La courge butternut est appréciée pour sa chair délicate.

La courge: elle se prête à tous les plats

Charles Perrault l’avait transformée en carrosse; avant qu’on associe son nom à Halloween. La courge mérite d’être connue.

La plus belle du potager: c’est ainsi que l’écrivain français Charles Perrault (1628-1703) qualifiait la citrouille, l’une des très nombreuses variétés de courge, dans son Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre (1697). Cette cucurbitacée, dont les fleurs couleur citron sont capables de donner des fruits volumineux, servit donc de carrosse dans ce conte qui n’a pas fini de ravir les enfants sages en quête d’histoire à l’heure du coucher. Depuis quelques décennies, des courges de variétés non comestibles sont cultivées pour décorer les logis, l’automne venu. Ces courges-là seront transformées en lumignons effrayants (Jack-o’-lantern) pour éclairer les fenêtres la nuit d’Halloween, la dernière d’octobre.
Ramenée d’Amérique centrale à l’époque de Christophe Colomb (fin du XVe siècle), la courge fait office de légume dont la diversité d’utilisation est pour le moins comparable à celle de la pomme de terre. Peu calorique, elle se cuisine aussi bien salée que sucrée et sous toutes les formes. La courge se marie avec les champignons, le lard, le jus d’orange, le fromage… Certaines variétés peuvent se consommer crues. Toutes sont congelables, mais seulement cuites. Faute de cave fraîche, la courge entière peut se garder à la température de la cuisine. 

Marie-Thérèse Page Pinto

Rédactrice

Photo:
Ferdinando Godenzi
Styling:
Marianne Ettlin
Publication:
lundi 30.09.2013, 00:00 heure