Le chef d’Esge SA, Erich Eigenmann, dans la fabrique à Mettlen (TG).

L’indémodable Bamix

À contre-courant Les mixeurs plongeants sont produits dans la petite entreprise thurgovienne Esge SA. On y mise sur la stratégie du modèle unique et une qualité irréprochable made in Switzerland.

L’économie de marché signifie délocalisation, rationalisation, réduction des coûts et génération de la croissance. Idéalement avec de nouveaux produits. À Mettlen, en Thurgovie, la petite entreprise Esge SA résiste à la dictature de la modernité. Jetez un coup d’œil dans l’armoire de votre cuisine: vous risquez fort d’y trouver un Bamix rangé là depuis des années, et qui accomplit discrètement mais efficacement son œuvre.

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Ce mixeur plongeant sort justement des ateliers d’Esge SA. Il constitue le seul et unique produit fabriqué par cette entreprise vraiment atypique. «C’est ce que nous savons faire de mieux, explique Erich Eigenmann, directeur général depuis 2002. La stratégie du produit unique serait fatale à d’autres, mais elle constitue le secret de notre réussite.» Et d’ajouter: «Nous misons sur une qualité sans faille made in Switzerland.»
Concrètement, cela implique que la fabrication du Bamix est en grande partie manuelle. «Nous pourrions faire venir un moteur d’Asie, mais il ne répondrait pas à nos exigences. Nous commandons les pièces nécessaires à des fournisseurs suisses.» Malgré un parc de machines modernes, la majorité du travail reste entre les mains des quelque 40 collaborateurs, souvent employés de longue date. Comme Graca Caetano, qui soude avec rapidité et précision les fils métalliques au stator, partie fixe du moteur rotatif. Environ 900 pièces par matinée. Ou à l’instar de Kaya Erdinc qui teste 1400 moteurs électriques par jour et identifie au premier coup d’œil les pièces ayant besoin d’être retravaillées. Chacun des quelque 400 000 Bamix produits annuellement passe une douzaine de contrôles de qualité avant de quitter l’entreprise.

Un classique revisité

Certes, ce classique reprend toujours la même base. Cependant, il y a des différences: «Nous produisons à peu près 500 variantes. Suivant le pays, le modèle, il faut différentes tensions de moteur ou finitions», explique Erich Eigenmann.
Si en Suisse, les classiques blanc, argent ou noir sont les plus demandés, les Italiens craquent pour le vert acide. Quant aux Japonais, ils préfèrent du rose orné d’un motif floral. Ici, pas de stock. Car, selon le directeur, «on n’aurait jamais ce qui convient en stock».
Environ 90% de la production est destinée à l’exportation. L’impact du franc fort? «Évidemment, nous ressentons aussi les variations des cours, actuellement avec le rouble par exemple. Mais notre clientèle ne veut pas d’un mixeur plongeant bon marché. En ce moment, les Chinois qui peuvent se le permettre misent sur la qualité suisse et sont friands de nos Bamix. Ils sont saturés de produits bon marché.»

Une invention helvétique

L’histoire

C’est le Suisse Roger Perrinjaquet qui a inventé le Bamix, vendu pour la première fois en 1954. Il s’agissait alors du tout premier mixeur plongeant. Comme son nom (contraction des verbes «battre» et «mixer») l’indique, le Bamix a de multiples usages: grâce à ses différents accessoires, il peut mixer, réduire en purée, battre, émulsifier, faire mousser et bien plus encore. Le Bamix existe en différentes variantes d’une puissance de 120 à 350 watts pour 12 000 à 23 000 tours/minute. Le moteur est composé de 45 pièces remplaçables. Ainsi, les appareils fabriqués voilà plusieurs décennies peuvent encore être réparés. Grâce à sa longévité exceptionnelle, ce robot ménager se transmet d’une génération à une autre.

En action

Chez Fust et Coop City, jusqu’au 27 août, le Bamix Mono 140 W à deux vitesses (15 000 tours/minute) est disponible au prix de 129 fr. au lieu de 149 fr. (accessoires inclus: support mural, set de lames, un gobelet de 600 ml et un livre de recettes).

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Stefan Fehlmann

Rédacteur

Photo:
Daniel Ammann, DR
Publication:
lundi 22.08.2016, 13:55 heure



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