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Les élèves et leur maîtresse Elisa Panozzo dans leur classe du collège Pamplemousse à Peseux (NE).

La classe d’école italienne au collège Pamplemousse, à Peseux (NE).

Sympa l’école italienne entre copains!

Les élèves gardent ainsi un lien avec la Botte.

Des élèves appliqués.

Tanita et sa copine Ana.

Deux camarades en classe.

Un jeune élève.

On apprend le passé composé aujourd’hui.

La classe au complet devant le collège Pamplemousse.

Tanita et Ana avec le drapeau italien.

Indémodable école italienne

Langue Des milliers d’élèves d’origine transalpine suivent des cours d’italien en Suisse et gardent des liens très forts avec la Botte. Reportage dans une classe neuchâteloise.

«

Ceux qui ne parlent pas italien à la maison s’impliquent davantage »

Elisa Panozzo (42 ans), enseignante d’italien

En ce mercredi «20 aprile» entre midi et 14 h, cinq filles et six garçons âgés de 8 à 11 ans suivent leur cours hebdomadaire d’école italienne au collège Pamplemousse, au cœur du village de Peseux (NE). La classe ressemble à n’importe quelle autre, à l’exception de deux grandes cartes de la péninsule suspendues au mur. L’enseignante Elisa Panozzo (42 ans) commence la leçon en demandant aux enfants leur sport préféré. Presque tous les garçons s’exclament: «Il calcio», le foot! Une véritable religion en Italie... Une élève répond le piano. «Il piano non e uno sport.» La maîtresse enchaîne logiquement sur les instruments de musique. La leçon du jour porte sur le passé composé, passato prossimo dans la langue de Dante.
À la première personne du singulier, mangiare devient ho mangiato et finire ho finito. Des phrases d’exemple sont inscrites au tableau.  «Io ho giocato con la palla» - «j’ai joué avec la balle», tente Eva. «Brava!», la félicite Elisa.
«Il y a des niveaux différents dans la classe. Certains maîtrisent déjà très bien l’italien car ils le parlent à la maison, d’autres un peu moins», souligne l’enseignante. «Je remarque que ceux qui ne parlent pas l’italien à la maison s’impliquent souvent davantage à l’école. Nous sommes assez libres et adaptons le cours au niveau de la classe. C’est très positif de pouvoir donner les leçons dans le cadre de l’horaire scolaire.» En secondaire, ils sont dispensés en dehors des heures scolaires. L’école italienne est intégrée au programme comme cours de langue et culture d’origine.

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Bagage important pour l’avenir

Elisa Panozzo enseigne l’italien à 140 élèves dans onze classes du canton de Neuchâtel. Parmi ses dix collègues, deux viennent d’Italie et sont choisis par l’État italien. «J’enseigne depuis dix-huit ans. De nombreux enfants sont envoyés par leurs parents. Les élèves ne se rendent pas forcément compte de la chance qu’ils ont. Souvent, ils me remercient après, lorsqu’ils sont plus grands. Ils comprennent que c’est important pour leur avenir. Ils passent un examen reconnu au niveau européen. C’est un atout dans le monde du travail.»
Avec l’école italienne, «il y a une identification à l’Italie, un lien important avec leurs racines», souligne la Romaine. Nombreux sont les élèves à avoir de la famille en Italie et à y retourner pendant les vacances. Des voyages d’études sont aussi organisés au sud des Alpes. Deux semaines à Milan sont par exemple prévues ce printemps. À l’école secondaire, en plus de la langue italienne, les élèves apprennent l’histoire, la géographie et la culture de leur pays d’origine. Et il y a de quoi faire avec les riches histoire et culture transalpines!

Amy Myriam et Alessio ont du plaisir à apprendre l’italien.

Cours ouverts aux francophones

En Suisse, quelque 10 000 enfants vont à l’école italienne. Ces cours existent depuis les années 1970 et rencontrent toujours un vif succès plus de quarante ans après leur création.
Sept associations les gèrent dans les différentes régions du pays. Le Comitato italiano per la promozione educativa (Cipe) est responsable dans le canton de Neuchâtel. Dès cet été, il s’occupera également de l’enseignement dans le canton de Fribourg. «Il y a environ 800 jeunes Italiens qui suivent les cours dans le canton de Neuchâtel», explique Cosimo Pepe, président du Cipe. «Ils ne sont aujourd’hui que 120 à Fribourg. Nous souhaitons y développer l’école italienne.»
Dans le Jura, une quarantaine d’élèves suivent les leçons d’italien organisés par le consulat d’Italie à Bâle.
À Genève, en Valais et dans le canton de Vaud, quelque 2600 étudiants, âgés de 6 à 16 ans, suivent 250 cours de langue et culture italiennes à raison de deux heures hebdomadaires. «Nous avons ouvert les cours à des non-Italiens. Il y a de l’intérêt des francophones et des Espagnols notamment», indique Damiano De Paola, proviseur et enseignant à Genève. «Nous offrons une certification en collaboration avec les Universités de Sienne et de Pérouse.» Quarante enseignants, dont treize envoyés par l’Italie, assurent ces cours dans l’Arc lémanique et en Valais. «Les cours de langue et culture italiennes existent dans le monde entier», souligne Damiano De Paola. «Il y en a jusqu’à Buenos Aires!»

Italophones: Genève champion romand

Source: OFS, chiffres 2014

Le financement ne va pas de soi

L’école italienne dépend des contributions des parents et de l’État italien. Son soutien a tendance à baisser année après année.
Les parents paient en règle générale 200 francs par an et par élève pour scolariser leur enfant. Dans le canton de Neuchâtel, il leur sera demandé «exceptionnelle-ment la somme de 300 francs à la suite de la coupe financière que l’État italien a décidée au dernier moment (environ 20%), ceci afin de garantir l’année scolaire en cours et la suivante», indique Cosimo Pepe, responsable de l’école italienne. «Dans l’éventualité où le Ministère ferait machine arrière, le surplus sera restitué aux parents. Dans les autres cantons, un autre genre ou la même mesure sera prise.»

Ana, 11 ans

«Je parle français en famille et italien avec ma grand-mère. J’aime apprendre l’italien. Je me réjouis, on va commencer la géographie du pays. J’adore les vacances en Italie. La mer, les villages, la nourriture. Ce que je préfère, c’est les glaces! Je n’en mange qu’en Italie. Elles sont excellentes.»

Tanita, 10 ans

«J’aime beaucoup l’école italienne! L’Italie, c’est d’où je viens et j’apprends l’italien. Toute ma famille le parle. La maîtresse est très gentille et ça me change de l’école suisse.»

Gabriel, 11 ans

«Je parle italien à la maison. Les cours, c’est facile. Je vais souvent dans les Pouilles (ndlr: sud de l’Italie) voir ma famille. J’aime la mer. Je vais pêcher avec mon papa!»

Alessio, 8 ans

«Je me sens beaucoup Italien mais j’habite en Suisse. J’aime bien chanter en italien et apprendre les verbes. Je vais presque chaque année en Italie. J’adore la mer, la famille, le chaud et le foot!»

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Basile Weber

Rédacteur

Photo:
Nicolas de neve
Publication:
lundi 09.05.2016, 14:05 heure



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