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Les jeunes qui se posent des questions sur leur sexualité sont souvent démunis.

Filles ou garçons, les jeunes homos ont peur d’être jugés ou rejetés.

Exprimer ou pas son homosexualité. Quand, où, avec qui?

Je m'interroge, qui me répond?

Accompagner les jeunes qui se questionnent sur leur orientation sexuelle et leur identité de genre. Eviter qu’ils soient rejetés. Ce sont les buts des journées romandes PREOS, qui auront lieu à Lausanne les 11 et 12 novembre. Témoignages et analyses.

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Enseignants, travailleurs sociaux, politiciens, représentants d’organisations religieuses, chercheurs. Ils seront réunis au Palais de Beaulieu, à Lausanne, vendredi et samedi pour réfléchir aux moyens de prévenir le rejet basé sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre chez les jeunes (PREOS).

Ces journées sont ambitieuses puisqu’elles présenteront un catalogue de mesures et de pratiques pour la Suisse romande. Selon les organisateurs, les jeunes se sentent souvent seuls et démunis lorsqu’ils s’interrogent sur leur sexualité. Ils risquent de perdre l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes: «Cette perte peut mener au décrochage scolaire et aux conduites à risque, avec en particulier un taux de suicide quatre à sept fois plus élevé que celui des jeunes en général.» Des recherches montrent que les adolescents «différents» ne peuvent souvent pas compter sur leur famille pour répondre à leurs questions et les soutenir.


Les organisateurs des journées PREOS estiment que la compréhension et le respect dont font preuve les professionnels qui les côtoient sont primordiaux. Ils ont axé le programme de leurs journées sur des questions telles que «comment éduquer au respect des droits humains et de la diversité?».

www.preos.ch

Homophobie à l'école

 «Essentiel de montrer une ouverture d'esprit»

Voilà deux ans que le livre «Adolescents homosexuels, des préjugés à l’acceptation» (Ed. Favre) d’Elisabeth Thorens-Gaud est sorti. Enseignante, mère de famille et hétérosexuelle, elle l’avait écrit car elle avait été frappée par le manque de ressources qui caractérisait le monde de l’éducation romand pour répondre aux interrogations des élèves. «Avec du recul, je peux dire que l’hétérosexisme ambiant est élevé. On véhicule les schémas de la norme. C’est compréhen-sible mais on exclut ainsi une partie des gens.» Depuis un an, elle est mandatée par les cantons de Vaud et de Genève pour lutter contre les préjugés en milieu scolaire: «C’est un chantier énorme.» Elle estime qu’il est essentiel que les enseignants montrent une ouverture d’esprit face à celles et ceux qui s’interrogent sur leur identité sexuelle: «On doit pouvoir dire aux élèves où trouver des informations et leur montrer qu’ils peuvent se sentir à l’aise en les rassurant.» L’auteure participera à une table ronde des journées PREOS. «C’est très positif qu’un tel événement soit mis sur pied pour faire l’état des lieux sur la question de l’homophobie en Suisse romande.»

www.mosaic-info.ch

Humour: un «coming in» sur scène

Un homo trentenaire est tombé amoureux. D’une femme. Comment va-t-il expliquer cette situation à son entourage et faire son «coming in»? Pas facile de se faire comprendre. «Hétéro-kit», le nouveau spectacle humoristique créé par le comédien belgo-suisse Yann Mercanton, se joue des genres. Il rappelle qu’avant d’être un homo ou un hétéro, on est un être humain. «Je retourne le problème un peu comme je le ferais avec une chaussette…»

Tolérance, intolérance. Aux yeux de Yann Mercanton, ces notions concernent tous les milieux: «J’avais envie de questionner les discriminations, d’où qu’elles viennent. Il y en a parfois dans les communautés homosexuelles, par exemple par rapport à la vieillesse, au surpoids ou au code vestimentaire.» Selon le comédien, le choix de l’orientation sexuelle n’est pas définitif. «Je connais des hommes hétéros qui vivent une relation homosexuelle et d’autres qui font le pas inverse. A vouloir absolument faire reconnaître notre différence, nous avons oublié que nos choix évoluent.» Il se positionne à sa manière contre le rejet. «Ceci n’enlève rien à la douleur des jeunes homos qui sont rejetés par leur famille», précise-t-il.

Yann Mercanton présentera «Hétéro-kit» du 10 au 20 novembre à la Grange de Dorigny/Uni de Lausanne.

www.grangededorigny.ch

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