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«J’adore les animaux. J’ai fait un film avec un dinosaure et un volcan», explique Milo (10 ans), écolier de Lausanne.

Gisèle Comte avec deux participantes à l’atelier cinéma.

L’animatrice montre comment le programme fonctionne.

Deux garçons avec leurs créations en pâte à modeler.

Tom (à gauche) et Malik.

Le monstre est tué avec des ciseaux.

Une belle éruption volcanique.

Le dinosaure vert de Milo.

Un garçon en pleine réalisation d’un volcan.

Le requin a faim!

Ils animent leur film

Cinéastes en herbe Le premier Festival Cinéma Jeune Public de Lausanne, à fin novembre, proposait un atelier pour réaliser des minifilms sur tablette. Les enfants ont adoré manipuler la pâte à modeler.

On va faire un film avec une princesse en pâte à modeler. Je fais un décor: c’est un château avec un jardin», annonce Agnieszka (9 ans). «On est très motivées. Ça me plaît beaucoup. C’est difficile: il faut bien régler où mettre les éléments lorsqu’on fait les photos avec l’iPad.» Avec huit enfants, l’écolière vaudoise participe à un atelier de création de minifilms d’animation dans le cadre du premier Festival Cinéma Jeune Public de Lausanne.

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En ce mercredi après-midi, Gisèle Comte, codirectrice du festival et responsable romande de Roadmovie, anime cet atelier à la Bibliothèque jeunesse de la ville avec l’aide d’une bénévole: «L’application iMotion est hyperbasique. Elle réalise le film et permet de faire une animation image par image sans aucune contrainte technique. L’idée est que les enfants soient autonomes, qu’ils testent eux-mêmes! On voit qu’ils ont compris comment ça fonctionne. Avant, leur personnage se téléportait…»
 Alexandra (7 ans et demi) réalise un minifilm avec Agnieszka: pendant que la seconde déplace les personnages devant le décor (princesse, tracteur, lapin), la première les photographie avec l’iPad. L’application réalise automatiquement le film. On peut choisir sa vitesse de défilement, de 1 à 30 images seconde. «On a fait 174 images!» s’exclame fièrement Alexandra. «Mon grand-papa m’a inscrite à l’atelier. La princesse s’appelle Francesca. Elle veut tout faire pas comme une vraie princesse. Sa maman et son papa disent que c’est pas normal d’être comme ça!»
Un groupe a tenté de réaliser une animation avec une succession de dessins. C’est moins pratique que la pâte à modeler car ça prend beaucoup de temps...

«

L’idée est que les enfants soient autonomes, qu’ils testent eux-mêmes»

Gisèle Comte, responsable de l’atelier cinéma (ci-dessus à g.)

«Il y a de la lave partout»

Alors que les filles parlent princesse et château, les garçons ont surtout opté pour des volcans et des animaux.
«On voulait faire un monstre, on aime le gore!» lance Tom (9 ans). «On souhaitait que ça soit réaliste. On a tué le monstre vert avec un ciseau!» relève Malik (8 ans). Leur film de quelques secondes est bluffant. «Le résultat est super. On peut faire des tas de choses surréalistes. Maintenant, on va créer une apocalypse!» «Le soleil grandit, grandit, puis il explose et il y a de la lave partout!» précise Tom.
À une autre table, Milo (10 ans) travaille seul avec un iPad. «J’adore les animaux. J’ai fait un film avec un dinosaure, un autre avec un volcan et un dinosaure.» Sa création est impressionnante avec des coulées de lave très réussies. À présent, il réalise une animation avec un requin qui dévore des poissons. «Il a très faim!» Un splendide perroquet mangeant des bananes suivra. «J’aime faire des animations. On peut faire soi-même son petit film et faire bouger les personnages.» Bastien (6 ans) a également réalisé une éruption volcanique: «J’aime bien car on dirait qu’on fait des photos et après ça fait un film!»

Les enfants ont fait preuve de créativité pour réaliser de petits films d’animation avec de la pâte à modeler et un iPad.

Démocratiser le cinéma

Selon Gisèle Comte, le but du festival est «de diversifier l’offre cinématographique et de donner de la visibilité aux salles indépendantes et à une autre forme de cinéma. Il n’y a pas que les grosses productions! On aimerait développer le travail avec les publics, par exemple les maisons de quartier.»
La cofondatrice du Festival Cinéma Jeune Public – avec Cécilia Bovet et Delphine Jeanneret – souligne que la manifestation propose aussi des projections scolaires: «Nous souhaitons démocratiser le cinéma pour qu’il soit accessible à tous et pas qu’aux privilégiés.» Pari tenu pour cette première édition avec plus de mille spectateurs qui ont visionné pas moins de 32 films.

Tom (à gauche) et Malik ont créé un monstre vert et l’ont tué... avec un ciseau!

La Lanterne magique, club de cinéma pour enfants basé à Neuchâtel, propose de son côté des films pour les 6-12 ans et rencontre un immense succès avec ses nombreux clubs en Suisse et à l’étranger. Elle propose en décembre le fameux film «The Kid» de Chaplin (1921) accompagné en musique à Delémont, Neuchâtel et Monthey (voir le site Internet). Autre offre originale, le cinéma itinérant Roadmovie permet aux villageois qui habitent une localité sans salle obscure de le voir débarquer à domicile. Trente-huit communes suisses dont quinze romandes sont ainsi visitées chaque année par l’équipe et ses bobines.

www.lanterne-magique.ch
www.roadmovie.ch

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Basile Weber

Rédacteur

Photo:
Darrin Vanselow
Publication:
lundi 14.12.2015, 14:07 heure



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