Keira Knightley (29 ans): «Je ne suis pas douée pour la musique ni mélomane. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai voulu faire ce film…»

«On a failli s’entretuer!»

Keira Knightley campe une chanteuse dans la comédie romantique «New York Melody», actuellement sur les écrans. Un sacré défi d’après la comédienne de 29 ans, pourtant mariée à un musicien. Rencontre.

Coopération. De qui vous êtes-vous inspirée pour trouver votre voix dans le film?
Keira Knightley. On m’a livré les chansons deux jours avant de les enregistrer en studio, alors je n’ai pas eu le temps de trop réfléchir à ma façon de les interpréter! J’ai travaillé avec plein de musiciens brillants en studio et on a essayé toutes sortes de trucs jusqu’à ce qu’on trouve ce qui m’allait. C’est mon personnage, Greta, qui a inspiré mon style. Elle n’aime pas chanter en public et n’est pas censée avoir une grande voix comme Adele.

Avez-vous déjà essayé de composer des chansons vous-même?
Je ne suis pas douée pour la musique ni mélomane. Je n’en écoute pas vraiment et je ne me souviens jamais des titres des chansons. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai voulu faire ce film, parce que ma famille et mes amis sont passionnés de musique. Je suis mariée à un musicien, mon frère a joué dans plusieurs formations et ma belle-sœur est une violoniste virtuose.

Votre mari vous a-t-il donné des tuyaux?
Il a essayé de m’apprendre à jouer de la guitare et a méchamment échoué. Je devais donner l’impression de pouvoir chanter et jouer de mon instrument en même temps, mais je n’avais jamais imaginé comme cela est difficile. On a failli s’entretuer et il ne risque pas de me redonner des leçons de sitôt!

Dans le film, on découvre comment un couple de musiciens vit le début de la gloire. Et le vôtre?
Mon expérience est très différente parce que j’avais 17 ou 18 ans, contrairement aux trentenaires du film qui essaient de percer depuis dix ans. A l’époque, j’étais très introvertie et la notoriété m’est tombée dessus soudainement, alors que je ne m’y attendais pas. Je me suis dit «merde, qu’est-ce que je fais maintenant? Je ne peux plus sortir». Heureusement, c’était il y a très longtemps! Je suis toujours en vie et je ne suis pas devenue toxicomane, donc cela n’a pas dû être aussi terrible que ça.

«

Les rock stars sont comme des funambules, sur la corde raide»

Pensez-vous qu’il est facile de s’habituer au style de vie «sexe, drogues et rock’n’roll»?
Ce qui fascine par rapport à l’industrie de la musique, c’est que les rock stars sont comme des funambules, sur la corde raide. Ils vivent de façon extrême et jouent constamment avec la mort. Nous sommes fascinés par des jeunes qui n’ont peur de rien, peuvent mourir à tout instant et ont le pouvoir de corrompre les autres.

Quid du cinéma?
C’est différent. Il faut se lever à 5 h 30 du matin pour un tournage et on ne peut pas passer la nuit dehors si l’on envisage de faire carrière. Dans un groupe, on joue le soir et on peut dormir le jour. Dans tous les cas, je n’ai jamais été attirée par l’idée d’entrer dans le célèbre club des 27 (ndlr: nom donné au groupe d’artistes morts à 27 ans, comme Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin).
Vous avez accompagné votre mari en tournée. Est-ce que cela a démystifié votre vision du rock’n’roll?
Oui, ce n’est pas du tout glamour. Je vous promets que vous ne voulez pas connaître la réalité de la vie en tournée dans un autocar! Même chose sur un tournage. On passe 90% de notre temps dans un parking. On se lève à 5 h 30, on se couche à 22 h et tout le monde est un peu grincheux parce que personne n’a assez dormi. Tout le monde le sait, mais personne ne veut l’entendre.

Que faites-vous entre deux prises?
C’est pénible pour moi sur un plateau parce que pour pouvoir bien travailler, je m’interdis de lire pendant les pauses. Je n’écoute pas de musique non plus, donc je ne fais rien. Certains acteurs sont très sociables. Moi, je ne peux pas être sociable et ensuite essayer d’entrer dans la peau d’un personnage. Je dois me concentrer.

On ne vous avait plus vue dans une comédie romantique depuis «Love Actually», il y a bientôt dix ans.
A la fin d’Anna Karenine, je venais d’enchaîner des rôles très noirs pendant cinq ans. J’avais envie de quelque chose de complètement différent, un film qui donne de l’espoir. Ce n’est pas évident de distiller l’espoir dans un film sans que cela ne devienne ringard. Je trouve que Joue-la comme Beckham avait bien réussi dans cette veine. Je ne dis pas que je voulais refaire Joue-la comme Beckham, mais juste évoquer un certain optimisme et c’est souvent dans les comédies romantiques qu’on retrouve ce feeling.

Comment votre image publique a-t-elle évolué depuis vos débuts d’après vous?
Mon image correspond de moins en moins à qui je suis vraiment. J’ai une attachée de presse qui s’occupe de mes interviews, une personne qui m’habille, une autre qui me maquille, une autre qui me coiffe. Je suis complètement différente en privé, même si, manifestement, ma personnalité reste la même. Je trouve important de garder quelque chose pour moi que le public ne voit pas.

Portrait

Star mondiale

Enfant de la balle. Keira Knightley est née le 26 mars 1985 dans une banlieue aisée de Londres. Sa mère est une ancienne actrice devenue dramaturge et scénariste. Son père est comédien au théâtre et à la télévision.

Carrière. Après des petits rôles à la télé et au cinéma, elle perce à 17 ans, en footballeuse, dans «Joue-là comme Beckham». La Britannique devient une star mondiale en jouant dans trois volets de la saga «Pirates des Caraïbes». Elle est nommée à l’Oscar pour «Orgueil et Préjugés» et se distingue surtout dans des films d’époque comme «The Duchess», «A Dangerous Method» et «Anna Karenine».

Couple. Elle est mariée depuis mai 2013 à James Righton, chanteur et claviériste du groupe rock anglais Klaxons. Le couple vit à Londres.

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Miguel Cid

Rédacteur

Photo:
Keystone
Publication:
lundi 04.08.2014, 16:00 heure



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