Le phasme est un animal fascinant, qui se 
fond dans son environnement.

La magie du 
mimétisme 

Un phasme «domestique» ne demande pas 
beaucoup d’entretien. En revanche, son alimentation 
doit être absolument exempte de tout pesticide.

A l’observer chez soi, le phasme est un insecte fascinant, qui se fond dans le décor où il vit. Il ressemble à une branche, à une feuille d’arbre dont il adopte même le mouvement, se déplaçant par à-coups, comme le feuillage balayé par le vent. Bien qu’il existe plus de 2500 espèces de phasmes connues, dans nos régions, seules trois espèces se sont développées, la bestiole préférant les pays chauds, secs ou humides. Elle peut mesurer entre 3 et 30 cm, vivre entre quelques mois et cinq ans.
Elever des phasmes n’est pas très compliqué si on leur procure de bonnes conditions d’existence. Le gros problème est de trouver la nourriture adéquate en hiver. Chaque espèce jette son dévolu sur une plante favorite, troène, fougère, chêne, orme, etc. «Il est possible de les remplacer par des ronces, conseille Sébastien Guerne, herpétologue à La Chaux-de-Fonds, ou par exemple par les fougères de Coop, mais attention: ces dernières ont été fortement traitées aux pesticides qui tuent les phasmes. Il est donc essentiel de bien laver les racines, couper les feuilles, changer complètement la terre et attendre que la plante repousse avant de la placer dans la maison des phasmes. L’animal a besoin de nourriture fraîche toutes les semaines.»

La lumière est essentielle (douze heures par jour), même si les phasmes, dont le nom d’origine latine signifie fantôme, sont des nocturnes. Et une bonne aération. S’ils proviennent de régions sèches, le décor sera aride, et plus touffu si leur terrain de prédilection est équatorial. Ils se plaisent dans un terrarium ou un aquarium aménagé pour eux, et recouvert d’une moustiquaire. «Ne les lâchez jamais dans la nature, prévient Sébastien Guerne, jamais! Les espèces exotiques pourraient s’avérer dangereuses pour la flore locale, comme le fut le doryphore en Europe lors de la Première Guerre mondiale, détruisant la patate. Comme l’animal se reproduit très vite, il faut jeter les œufs.»
Le fond du terrarium sera composé de terreau de semis, tenu propre – retirer les excréments et les débris de feuilles. Il ne reste qu’à contempler le roi du camouflage.

DVD à voir: 
«Rencontres 
animales»

Tel est le titre du dernier DVD de la reporter images Kate Amiguet. Auteure d’une centaine de documentaires, rédactrice en chef du magazine «TerrAnimo», très engagée dans la protection de l’environnement, Kate Amiguet convie un public de tous âges à l’accompagner dans ses longues virées au cœur de la nature suisse, afin d’y observer la faune chez elle et la flore dans tous ses états. Réaliser ce film lui a coûté quatre ans de tournage, six mois de tri et de montage, 2300 heures d’affût, 4200 kilomètres dans les jambes avec 23 kilos de matériel sur les épaules. Le résultat est un hymne à l’amour de la terre et des animaux sauvages. Au cœur de paysages d’une stupéfiante beauté, des dizaines de bestioles parmi les plus diverses pointent leur museau ou leur bec, leurs fines ailes, au rythme de la vie de castors qui reviennent régulièrement saluer la caméra. Un cadeau pour fêter Pâques tout en tendresse.

www.mart.ch

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Alamy
Publication:
lundi 07.04.2014, 00:00 heure

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