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La fève qui rend heureux

Durabilité Chocolat et lapins de Pâques de la marque propre Coop sont fabriqués avec du cacao issu du commerce équitable. Un motif de fierté pour les paysans ghanéens.

Les cris d’enfants joyeux nous accompagnent au sortir d’un village africain. Nous pénétrons dans la forêt, poumon vert et silencieux. Un sentier, parsemé d’herbes hautes et d’arbustes, nous emmène parmi les cacaoyers de Mary Akosua, une paysanne de 58 ans qui cultive
un peu moins de deux hectares. Comme cinq millions de cultivateurs à travers le monde, elle possède une petite exploitation qui fait vivre toute sa famille.

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À l’aide d’une machette, Mary Akosua ouvre une cabosse fraîche. Elle cultive les cacaoyers depuis plus de trente ans.

Nous sommes au Ghana, près de Kumasi, ville qui a vu naître l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan. Située à deux heures de vol de la capitale Accra, Kumasi est au cœur de la région Ashanti, dont l’économie est centrée sur la culture de la fève de cacao (le Ghana est le deuxième plus grand exportateur de cacao au monde après la Côte d’Ivoire).
Mary est membre de la Kuapa Kokoo, la plus grande coopérative de producteurs de cacao du continent africain. Elle compte 80 000 membres. Kuapa Kokoo, signifie «bons producteurs de cacao» en twi, la langue de la région.

Météo capricieuse

La coopérative est certifiée Fairtrade. Ce qui signifie que la cultivatrice et les autres paysans membres profitent des conditions du commerce équitable: ils peuvent planifier leur production sur la base de prix stables et reçoivent une prime Fairtrade qui s’ajoute au prix de vente du cacao. Le programme Fairtrade inclut également des critères de production écologique.
«Avant, nous avions deux saisons, avec une météo bien distincte: la saison des pluies, d’avril à septembre, et la saison sèche, souligne Mary. Cette année, les précipitations ont été trop abondantes en novembre et il n’a plu que deux ou trois fois quand il aurait fallu.» Heureusement, la coopérative leur a enseigné la manière de pratiquer l’agroforesterie: «Nous avons observé que les cacaoyers poussent mieux à l’ombre d’arbres plus hauts. Sinon, il sont trop exposés aux caprices de la météo.»

Une plante à «dorloter»

«Le cacaoyer est un arbre à feuillage persistant délicat. Il aime les climats humides et chauds, mais pas le soleil direct. Il aime l’air, mais pas le vent… Bref, c’est une plante qu’il faut dorloter si l’on veut qu’elle se porte bien et vive longtemps», précise Frank Okyere (37 ans), responsable Environnement de la coopérative Kuapa Kokoo.
Juste avant de retourner au village, Mary tient encore à ajouter: «Dites à vos lecteurs de manger du chocolat. Plus on vend de cacao, moins notre pauvreté nous paraîtra un fardeau.»
En effet, le chocolat Coop, produit par Chocolats Halba, est certifié Max Havelaar, marque de commerce équitable. Halba, le numéro un de l’approvisionnement durable en cacao en Suisse, achète depuis plusieurs années déjà du cacao Fairtrade à cette coopérative ghanéenne. Vous pourrez ainsi croquer en toute bonne conscience dans le prochain lapin de Pâques Coop Qualité & Prix: il n’aura pas d’arrière-goût amer.

La cabosse est le fruit du cacaoyer

Quelques chiffres

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/188
Toutes les paroles aux actes
Natalia Ferroni

Source: Chocolats Halba

Infographie: Jacob Kadrmas

Photo: Remo Nägeli, Alain Intraina

Publication:
dimanche 20.03.2016, 16:43 heure

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