Le chanteur Jo Mettraux dans la vallée du Gottéron, où se trouve la maison de sa «Fée déjantée», qu’il a mise en chanson.

«J’essaie d'être un conteur d'histoires»

Musique Sur scène, le chanteur fribourgeois Jo Mettraux donne tout son cœur au public. Le 1er août, il partagera son folk festif sous les projecteurs de Rock Oz’Arènes.

Ce «marin des douces» aime jongler avec les mots en faisant des pirouettes verbales. Jo Mettraux chante l’été dans une bonne humeur fédératrice qu’il décoche sur scène. Si nous avons la chance de rire et de danser sur les chansons du Fribourgeois depuis trois albums, c’est aussi grâce à sa femme et à ses amis, qui un beau jour se cotisèrent pour lui offrir «la belle obligation d’enregistrer ses chansons». Accompagné de son groupe, il jouera à Rock Oz’Arènes, à côté de pointures telles que Stephan Eicher, Bastian Baker ou Patricia Kaas.

Vous commencez la guitare à l’âge de 25 ans. Il n’est donc jamais trop tard pour s’atteler à ses rêves?
La vie a fait qu’un beau jour, j’ai eu l’opportunité d’essayer la guitare et depuis je ne l’ai plus lâchée. Je suis complètement autodidacte. À la base, ma grande passion est le hockey sur glace, mais en 1996, je me suis lourdement blessé au genou et c’est là que j’ai fait mes premières scènes dans les bars de Fribourg.

Les femmes sont généralement le fil conducteur de vos chansons. N’êtes-vous entouré que de muses?
J’ai l’impression que je décide de très peu  de choses quand je crée une chanson. Les femmes… eh bien, je les aime, donc,  forcément, elles reviennent souvent dans mes chansons! Tout ce qui est lié à l’amour et à sa légèreté est inépuisable. Ce sont de bonnes émotions, des choses positives. Certaines femmes ont peut-être l’impression que je parle avec un peu trop d’insouciance. J’ai envie de leur dire qu’elles sont belles, qu’on les aime, qu’on est fasciné par elles et ça ne changera jamais!

Les talons aiguilles sont récurrents dans votre univers. Un brin de fétichisme?
Oui, je ne le cache pas. J’aime le fantasme, l’érotisme et tout ce qui titille et pimente la vie d’un homme!

L’humour fait aussi partie de votre carte de visite. Vous appréciez les associations de mots bancales…
En toute humilité, j’essaie de faire de mon mieux. Une chanson française a un petit plus s’il y a des associations de mots surprenantes. J’aime bien le terme «bancal», parce que c’est exactement ce que je recherche: une espèce de rythme, quelque chose de pas vraiment stable et en même temps qui peut donner du groove et surtout être drôle!

Vous êtes quelqu’un de plutôt joyeux, non?
Les gens qui me connaissent me qualifie volontiers de boute-en-train. Que ce soit dans le monde du hockey ou en famille. J’aime bien déconner et pousser les gens dans leurs limites au travers de la plaisanterie! Je crois être quelqu’un qui a beaucoup de joie de vivre, qui a le contact facile et qui le cultive!

Parlez-nous de la nature, vous semblez beaucoup cultiver cette relation…
Quand tu gardes un peu un cœur d’enfant, tu ne peux que te laisser émerveiller par la nature. Toutes les activités qui y sont liées me rendent heureux. Et, quand tu as des enfants, encore plus. En tant que papa, tu es forcément sensible à la nature, parce que tu as envie de la valoriser pour tes enfants! J’ai l’impression d’avoir réussi cette mission et je crois pouvoir dire que mes filles sont très sensibles à la nature!

Justement, quelles valeurs avez-vous transmises à vos filles?
La valeur fondamentale, c’est l’amitié! C’est ce qui rend la vie belle, tout simplement. Cette seule valeur peut faire qu’une vie soit belle ou pas!

Est-ce qu’être prof de math et de physique aide à composer de la musique?
Pas à composer, mais indirectement ça aide à se produire sur scène. Quand tu donnes un cours, tu as un public qui n’est pas forcément acquis. C’est très similaire quand tu donnes un concert. Tu dois essayer de séduire un petit peu, de prendre les gens avec toi pour avancer, pour faire que le concert se déroule bien. En fait, l’un aide l’autre. Aussi bien dans le sens musicien-prof que dans le sens prof-musicien.

Le porte-bière offert par sa fille Émilie

Êtes-vous aussi un spécialiste en physique culinaire?
Spécialiste, non. C’est quelque chose que j’adore faire. Je cuisine des repas très simples, mais avec beaucoup de passion. Des bruschettas maison, un morceau de viande avec une sauce que j’ai préparée moi-même. J’aime bien quand ce que je propose dans l’assiette vient vraiment de moi!

La scène, la communion avec le public, c’est fondamental pour vous…
C’est là où tout a vraiment un sens. Tu racontes une histoire, tu vas chercher les gens, tu essaies de donner un visuel, de l’énergie. J’essaie d’être un conteur d’histoires tout en étant le plus attractif possible. Pour moi, la musique, c’est tout ça englobé!

La pierre porte-bonheur qui l’accompagne sur scène

4 dates dans les paroles d’un chanteur

1968 Naissance à Fribourg. Il grandit à Neyruz (FR), dans le village où il habite à nouveau maintenant.

2009 Sort son premier album «Talons aiguilles et bottes de foin», financé par sa famille et ses amis.

2016 Après un 3e album enregistré à Tokyo, il entame une tournée qui passe par les arènes d’Avenches.

www.rockozarenes.com
Site officiel et dates de concert
jO Mettraux sur Youtube

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Alain Wey

Rédacteur

Photo:
Charly Rappo
Publication:
lundi 04.07.2016, 14:25 heure



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