Il y a des moments durant lesquels il ne faut pas déranger l’animal, et l’enfant doit s’y tenir.

Inculquer la notion de respect

Peut-on laisser sa progéniture jouer avec le chien sans danger? Oui, à condition que les deux connaissent les règles et s’y conforment.

Les relations entre les enfants et les animaux peuvent se révéler pleines de tendresse. Qu’on cesse de vitupérer: «Le chien est dangereux, il a mordu, il faut l’abattre.» Si la situation s’est envenimée, c’est le maître qu’il faut blâmer. Un chien, ça s’éduque. C’est un vrai travail.
Un chien a des besoins spécifiques, des contraintes pour le maître. Il a besoin de se dépenser, même par temps de pluie, il doit jouer – un point commun important qu’il partage avec l’enfant.

Quelques règles: ne jamais laisser un enfant de moins de 8 ans seul avec l’animal, qui peut le blesser alors qu’il cherche juste à partager un moment de petites folies. Ne piquez pas une crise si Médor léchouille l’enfant, c’est un signe d’affection. Au maître de décider si, oui ou non, le coup de langue est permis. Mais attention à vermifuger Rantanplan, qui peut transmettre des vers. Pas grave, mais désagréable. Les enfants se sentent en sécurité avec un chien, ils considèrent vite Milou comme un confident. A condition que les parents aient préparé le terrain, éduqué l’animal, et intégré l’enfant à cette rencontre complice.
Il est essentiel de faire comprendre au bambin qu’on ne dérange pas Idéfix ou Lady lorsqu’ils mangent, dorment ou rongent un os. Il y a des moments sacrés pour nos quatre pattes, l’enfant doit les respecter. En résumé: les parents sont responsables de cette relation. A eux de structurer leur descendance et leur ami à quatre pattes. En cas de malaise (le chien grogne contre l’enfant, le fuit, tourne la tête), il est conseillé de consulter vétérinaire ou comportementaliste animalier qui dénouera le problème famille/animal.

Du côté des félins, la question est plus floue: certains chats acceptent d’être portés et trimballés par l’enfant – ce que les parents ne devraient pas tolérer, l’animal n’est pas une peluche. D’autres fuient dès l’arrivée d’un môme. Le chat aime la tranquillité. Les enfants doivent comprendre qu’on ne court pas vers lui en hurlant, car un coup de griffe est très vite arrivé. N’accusez pas ensuite l’animal de votre incurie!

Un peu de philo

Animaux: penser autrement

Il fut une époque, pas si lointaine, où l’on niait le droit à l’âme chez certains individus, les Noirs par exemple, afin de mieux les exploiter. En signant «Contre la mentaphobie» aux Editions de L’Age d’Homme, David Chauvet, docteur en droit à l’Université de Limoges, lance un fameux pavé dans la mare de l’intelligence humaine: refusant aux animaux une conscience, ce qui nous permet de les torturer, de les utiliser à tout va et de les tuer sans vergogne, nous sommes atteints de mentaphobie, comme le décrit l’auteur.
Basé sur des études rigoureuses dans les domaines philosophique et scientifique, cet essai très pointu devrait être lu par chacun d’entre nous, histoire de nous faire évoluer un brin face à la monstrueuse
exploitation que nous faisons des animaux. Un ouvrage essentiel, où l’on découvre que Platon raillait déjà ses concitoyens sur la façon qu’ils avaient de se placer à part du monde animal.

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Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Fotolia
Publication:
lundi 12.05.2014, 00:00 heure

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