sur le dos, il s’étouffe.

Avec Pompon
: hérissons, 
mes amours!

Affichant une grande méfiance envers les humains qui l’insultaient parce qu’il prenait plaisir à uriner sur leur paillasson, Pompon avait tout du zonard: pas très propre sur lui, les yeux purulents – à cause de sa race, persan pur jus –, le costard franchement défraîchi, le noir devenu brunâtre et le blanc grisâtre. Hormis sa maîtresse, nul n’aimait Pompon. Jusqu’au jour où il alla se frotter en miaulant à la jambe d’une voisine. Elle voulut d’abord le chasser, mais l’insistance du matou l’intrigua. Elle lui emboîta le pas. Pompon la dirigea vers le grillage qui séparait deux villas. Il se mit alors à gémir. Se baissant sous la haie, la voisine découvrit un hérisson prisonnier des mailles de métal. Elle le libéra, le petit mammifère fila, le chat à ses trousses. Tous deux s’arrêtèrent brusquement, Pompon se mit à lécher le museau de la boule piquante qui se laissa faire. Il faut croire que le persan aimait les hérissons, car il revient à plusieurs reprises appeler la dame au secours de ses potes en danger.

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Keystone
Publication:
lundi 12.08.2013, 00:00 heure

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