Jennifer Lawrence: «Le succès n’a pas abîmé mon âme»

Rencontre La star hollywoodienne Jennifer Lawrence brille à nouveau dans «Joy». L’histoire vraie d’une mère cabossée par la vie qui rebondit en inventrice.

À 25 ans seulement, Jennifer Lawrence semble capable de tout jouer. Dans Joy, la jeune actrice oscarisée campe Joy Mangano, mère de famille divorcée et sans le sou mais débordante d’idées qui deviendra l’inventrice de la «miracle mop» (une serpillère qui s’essore toute seule) et une vedette du télé-achat à la tête d’un empire commercial. Un rôle en or qui, après le triomphe de l’ultime volet de la saga Hunger Games au box-office, lui vaut à présent d’être nommée une nouvelle fois aux Golden Globes. Toujours aussi spontanée, la superstar hollywoodienne grignote des feuilles de salade verte avec les doigts pendant notre entretien qui a lieu à l’heure du déjeuner dans un hôtel londonien.

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Je suis en train de grandir sous les projecteurs»

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«Joy» est votre troisième film avec le réalisateur David O. Russell, après «Happiness Therapy» et «American Bluff». Pourquoi aimez-vous autant être dirigée par lui?
Parce que ça me donne l’occasion de voir à l’œuvre un cinéaste légendaire dont j’étais fan avant même de l’avoir rencontré. Travailler avec lui me permet d’apprendre des choses sur moi-même et sur le cinéma.
On se comprend profondément tous les deux. On s’aime et on se respecte et il en va de même avec Bradley Cooper et Robert de Niro qui sont à nouveau mes partenaires dans ce film.

Vous êtes-vous reconnue en Joy?
Oui, elle m’a inspirée. Comme elle, j’avais une passion dévorante et je ne savais pas si j’allais pouvoir l’assouvir. Comme elle, j’ai été la seule à croire en moi à un moment donné. Son odyssée, comme la mienne, a été solitaire.
Aujourd’hui, j’ai réalisé tous mes rêves au-delà de mes espérances. Le succès est très excitant et quelque chose de magnifique mais il reste une expérience solitaire. Il a des côtés moches. J’ai donc pu m’identifier à certains aspects de la vie de Joy.

Avez-vous l’impression que la réussite a changé qui vous êtes?
Je suis en train de grandir sous les projecteurs. Je sais que je ne suis connue que depuis environ cinq ans mais toute ma vie d’adulte a jusqu’à présent été documentée publiquement d’une façon ou d’une autre. Je vais donc forcément changer et évoluer mais le succès n’a pas abîmé mon âme.

Joy a quelqu’un dans sa vie qui croit en elle envers et contre tout: sa grand-mère.

Avez-vous un supporter inconditionnel dans votre famille?
Je ne serais pas ici à vous parler si ma mère n’avait pas pris la décision difficile de me laisser tenter ma chance à New York quand j’avais 14 ans. C’était une période dingue dans ma vie mais elle a compris comme j’étais malheureuse. Ma mère m’a fait confiance et a cru en moi, elle était bien la seule.

«J’en ai toujours envie l’après-midi»

Des millions de jeunes filles vous admirent parce que vous projetez l’image d’une jeune femme forte et indépendante. D’où vient cette force?
J’ai été élevée par une femme très forte, ma mère. Et je suis la première fille née dans ma famille depuis cinquante ans. Les Lawrence ne produisent que des garçons! Tous mes neveux et mes cousins sont de sexe masculin.
Je crois donc que j’ai été élevée d’une façon particulière qui me différencie probablement des autres actrices. Je creusais des trous dans la terre et coupais du bois!

Vous avez fait beaucoup parler de vous récemment en publiant une lettre ouverte dans laquelle vous critiquez les inégalités salariales entre hommes et femmes à Hollywood. Êtes-vous satisfaite des réactions de vos collègues?
Oui, je ne m’attendais pas à une réaction d’une telle ampleur. On m’a juste demandé d’écrire cette lettre pour une newsletter, ce que j’ai fait sans trop réfléchir. Les commentaires que j’ai reçus étaient mitigés mais en majorité positifs. En tout cas, je suis fière d’avoir contribué à évoquer un thème qui me semble important et incontournable.

La vie de Joy est rythmée par les soap-opéras dont raffole sa mère. Et la vôtre?
Je ne regarde jamais de soaps. Par contre j’adore la télé-réalité et en particulier Real Housewives. J’ai ma petite théorie sur le succès de ce genre d’émissions auprès des femmes. C’est la même raison pour laquelle les hommes aiment regarder du sport à la télé. Les hommes se défoulent en gueulant sur les sportifs: «Vas-y, allez, tape dans ce ballon! Bon Dieu, lance cette balle!» Les femmes font la même chose avec les soaps. C’est notre sport à nous. On adore regarder d’autres femmes commettre d’énormes erreurs en société et s’exclamer: «Non, ne révèle pas tes secrets à celle-là!» Le cinéma n’a plus de secret pour moi mais je ne sais pas comment la télé-réalité fonctionne. Et c’est très bien ainsi!

Le Dior est celui qu’elle préfère

4 dates dans la vie de l’actrice

1990 Naît le 15 août à Louisville, Kentucky (USA). Elle a deux frères aînés.
2010 Nommée aux Oscars pour «Winter’s Bone». En 2011, elle est Mystique dans «X-Men: Le Commencement».
2012 Elle devient Katniss Everdeen, l’héroïne de la saga pour ados «Hunger Games».
2016 Elle est nommée aux Golden Globes pour son rôle dans «Joy» (sur les écrans actuellement).

Joy: Jennifer Lawrence et sa famille d'excentriques

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texte:
Miguel Cid, Londres
Photo:
Imago Stock&People, Colourbox
Publication:
lundi 04.01.2016, 14:15 heure



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